L'économie bancaire à repenser

Les banques participent à l'obscurantisme ambiant

Les banques participent à l'obscurantisme ambiant

Beaucoup a été écrit et dit sur la responsabilité première et principale des banques dans l'explosion de la crise financière mondiale qui ébranle, depuis 2007, l'économie mondiale. Ultra-libéralisme et libéralisme ont conduit à la dérégulation des opérateurs bancaires, qu'ils soient de statut public, privé ou associatif, qu'ils agissent au plan national, européen ou mondiale, qu'ils interviennent directement ou par le biais de la multitudes filiales implantées dans ou hors des paradis fiscaux et judiciaires. La gangrène qui a affecté les banques ces derniers temps et qui les a jetées dans la démesure, en expansion spatiale et sectorielle, en fait tranquillement des monstres à la recherche de victoires dans un combat suicidaire continu de batailles, à coup de fusions/absorption, pour régner sur des domaines entiers d'activité de banque, mais aussi d'assurances, de communications et de télécommunications, de téléphonie et de médias, d'infrastructures, de transport ou d'énergie. Leurs agences et points de vente envahissent partout le paysage, gérant la vie des citoyens dans leurs transactions quotidiennes et leurs échanges marchandisés et efficacement capturés, des citoyens saturés et impuissants de leur réveil à leur sommeil.

Pourtant, si l'on prend l'exemple de la France, il existe encore à ce jour, trois mondes de la banque dont les statuts semblent être condamnés à fusionner pour le plus grand intérêt de la finance internationale, de la jungle des mouvements spéculatifs des capitaux, de l'enrichissement éhonté des titulaires de grandes fortunes, à la recherche de super profits et peu importe si c'est au détriment des pauvres, des sans-voix et des sans-droits conduits aux faillites, au désespoir et à la résignation.

Peut-être est-il encore temps que le pôle bancaire public puisse se réveiller et se revivifier pour constituer une alliance forte avec le pôle bancaire coopératif et mutualistes en déperdition, un nouveau pôle bancaire public et associatif capable de remplir une mission de régulation, d'encadrement des folies des banques privées qu'il s'agisse d'opérateurs bancaires d'envergure locale, nationale, européenne ou mondiale. Les forces populaires d'indignation et de progrès ont, en ce domaine prioritaire, un devoir d'alerte et de mobilisation citoyennes pour faire bouger les choses.

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