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Le Club de Mediapart mar. 24 mai 2016 24/5/2016 Édition de la mi-journée

Vous avez dit : « difficultés relationnelles » ?

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           Hier, je visitais la page Facebook d’un ami policier, L.C., lorsque l’avatar d’un de ses « contacts » attire mon attention : « Police en Deuil ».   

 

            A n’en pas douter, il s’agit d’une allusion aux récents suicides dans l’Institution.

 

            Souhaitant un échange d’idées sur l’origine du malaise dans la profession, je lui transmets un message qui a suscité une vive réaction. Jugez plutôt par ces propos rapportés rigoureusement textuellement.

 

-         « Bonjour, c’est parce que vous êtes ami avec  L.C. que je prends connaissance de votre page. « Police en Deuil » ? Permettez que je pose la question « la faute à qui ? »

 

 

Je voulais ici embrayer sur la part de responsabilité des fonctionnaires dans leurs  difficultés à choisir des syndicats non inféodés qui les défendent réellement.

 

Réponse :

 

- « On ne se connaît pas, alors si c’est pour m’adresser des messages de merde, évitez ! »

 

Moi, étonné et souhaitant me justifier :

 

- « Désolé de vous avoir dérangé. Je ne souhaitais que lancer la réflexion. « Des messages de merde » ? Pourquoi cette agressivité ? Et vous viendrez ensuite vous plaindre que vous êtes rejetés par la population ! »

 

La réponse  n’a pas tardé :

 

« Ta réflexion je m’en fous ! Je ne me plains pas d’être rejeté par la population !!! Surtout si elle te ressemble !!! Je suis flic et fier de l’être !!! Et je t’emmerde !!! »

 

 

Quel être civilisé ! Quel exemple pour la jeunesse !

No more comments, si ce n'est que je serais curieux de voir ce policier sur le terrain...

 Encore une réflexion cependant: il n'est pas inutile de faire remarquer que les forces de police, qu'on le veuille ou non, constituent un corps particulier puisque leur mission est de faire appliquer la loi auprès du public dans les domaines contraventionnels, correctionnels ou criminels, les éventuels manquements à la procédure pouvant être dramatiques pour les libertés individuelles

Les récents événements nous ont enseigné qu'aucun citoyen n'était à l'abri d'une éventuelle bavure. Que des policiers, en mal avec leur conscience devant des faits de forfaitures portés à leur connaissance, ne puissent les dénoncer sous la pression d'une hiérarchie uniquement préoccupée à sauvegarder l'image de l'Institution, est dramatique pour l'ensemble de la population.

 

Encore faut-il que la base de la police ne soit pas coupée du peuple...

 

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Tous les commentaires

Dans un rare moment de liberté, car débordée par des procédures de réforme médicale, suspension de traitement ou abandon de poste, je me décide à un voyage dans le pays de Guy qui reste la France.

Enfin, pas la sienne de France.

Et je découvre : trop drôle, l'échange !

Ca m'a rappelé le même type d'échange intéressant culturellement sur "Cosme", le petit orphelin, fils d'un policier qui s'est suicidé, avec certains "mulets" syndicalistes qui tentaient de justifier pourquoi l'Orphelinat d'Osmoy ne pouvait prendre en charge ce petit orphelin. Son père ne cotisait plus depuis son divorce.  

Enfin, "justification", c'est vite écrit. Disons plutôt paquet d'insultes et  dérapages verbaux en lignes qui font frémir à imaginer ces lourdingues et ces dingues sur la voie publique.

Tout à fait d'accord avec toi, Guy.

Bel exemple... de courtoisie à la "française".

Triste France.  

 

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Parce que les questions de sécurité en général et de police en particulier sont devenues si tendues, débattons. Sur le rôle des uns et des autres. Sur la politisation, ou non, de ces champs-là de la

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