Magyd Cherfi, en quête d'équilibre

Magyd Cherfi se cherche. «Je suis dans un combat permanent pour trouver l'équilibre entre inspiration et engagement. Quand je m'éloigne du politique, j'ai l'impression de trahir la cause». Pas toujours facile pour le musicien auteur de trouver la juste place. Révélé par Zebda, Magyd Cherfi a littéralement tourné la page. «Dans le groupe, le 'je' était tabou. Zebda, c'était un ring. La synthèse se faisait dans la bagarre. Il fallait écrire sous un joug collectiviste», évoque-t-il un peu sévèrement.S'il n'a pas abandonné la musique, c'est désormais en solo qu'il apparaît sur scène comme en studio. Un affranchissement qui lui a parallèlement permis d'embrasser une deuxième carrière, celle d'écrivain. «Cela marche mieux que mes disques», confie-t-il.

Groupe_Magyd72.jpgMagyd Cherfi se cherche. «Je suis dans un combat permanent pour trouver l'équilibre entre inspiration et engagement. Quand je m'éloigne du politique, j'ai l'impression de trahir la cause».

Pas toujours facile pour le musicien auteur de trouver la juste place. Révélé par Zebda, Magyd Cherfi a littéralement tourné la page. «Dans le groupe, le 'je' était tabou. Zebda, c'était un ring. La synthèse se faisait dans la bagarre. Il fallait écrire sous un joug collectiviste», évoque-t-il un peu sévèrement.

S'il n'a pas abandonné la musique, c'est désormais en solo qu'il apparaît sur scène comme en studio. Un affranchissement qui lui a parallèlement permis d'embrasser une deuxième carrière, celle d'écrivain. «Cela marche mieux que mes disques», confie-t-il.

 

C'est bien avec sa double casquette que Magyd Cherfi a fait escale à Arles, invité dans le cadre du partenariat entre le festival et Actes Sud, à l'occasion des trente ans de la maison d'édition arlésienne. Et c'est à lui qu'est revenu, le jour de la fête nationale, d'inaugurer le nouvel espace de ces Suds, la scène Nina Berberova.

Un concert comme le Toulousain a toujours su les donner. Généreux et engagé. Des airs orientaux à la valse musette en passant par des rythmes jazzy, la voix grave et fragile à la fois de Cherfi est à l'aise dans tous les styles. A l'image du personnage, qui n'a rien perdu de sa plume ni de sa verve.

 

Devant son public, Magyd sait se rendre complice. «Ma mère adore Enrico Macias. Mais le 6 mai 2007, on a fait disparaître ses disques avec mon frère...» Encore un numéro d'équilibriste entre l'artiste et le politique.

 

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