Les Suds à Arles, 19e édition, demandez le programme

Top départ. Le programme de la 19e édition des Suds, du 14 au 20 juillet, est (presque) prêt. Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas : ce festival de musiques du monde, dont Mediapart est partenaire, s'installe pendant 7 jours et 6 nuits dans le splendide patrimoine romain et roman de la cité d'Arles pour des concerts, des rencontres musicales et des stages.

Top départ. Le programme de la 19e édition des Suds, du 14 au 20 juillet, est (presque) prêt. Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas : ce festival de musiques du monde, dont Mediapart est partenaire, s'installe pendant 7 jours et 6 nuits dans le splendide patrimoine romain et roman de la cité d'Arles pour des concerts, des rencontres musicales et des stages. Mais ce n'est pas tout : il fait aussi rimer « poétique et politique », rappelle Marie-José Justamond, la directrice du festival, « politique au sens de donner matière à réflexion », en choisissant des artistes « de pays qui sont en souffrance ou l'ont été », comme, cette année, l'ethno-chaos band de Kiev Dakhabrakha (le 16 au Théâtre antique), les Sud-Africains Johnny Clegg et les Mahotella Queens, pour le Mandela Day (le 17, au Théâtre antique), le chanteur et oudiste palestinien Tamer Abu Ghazaleh, inédit en France (le 17 pour un moment précieux dans la cour de l'Archevêché), le Syrien Omar Souleyman (le 17 aux Nuits des forges).

Les soirées Suds, qui font la tête d'affiche, c'est tous les soirs à 21h30 au Théâtre antique du 16 au 19 juillet. Petit aperçu, mais nous y reviendrons :

– Mercredi 16 juillet : Calexico, formation pop avec une touche mexicaine de Tucson, Arizona, que le festival essayait de programmer depuis trois ans. Et en première partie, la « transe néo-folk du quartet lumineux » Dakhabrakha.

– Jeudi 17 juillet : soirée hommage à Nelson Mandela avec le trio des Mahotella Queens en première partie, suivi de Johnny Clegg, que l'on ne présente plus. Exceptionnellement, ils partageront la scène pour quelques morceaux.

– Vendredi 18 juillet : deux grands du jazz : le clarinettiste David Krakauer et le pianiste Chucho Valdés, avec The Afro-Cuban Messengers et sa sœur Mayra au chant. Et là encore, spécialement pour le festival, ils mêleront leurs influences klezmer et afro-cubaine sur un ou deux morceaux.

– Samedi 19 juillet : place aux femmes : la chanteuse Susheela Raman, qui est allée à la rencontre des Qawwals du Pakistan, en exclusivité pour les Suds. Et la cantaora Esperanza Fernández, l'une des plus belles voix du flamenco actuel, qui animera aussi deux stages de quatre jours.

Les stages sont importants au festival, qui accorde une large place à la transmission, pour aller à la découverte de toutes les musiques et de toutes les cultures du monde, pour que tout le monde puisse être acteur et spectateur. Cette année, 38 stages de danse, de musique et de chant sont prévus. Du flamenco bien sûr, membre de la famille des Suds, avec une mention spéciale au stage de danse proposé par Pastora Galván, sœur d'Israel (pour les amateurs de niveau avancé ou les professionnels seulement). Parmi les nouveautés, les organisateurs signalent le chorégraphe algérien Abou Lagraa et la danseuse Nawal Aït-Benalla-Lagraa, qui ont créé leur propre technique qu'ils donneront à découvrir au cours de cinq jours de Musicalité du mouvement ; la danseuse américaine Laura Sheleen, qui a elle inventé une technique de théâtre thérapeutique (le mythodrame) ; une initiation aux danses sud-africaines gumboots et pantsula par Diwele Lubi ; une découverte du sabar du Sénégal (danse et percussions) ; et pourquoi pas de bourrée auvergnate, le « hip hop de nos campagnes », selon Marie José Bustamond. Allez voir le programme, il y en a pour tous les goûts et tous les niveaux.

Moments précieux © Florent Gardin Moments précieux © Florent Gardin

Si un stage ne vous dit rien avant les concerts du soir, de nombreuses occasions de rencontres avec les artistes sont prévues : les apéros-découvertes à 12h30 à l'Espace Van Gogh (gratuit), les siestes musicales au même endroit à 14h30, les Salons de musique à 16h30 au musée Arles antique, les scènes en ville place Voltaire et à la Hauture, les Moments précieux à 19h30 dans la cour de l'Archevêché, la Radio des Suds avec des plateaux d'artistes interviewés en direct toute la journée par des jeunes Arlésiens en formation pilotés par Antoine Chao, une rencontre avec Edwy Plenel, des documentaires musicaux, les créations dans les musées… Et pour les noctambules : les Nuits des Forges , une scène à ciel ouvert dans le patrimoine industriel du parc des Ateliers, de 23h à 4h.

Traditionnellement, le festival se clôture à Salin-de-Giraud, sauf cette année : dimanche 20 juillet, direction le musée de la Camargue, qui vient d'être rénové. Mais revenons au 14 juillet, c'est le début du festival avec les stages et, le soir, la ville d'Arles invite le Amsterdam Klezmer Band pour célébrer la fête nationale en fanfare.

A vos agendas et réservations sur le tout nouveau site des Suds, qui voit cette année la vie en jaune, et petit retour en 10 minutes et en vidéo sur l'édition 2013 :

Edition 2013 © sudsarles

 

 

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