Il existe des « maisons » pour ça…

 Non,ce n’est pas ce que vous croyez !« Les maisons de santé pluridisciplinaires ont le vent en poupe.. » LE QUOTIDIEN DU MEDECIN 15 juin 2008.Affaire à suivre.

 

Non,ce n’est pas ce que vous croyez !

« Les maisons de santé pluridisciplinaires ont le vent en poupe.. » LE QUOTIDIEN DU MEDECIN 15 juin 2008.

Affaire à suivre.

 

D’une part, le cabinet personnel du « médecin de famille », éventuellement devenu cabinet de groupe où plusieurs médecins, en général de même spécialité ( les généralistes en sont une) mettent en commun secrétariat et bureaux. D’autre part, les structures d’urgences 24h/24 dans des établissements hospitaliers (public ou privés)

 

Entre ces deux types de service aux populations, il existe un « gap » de l’offre des soins ou d’avis médical non programmés qui entraîne une forte inégalité entre les territoires, avec un déficit qui va croissant pour les zones « sous- dotées » parce que de moins en moins attractives pour les praticiens. Selon qu’il s’agit de zone rurales (« le désert français ») ou de « zones sensibles » (présentant des risques inacceptables pour la sécurité de l’exercice médical), les situations relèvent chacune d’un diagnostic et de réponses spécifiques au territoire, lui-même inscrit dans une Région dotée d’une offre complète de soins. D’où l’idée de mettre en place ces « maisons »

 

 

Mais, ne pas confondre maison et maison !

Un rapport de juillet 2006 au Ministre de la Santé fait le point sur les « MMG » Maisons Médicales de Garde- environ 200 en France-.Il montre très clairement que ces MMG ont essentiellement pour mission d’offrir une structure d’accueil pour la Permanence des Soins en dehors des horaires « normaux » d’ouverture des cabinets médicaux « de ville ». Malgré leur intérêt incontestable, elles ne sont pas de nature à combler le gap ,d’autant qu’une majorité d’entre elles sont situées au sein des grandes villes et très souvent intégrées ou accolées à des structures hospitalières.

 

Le concept de « Maisons médicales pluridisciplinaires » répond lui au besoin de combler le « gap » grâce à une localisation qui offre une structure d’accueil 24h / 24 aux populations de zones sous – dotées pour « un avis médical dans un délai convenable », et une réponse –éventuellement d’attente – à des situations qui ne requièrent pas l’accès à une structure d’urgence d’un établissement « autorisé » (bobologie ?).

 

La médecine de groupe en soins primaires est très développée en Finlande, Suède, Royaume-Uni, Québec,Ontario Pays-Bas et limitée en France, Allemagne, Italie (source IRDES).Donc une bonne marge de progrès… et des contraintes à lever :

- la guerre de religion service public vs « privatisation » de la santé va trouver un nouveau terrain de « débat »

- qui paiera ? Mme Bachelot propose royalement de financer 100 maisons avec un maximum de 50.000€ par projet de site répondant à des critères précis. C’est un indicateur de la valeur relative accordée à l’accès aux soins, comparée , par exemple, au coût de la « com » gouvernementale ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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