Mélodrame : l'arme de la larme, le top du top

Adeptes du kleenex facile ou soit-disant coeur de pierre, vous n'échapperez pas au pouvoir du mélodrame et du meilleur : celui qui a fait verser le plus de larmes dans l'histoire du cinéma. Une sélection à en titiller l'appareil lacrymal des plus impitoyables.

«The impossible», de Juan Antonio Bayona, sorti en 2012. «The impossible», de Juan Antonio Bayona, sorti en 2012.
Adeptes du kleenex facile ou soit-disant coeur de pierre, vous n'échapperez pas au pouvoir du mélodrame et du meilleur : celui qui a fait verser le plus de larmes dans l'histoire du cinéma. Une sélection à en titiller l'appareil lacrymal des plus impitoyables.

 

Aux grands moyens les grand maux ! Focus sur les films hollywoodiens et européens les plus larmoyants de chaque décennie, depuis le paléolithique supérieur jusqu'à nos jours :

 

  • Un tramway nommé Désir, film américain réalisé en 1951 par Elia Kazan ose le drame et l'irruption de pulsions sexuelles jusque là l'objet d'un tabou idiot. Blanche Dubois souhaite rejoindre sa sœur Stella à la Nouvelle-Orléans. Mais patatras ! Sa moitié, ouvrier polonais un peu bougre, veut découvrir le passé de sa nouvelle belle-sœur. De quoi étaler la déchéance et l'impuissance de deux femmes, écartelées entre mari et sœur.

    http://www.vodkaster.com/extraits/un-tramway-nomme-desir-you-must-be-stanley/112846

     

  • L'incompris, réalisé en 1966 par l'Italien Luigi Comencini. Le consul du Royaume-Uni à Florence, Sir Duncombe, vient de perdre son épouse. Pas d'bol. Il demande à Andrea, son fils aîné qu'il juge assez mûr, de ne rien dire au plus jeune frère Milo. Andrea, sensible introverti a le deuil discret. Son paternel le délaisse pour protéger son plus jeune fils (Milo, essayez de suivre). Une histoire à pleurer qui pointe du doigt mouillé la liberté volée d'un enfant projeté violemment dans le monde sec des adultes.

    http://www.dvdclassik.com/critique/l-incompris-comencini

    http://www.dvdclassik.com/critique/l-incompris-comencini%20

     

     

  • Tous les autres s'appellent Ali, du réalisateur allemand Rainer Werner Fassbiner (1974) raconte la rencontre amoureuse de la veuve Emmi, la soixantaine gaillarde, et d'Ali, immigré marocain. De quoi semer la zone dans leur entourage. Une idylle contrariée par le racisme, une bonne leçon sur la cruauté humaine. Et heureusement, happy end, le triomphe de l'amour.

    http://www.dailymotion.com/video/x11pgsx_tous-les-autres-s-appellent-ali-extrait-vo_shortfilms

     

  • Une chambre en ville du réalisateur français Jacques Demy, sorti en 1982.

    L’histoire d’une passion qui naît dans les années 50 à Nantes, entre un prolo, François, et une bourge, Edith. Mais, tadam, François est déjà fiancé et Edith déjà épousée par un jaloux. Elle est aussi la fille de la logeuse de François. Ca va pas être facile. Mais comment résister à la passion tout en chantant ?

    https://www.youtube.com/watch?v=Z9VfW7Wsi6Y

     

  • La ligne verte, de Franck Darabont, sorti en 1999. Paul Edgecomb est hanté par ses souvenirs. Gardien-chef d'un pénitencier, chargé de veiller au bon déroulement des exécutions en adoucissant les derniers moments des condamnés. Parmi ses « clients », le brave John Coffey, accusé du viol et du meurtre de deux fillettes. L'histoire bouleversifiante d'une amitié inattendue.

    https://www.youtube.com/watch?v=LBwfu3pJ3kE

     

  • Million dollar baby, réalisé par Clint Eastwood en 2004. Rejeté par sa fille, l'entraîneur de boxe Frankie Dunn s'est replié sur lui-même et évite toute relation qui pourrait accroître sa douleur et sa culpabilité. Mais déboule Maggie Fitzgerald ! Frankie se laisse convaincre par l'inflexible détermination de la jeune femme qui ne vise que l'uppercut. Une relation mouvementée, sans jeu de jambes, tour à tour stimulante et exaspérante, qui dévoile une complicité inattendue. Et ça fait chialer !

    https://www.youtube.com/watch?v=krz9U4ZrGog

     

  • The impossible, de Juan Antonio Bayona. Sorti en 2012, ce drame inspiré d'une histoire cruellement vraie embarque dans les petites histoires pas drôles d'une famille en vacances en Thaïlande. Les voilà séparés par une implacable catastrophe naturelle. Tous les moyens sont bons pour survivre. Depuis cette promo pour la destination Thaïlande, les tour opérateurs sont consternés.

    https://www.youtube.com/watch?v=eTgwaasWnlo

 

 

Parce que l'argent ne fait pas le malheur, le mélodrame n'est pas réservé aux productions occidentales. Les pays émergents ont eux aussi apporté leurs flots de larmes. Les gamins et les vioques, les blancs et les jaunes, les gonzes et les gonzesses, les prolos et les patrons, tout le monde a mouillé son mouchoir. Retour sur les chefs-d'œuvre les plus connus.

  • Le vent se lève, dernier film d'animation du réalisateur japonais Miyazaki, sorti en 2012. Jiro rêve de voler et de dessiner des avions. Bigleux, il risque pas de devenir pilote ! Tant pis, il devra se contenter de laisser son génie l’imposer rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde. Un récit inspiré du réel aussi soufflant qu'époustouflant. Du Miyazaki dans toute sa splendeur, d'une puissante larmoyante qui fait rêver chez Kleenex.

Une liste – non exhaustive – qui a de quoi faire grimper le lacrymomètre des plus sensibles comme des moins tendres. A vos mouchoirs. Prêts ? Pleurez !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.