Le Crédit Mutuel une banque à qui parler ! en quelle langue ?

La gréve de la faim que mène depuis 12 jours Monsieur Carland contre le Groupe du Crédit Mutuel/Crédit Industriel et Commercial et sa filiale le Groupe Arkia

Une affaire exemplaire que ce combat de David contre Goliath, un homme, client/sociétaire ruiné contre le Groupe Crédit Mutuel/Crédit Industriel et Commercial, un groupe mastodonte, dont dépend le Groupe Crédit Mutuel macro-régional Arkéa qui coordonne les activités des Fédérations et Caisse fédérale commune des Groupes du Crédit Mutuel de Bretagne (Brest), du Crédit Mutuel du Massif Central (Clermont-Ferrand) et du Crédit Mutuel du Sud-Ouest (Bordeaux), un groupe aussi monstrueux que le Groupe Crédit Agricole/Le Crédit Lyonnais, la BNP, Société Générale ou le Groupe Caisse Épargne/Banque Populaire. Arkéa avec quelques six cent points de vente et plus de trois millions de clients/sociétaires.

Une affaire préoccupante d'homme broyé par un système bancaire criminel et qu'on ne viennent pas nous aveugler avec des idiotie du genre que le Crédit Mutuel est la banque à qui parler, que c'est une banque associative, coopérative qui plus est mutualiste dont les clients sont des sociétaires, qu'il n'y a pas d'actionnaires et que cela fonctionne par des conseils d'administration et des conseils de surveillance entre les mains des sociétaires. Tout cela c'est du baratin et depuis longtemps. Les fonds des caisses locales sont centralisés au niveau régional et macro-régional puis centrale avec des pouvoirs autoritaires exorbitants, des libertés d'intervention dans tous les secteurs d'activité (presse, téléphonie, immobilier, assurances, investissements, spéculation, etc...) tout comme les autres banques coopératives et mutualistes tout comme les grands groupes bancaires privés. Les régimes politiques qui se succèdent, de droite comme de gauche n'ont d'autres préoccupation que de renforcer la concentration des réseaux bancaires pour peser au plan mondial et si des femmes et des hommes meurent ce ne sont que des dégâts collatéraux.

On a à la fois envie de demander à ce client ruiné par ses interlocuteurs bancaires de cesser sa grève de la faim et de mener sous d'autres formes son combat asymétrique, parce que sinon le risque est qu'il se sacrifie et qu'il soit vite oublié, tant l'obscurantisme prévaut poussant à l'individualisme, à la compétition compétitivité acceptant que les banques un jour auront droit de vie et de mort sur les citoyens ébêtés.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.