Heure volée

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Monsieur le Marquis, cher petit mari,

 


Voilà donc encore un hiver de passé (un de plus qui pèsera sur vos épaules), puisque vous me dites que nous passons à l’heure d’été, déjà. Vous suggérez que nous prenions une heure sur la journée d’aujourd’hui pour allonger d’autant la trop courte nuit prochaine. Heure volée qui équivaudrait à l’heure promise (et si joliment agrémentée) de l’automne dernier.

 


Il est vrai que le souvenir de celle-là s’est estompé un peu et je ne saurai donc qu’applaudir à votre initiative! Supprimons un plat du souper, une demi-heure de clavecin et avançons l’heure à minuit dès que sonnera la onzième du soir.

 


Retrouvons-nous alors sous le regard des angelots indiscrets du plafond, à la lueur de nombreuses chandelles, qui feront briller le champagne dans les flûtes! Car il me semble deviner que ces changements bisannuels, par certains tant détestés, ont l’heur de vous remonter... comme une horloge, gentil mari marquis. Du moins, je l’espère encore une fois...

 


... pour les angelots.

 

 

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