A Puteaux, les Ceccaldi-Raynaud rétablissent le culte du chef

La pratique n'est pas nouvelle, mais elle est particulièrement à la mode dans certaines communes des Hauts-de-Seine: l'élu local fait sa promotion dans des pages entières du journal municipal, diffusé dans toutes les boîtes aux lettres de la ville. A Puteaux, la pub vire à la propagande type "culte du chef".

La pratique n'est pas nouvelle, mais elle est particulièrement à la mode dans certaines communes des Hauts-de-Seine: l'élu local fait sa promotion dans des pages entières du journal municipal, diffusé dans toutes les boîtes aux lettres de la ville. A Puteaux, la pub vire à la propagande type "culte du chef".

 

 

 

 

 

 

On vous parlait l'année dernière de Neuilly 92 (lire notre enquête), le journal de Sarkozy fils, financé par la pub et distribué gratuitement aux Neuillyéens. Dans la commune voisine, aux mains de la dynastie Ceccaldi-Raynaud, Puteaux infos pourrait bien lui voler la palme de la propagande.

 

 

 

 

 

 

 

 

Selon le conseiller municipal (MoDem) de Puteaux, Christophe Grébert, qui tient un «compteur Propaganda» sur son blog, les Ceccaldi-Raynaud se sont affichés sur 215 photos (dans 11 numéros) en 2009. Soit une moyenne de 20 clichés par numéro!

Reccord battu ces trois derniers mois: 18 en novembre et en décembre, 15 en octobre. C'est Joëlle, députée et maire (UMP) de la ville, qui tient la vedette. Mais on y voit également son fils, Vincent Franchi, maire adjoint. L'édile démarre l'année sur les chapeaux de roues en s'affichant sur la Une dans le numéro de janvier aux côtés de l'acteur Gérard Jugnot.

 

Ici un extrait du numéro d'octobre:

 

 

Ces bonnes méthodes de propagande, Joëlle Ceccaldi-Raynaud les tient de son père, Charles, 84 ans, dont 35 de clientélisme à la tête de Puteaux. En 1971, il avait conquis la mairie en s’appuyant sur le clan corse des Hauts-de-Seine (notamment Achille Peretti, alors maire de Neuilly-sur-Seine et proche de Charles Pasqua) et sur l’office HLM municipal (lire notre enquête).

Mais ce culte du chef coûte cher à ses habitants. Quarante-cinq euros par famille (plus d'un million d'euros chaque année), selon Christophe Grébert.

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