JO 2008. A vos marques ! Repos !

C’est entre le camp scout et la caserne. Le quartier autour du site du stade olympique n’en finit plus de voir arriver les uniformes.

C’est entre le camp scout et la caserne. Le quartier autour du site du stade olympique n’en finit plus de voir arriver les uniformes. Policiers, militaires, gardes divers et aujourd’hui armées de volontaires forment encore à quelques heures de l’ouverture des Jeux les principaux éléments humains du paysage olympique, tandis qu’arrivent peu à peu les 205 délégations et les non moins nombreux journalistes dûment badgés.

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Mais ce qui frappe aux abords du stade, malgré le calme qui règne, c’est le ballet permanent de jeunes recrues arrivés fraîchement de leurs provinces – 40 000 soldats- pour assurer la nécessaire sécurité des Jeux. Des batteries de missiles avaient été installées il y a déjà quelques semaines, à bonne distance, dans un cantonnement imposant mais relativement discret, fait de camions bâchés et de matériel recouvert de toile de camouflage. La police est depuis longtemps omniprésente aux carrefours, dans les principales avenues et il ne se passe pas dix minutes sans voir une patrouille même dans les rues les moins fréquentées. Le dispositif est renforcé près du stade, mais l’accès des quartiers périphériques est lui aussi réglementé, avec quelques variations d’intensité selon les heures de la journée. Mais ce mercredi après-midi, les habitants à un bon kilomètre au sud du site olympique devaient fournir des explications aux policiers en faction pour rentrer dans un périmètre de sécurité qui s’agrandit chaque jour. A cela s’ajoute les bataillons de volontaires, casquette blanche, pantalon gris et tee-shirt bicolore, mi-assistants mi-surveillants, ce sont eux qui assureront le contact avec le public chinois et étranger. Organisés en régiments, ils arriventpar bus entiers, s’alignent comme à l’exercice, à l’occasion répondent d’une seule voix au slogan olympique«Allez les J.O !, Allez la Chine ! » et au signal de leur chef prennent en cadence le chemin du stade. Pendant ce temps, débarquent à quelques mètres de là de jeunes soldats de l’Armée Populaire, guidés par la police militaire, eux aussi se dirigent vers le Stade National,mais sac au dos et à petites foulées.

 

volunteers-04620012.jpg army-04620032.jpg Photographies © David Gourhan

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