Ah, la force anticipatrice de la comédie politique italienne…

C'est une magnifique scène, extraite de Gli Onorevoli («les honorables», le surnom donné aux parlementaires transalpins) de Sergio Corbucci, datant de 1963, qui buzze actuellement en Italie, encore sous le choc de l'achat quasi-assumé de deux députés par Berlusconi, afin de sauver sa tête, à trois voix près (lire notre dossier). Une scène qui commence par ses mots: «le gouvernement peut-être sauvé pour trois voix…»
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C'est une magnifique scène, extraite de Gli Onorevoli («les honorables», le surnom donné aux parlementaires transalpins) de Sergio Corbucci, datant de 1963, qui buzze actuellement en Italie, encore sous le choc de l'achat quasi-assumé de deux députés par Berlusconi, afin de sauver sa tête, à trois voix près (lire notre dossier). Une scène qui commence par ses mots: «le gouvernement peut-être sauvé pour trois voix…»

S'en suit un dialogue autour du concept de droit romain Do ut Des («je te donne afin que tu me donnes»), que ne comprend pas l'innocent et nouvel élu Antonio la Trippa, joué par l'immense Toto, convaincu par des politiciens plus rompus aux arcanes de la politique italienne. Une scène qui se termine par cet échange: «- Excusez mon ignorance de la chose politique, mais le député ne doit-il pas servir les intérêts de l'électeur, celui qui lui a donné sa confiance et son vote? - Ce sont des valeurs d'un autre temps.» Déjà…

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