Poésie, langue morte assurément

L'été renaît. On ne l'espérait plus.

L'été renaît. On ne l'espérait plus. Je lis, ici, avec reconnaissance, et suspicion, les articles de Patrice Beray qui donnent place - une des dernières - à la poésie sur un média français reconnu. Reconnaissance ? Suspicion ? Je ne m'étendrai pas sur ce dernier point, qui m'est tout personnel, et donc susceptible de changer au gré des choix du dit Beray. Mais reconnaissance oui ! Car la poésie, lettre morte assurément pour le très grand nombre, pour tout le monde, hormis une poignée, n'est plus guère présente que dans des coins reculés, des zones d'ombres, des librairies même. On saura me citer, bien sûr, quelque exception, on mettra en exergue quelque librairie de Saint Germain des Près ou de coins plus reculés, dans Paris comme en province. On me rappelera que de tout temps la poésie s'est vécue en marge, dans les marges. Bien sûr, bien sûr. N'empêche, elle n'est plus le fait que de quelques-uns déconnectés de la jeunesse, de nombreux soliloquant autour de cendres froides. Aussi, suis-je reconnaissant - autant qu'admiratif - pour le combat que certains perpétuent et j'essaie d'en témoigner dans mes quelques " articles " ici !

Néanmoins, alors que l'été renaît ou se prolonge ( il est vrai que Septembre est encore en été un bon moment, mais n'empêche!) que la poésie perdure ici, sur Mediapart, par le fait surtout de Patrice Beray, comme dans quelques revues à chercher - souvent - à quatre pattes, mains enfoncées dans les ombres des librairies, ou chez tel et tel éditeur debout, je ne peux m'empécher d'évoquer la poésie, langue morte assurément.

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