Roms de Saint-Ouen : lettre ouverte au maire William Delannoy

11e nuit sous les tentes, place de la mairie. Toujours aucune réponse à notre demande d'ouverture d'une salle municipale. D'une manière générale le silence semble être la règle fixée par les autorités, ou bien c'est le mépris total : les délibérés attendus sont tombés jeudi, le tribunal administratif rejette les requêtes concernant les familles. Selon Marie Cuilliez, leur avocate, ils n'ont "plus rien à attendre de la justice"... Les soutiens sont par contre plus que jamais présents.

11e nuit sous les tentes, place de la mairie. Toujours aucune réponse à notre demande d'ouverture d'une salle municipale. D'une manière générale le silence semble être la règle fixée par les autorités, ou bien c'est le mépris total : les délibérés attendus sont tombés jeudi, le tribunal administratif rejette les requêtes concernant les familles. Selon Marie Cuilliez, leur avocate, ils n'ont "plus rien à attendre de la justice"... Les soutiens sont par contre plus que jamais présents.

 

Mercredi, le tribunal administratif de Paris a rendu ses délibérés concernant les demandes d’hébergement d’urgence, pour situation de détresse, des 16 familles Rroms expulsées le 24 juillet de l'ancien « village d'insertion » situé 41, rue de Clichy, à Saint-Ouen (93400) où elles vivaient depuis 2008 et qui, depuis, campent place de la mairie. Les délibérés sont tranchés : mise à part la famille dont le plus jeune enfant est âgé de 4 mois, toutes les autres requêtes ont été rejetées. Selon leur avocat maître Cuilliez, « ils n'ont plus rien à attendre de la justice ». Elle estime par ailleurs que 3 familles au moins méritaient clairement un hébergement en raison de l’état de santé des personnes ou de la situation familiale (parent isolé).

 

Le Collectif de Solidarité avec les Rroms de Saint-Ouen en danger, tout en constatant le décalage flagrant entre l'urgence de remédier à la situation qui perdure place de la mairie de Saint-Ouen et la réponse de la justice, appelle une nouvelle fois à la mobilisation de tous et toutes, surtout de celles et ceux qui ne manqueront pas d'être stupéfaits par un jugement condamnant ces familles à vivre sous les tentes, qu'elles soient ou non accompagnées d'enfants. Nous continuerons de nous battre pour que les familles actuellement en hébergement d'urgence, pour des durées de 2 à 3 jours, soient maintenues dans ce dispositif. Nous continuerons d'exiger, pour celles campant toujours place de la mairie, l'ouverture en urgence d'une salle municipale.

Nous demandons à tout ceux que cette situation révolte d'appeler la mairie, de la rappeler, jusqu'à obtenir satisfaction concernant l'ouverture de cette salle, qui n'est qu'un minima en matière de solidarité citoyenne. Nous continuerons de nous battre pour que soit trouvée, à terme, une solution de logement pérenne pour ces familles Rroms, fortement engagées dans un processus d'intégration, mais aujourd’hui jetées à la rue à seule fin de permettre l'extension immobilière du quartier des Docks, à Saint-Ouen. Nous continuerons de nous battre pour que ces enfants Rroms audoniens retrouvent dans quelques semaines les bancs des écoles qu’ils connaissent depuis toujours. Nous continuerons de nous battre contre les préjugés de toutes sortes, dont sont victimes les membres de cette communauté.

 

Le Collectif

 

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