Frêche: la droite se déchaîne, le PS n'en a pas fini

Comme l'a confié le député UMP Eric Raoult à Rue89, «On a une consigne: quand on dit Sarkozy, on répond Georges Frêche». Le président du Languedoc-Roussillon est devenu un "gimmick" à droite. Ainsi Eric Besson, qui ne cesse de le citer en contre-exemple, quand on l'interroge sur les dérapages du débat sur l'identité nationale (lire ici). Ou encore Frédéric Lefebvre, en déplacement à Béziers pour soutenir le candidat UMP, et qui dit l'attendre au tribunal (lire ici). Mais si la candidature de Georges Frêche fait l'unanimité à droite, elle divise encore (un peu) au PS.

Comme l'a confié le député UMP Eric Raoult à Rue89, «On a une consigne: quand on dit Sarkozy, on répond Georges Frêche». Le président du Languedoc-Roussillon est devenu un "gimmick" à droite. Ainsi Eric Besson, qui ne cesse de le citer en contre-exemple, quand on l'interroge sur les dérapages du débat sur l'identité nationale (lire ici). Ou encore Frédéric Lefebvre, en déplacement à Béziers pour soutenir le candidat UMP, et qui dit l'attendre au tribunal (lire ici). Mais si la candidature de Georges Frêche fait l'unanimité à droite, elle divise encore (un peu) au PS.

 

A Solférino, on fait toujours la politique de l'autruche, en s'en tenant à la position arrêtée à la dernière convention nationale de samedi dernier. Le PS n'investit pas Frêche comme tête de liste aux prochaines régionales, mais prend acte de sa candidature et du soutien des fédérations locales, en lui laissant le champ libre.

Seul le député Arnaud Montebourg tempête encore et plaide pour une liste PS concurrente, d'abord dans une lettre adressée aux militants mardi soir («Georges Frêche est-il soluble dans la rénovation?», télécharger ici en PDF), puis devant les caméras de Canal + mercredi. Au Grand journal de Michel Denisot, il lâche ainsi: «Frêche, c'est la branche OAS du socialisme».

 

Localement, certains font aussi de la résistance. Dans un courier adressé à Martine Aubry (ici), Jacqueline Amiel-Donat, chef de l'opposition municipale à Perpignan, pose trois questions à la première secrétaire du PS: la liste Frêche portera-t-elle le logo officiel du PS?, les militants doivent-ils faire campagne? Un socialiste peut-il soutenir une autre liste sans risquer l'exclusion?

 

Pour télécharger la lettre, cliquez sur l'image

 

Dans l'Hérault, la maire de Montpellier Hélène Mandroux appelle le président du conseil général André Vézinhet à mener une liste contre Frêche (lire ici dans Midi Libre), qui pourrait prendre la forme d'un rapprochement avec le Front de gauche (qui rechigne à une alliance avec le NPA), tandis qu'Europe-Ecologie mène pour l'heure campagne de son côté.

 

Mercredi soir, le premier secrétaire fédéral de l'Hérault Robert Navarro a tenu à mettre les points sur les i: «La rue Solférino a tranché et validé nos listes, point barre. Dans notre région, Georges Frêche sera le seul à conduire une liste estampillée PS aux côtés de nos partenaires du PRG et du MRC. Nous avons ramé pour avoir ces sigles, nous n’allons pas les cacher.» (lire ici dans Midi Libre) A ses côtés, Pierre Moscovici a renchéri: «On ne peut pas à la fois laisser passer la décision des militants de la région et se boucher les narines en disant qu’elle pue».

Frêche divise toujours le PS.

 

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