"Salauds" de GENERALISTES !

        Encore une illustration de l'ignorance de la présidente de la commission des affaires sociales à l'Assemblée Nationale, madame Catherine LEMORTON que nous devons à notre confrère de l'UCDF Xavier GOUYOU BEAUCHAMPS. L'acharnement de madame LEMORTON à stigmatiser la médecine libérale n'a d'égal que son incompétence au poste qu'elle occupe.

Episode2 : Catherine LEMORTON et la médecine libérale © XGB Union des Chirurgiens de France

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore une illustration de l'ignorance de la présidente de la commission des affaires sociales à l'Assemblée Nationale, madame Catherine LEMORTON que nous devons à notre confrère de l'UCDF Xavier GOUYOU BEAUCHAMPS. L'acharnement de madame LEMORTON à stigmatiser la médecine libérale n'a d'égal que son incompétence au poste qu'elle occupe.

Le 20 juin, sur RMC (c'est ici), elle qualifiait la relation médecin malade de « relation de subordination »

Elle laissait aussi entendre que la médecine libérale, contrairement à l'hôpital public, se désengagerait des soins urgents à certains patients, cela n'a pas été dit tel quel mais fortement suggéré par un « et je n'en dirais pas plus »

Le 12 juin dernier, en commission sur la permanence des soins (vidéo visible sur le site de l'Assemblée Nationale) elle accuse les généralistes participants à la permanence des soins (PDS), en totale méconnaissance de la loi, de refuser de se rendre dans les prisons pour soigner les détenus ce qui oblige l'administration pénitentiaire à les déplacer !

Alors que nos gouvernants d'hier et d'aujourd'hui laissent perdurer des situations scandaleuses en matière d'accès aux soins en prison comme cela a été dénoncé par de nombreux rapports officiels notamment du comité consultatif national d'éthique et d'associations:

 Et ce 10 ans après le vote de la Loi n°94-93 du 18 janvier 1994,

Alors que cette loi confiait la la prévention, l'éducation à la santé, les actes diagnostic et de traitement des détenus au seul secteur hospitalier,

Mme LEMORTON dans sa paranoïa anti libérale accuse en commission parlementaire les généralistes de refuser de remplir une mission d'où le législateur les a exclus !

En effet la loi du 18 janvier 1994 a modifié l'article L711-3 du Code de la santé publique en attribuant cette mission au secteur HOSPITALIER.

Je reproduis ci dessous le texte de l'article L711-3 du code de la santé publique, c'est au dernier aliéna:

 Article L711-3 du CSP (Modifié par Loi n°94-43 du 18 janvier 1994 - art. 2 JORF 19 janvier 1994 en vigueur le 1er janvier 1994)

Le service public hospitalier exerce les missions définies à l'article L. 711-1 et, de plus, concourt :

1° A l'enseignement universitaire et postuniversitaire et à la recherche de type médical, odontologique et pharmaceutique dans les conditions prévues par l'ordonnance n° 58-1373 du 30 décembre 1958 relative à la création de centres hospitaliers et universitaires, à la réforme de l'enseignement médical et au développement de la recherche médicale ;

2° A la formation continue des praticiens hospitaliers et non hospitaliers ;

3° A la recherche médicale, odontologique et pharmaceutique ;

4° A la formation initiale et continue des sages-femmes et du personnel paramédical et à la recherche dans leurs domaines de compétence ;

5° Aux actions de médecine préventive et d'éducation pour la santé et à leur coordination ;

6° Conjointement avec les praticiens et les autres professionnels de santé, personnes et services concernés, à l'aide médicale urgente.

Le service public hospitalier assure, dans des conditions fixées par voie réglementaire, les examens de diagnostic et les soins dispensés aux détenus en milieu pénitentiaire et, si nécessaire, en milieu hospitalier. Il concourt, dans les mêmes conditions, aux actions de prévention et d'éducation pour la santé organisées dans les établissements pénitentiaires.

Madame LEMORTON, les généralistes assurent déjà une tâche écrasante, souvent dans des conditions difficiles. Ils assurent avec la PDS une mission de service public sous le couvert de leurs assurances privées, ils subissent de plein fouet les fluctuations de la démographie médicale décidées par des politiques imprévoyants pour ne pas dire incompétents, le harcèlement des directeurs de CPAM au moyen d'un mille-feuille de textes répressifs votés par vos homologues, alors ne chargez pas encore la barque en leur demandant d'assurer des missions d'où les parlementaires les ont exclus !

Ils sont fatigués, usés et méprisés aussi il y a un slogan qui fait fureur parmi eux aujourd'hui en réponse aux projets de ce gouvernement, et je n'en dirais pas plus ... : « en 2017 si ça passe je me casse ! »

Dr Marcel GARRIGOU-GRANDCHAMP, FMF CELLULE JURIDIQUE

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