«C'est pas de sa faute, il fait ce qu'on lui dit»

Effectivement, au coin de rue avant le marché, à 12H15, un individu vêtu de gris est en train de replier un tréteau. Il le range dans son coffre, à côté d'un objet qui a pu être une urne. Il essaie de se réchauffer les mains (au contraire des commerçants habituels, il n'a pas pensé à mettre des gants avec les bouts des doigts coupés, ou "mitaines"... tout le monde n'a pas l'habitude du grand air...) . Il referme son coffre et jette un regard incrédule sur le monde qui l'entoure. Remonte dans sa voiture et s'en va.

— Le boucher chevalin (à sa femme): Tiens il remballe tôt, celui-là.
— La femme du boucher chevalin: Ben, oui, il a vu personne, et il fait froid
— Le boucher chevalin: Remarque, c'est pas de sa faute. Lui, il fait juste ce qu'on lui a dit.
— La femme du boucher chevalin: C'est pas pour ça que tu dois pas t'occuper de Madame !
— Le boucher chevalin: Ah pardon ! Et pour Gisèle? Un saucisson de Boulogne?
— Gisèle: Ah quand même ! J'ai cru que maintenant il regardait plus que les hommes.
— Le boucher chevalin: Elle est jalouse Gisèle? Ca se voit qu'elle a pas regardé. C'est juste un gars qui fait ça une fois, après ils en mettent un autre. Pour les départementales, c'était des femmes
— Gisèle: Non, ça c'était "la manif pour Tous". Elles étaient nulles aussi."

Pas eu le temps d'en glaner plus.

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