Polémiques climatesques ! Qui endommage le Tibet endommage la planète

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L'ampleur de la fonte glaciaire sur le Glacier de Rongbuk entre 1921 et 2008. ( RGS et David Breashears / GlacialWorks)

Dharamshala : Zeng Rong, le porte-parole de l'ambassade de Chine au Royaume-Uni, a, le 3 septembre,  publié une réfutation ici , à l'article intitulé « L'écosystème fragile du Tibet est en danger, la Chine doit changer sa très fâcheuse politique environnementale » sous la plume  du Président de l'Administration Tibétaine Centrale,  Dr Lobsang Sangay et publié dans The Guardian ici, le 8 août dernier.

La Chine rejette la critique du Dr Logsang Sangay sur sa politique environnementale désastreuse.

Dans son discours, le Président Dr Sangay a souligné l'importance stratégique du Tibet en tant que conducteur et amplificateur du réchauffement climatique et a demandé à la Chine de modifier sa politique environnementale absolument dommageable pour l'environnement.

« Aujourd'hui, les politiques environnementales et de développement défectueuses du gouvernement chinois ont transformé ce plateau riche en ressources et son écosystème fragile en un carrefour d' activités minières et de construction de barrages. Cela modifie non seulement la carte d'eau de l'Asie, mais contribue également à une crise environnementale qui, à son tour, contribue au changement climatique en Asie. La montée des températures sur le Toit du Monde fait du Tibet à la fois un conducteur et un amplificateur du réchauffement climatique ».

Le Président Dr Sangay a également affirmé que l'année 2016 était une année de catastrophes naturelles et que l'avalanche glaciaire à Aru dans la région de Ngari (Tibet occidental) ainsi que les inondations de boue et un glissement de terrain à Amdo (Tibet oriental) de même que les  inondations à Kham (sud-est du Tibet) sont l'effet cumulatif du changement climatique.

« Plus de cas de catastrophes naturelles sont imminents. Le gouvernement chinois doit tenir compte de ces menaces imminentes et, en conséquence, orienter son projet de développement urbain pour atténuer les menaces croissantes posées par le changement climatique », a déclaré le Dr Sangay.

Le Dr Sangay a ajouté que  « le gouvernement chinois doit prendre en considération la fragilité et la nature délicate de l'environnement tibétain et intervenir sur les facteurs qui contribuent aux crises environnementales au Tibet, facteurs tels que l'urbanisation rapide, les transferts de population chinoises au Tibet, l'exploitation minière outrancièrement non contrôlée sur les flancs de montagnes sacrées  du Tibet et les barrages  sur les rivières du Tibet pour faciliter les projets d'hydroélectricité ».

« L'environnement du Tibet impacte directement  la sécurité régionale et mondiale. Les efforts mondiaux visant à interférer  dans la politique de la Chine au Tibet et qui sous-tendent la surveillance de l'importance de l'environnement et de la sensibilité du Tibet à son écosystème fragile doivent être soutenus. À l'époque du changement climatique, le futur de l'Asie et, par extension, celui de notre planète-Terre reposent sur les développements au Tibet, Te toit du Monde », a-t-il écrit.

Le Dr Sangay a dénoncé les politiques environnementales défectueuses du gouvernement chinois et a soutenu que les véritables bénéficiaires des projets de développement du gouvernement chinois au Tibet sont les fonctionnaires chinois qui absorbent leur part du gain, les entreprises chinoises ainsi que les employeurs chinois bénéficiant des opportunités économiques.

Zeng Rong, le porte-plume et parole de l'Ambassade de Chine au Royaume-Uni, a contesté les affirmations du Président Dr Sangay et l'a qualifié de trompeur. Il a soutenu que les « Tibétains ethniques » (!)  sont les principaux bénéficiaires des projets environnementaux de la Chine.

" Démocratiquement, les Tibétains ethniques constituent la majorité et continuent d'être le principal bénéficiaire du développement remarquable au Tibet, la culture traditionnelle étant entièrement restaurée, conservée et promue", a déclaré Zeng Rong dans sa réfutation, dont le moins qu'on puisse en dire est qu'elle ne manque pas d'aplomb et de cynisme.

« Au cours des dernières années, la Région Autonome du Tibet (T.A.R.) a suivi strictement le principe de « maintenir les politiques de développement et de protection en tandem » et a accordé la priorité à la protection de l'environnement écologique tout au long. À la fin de 2016, 47 réserves naturelles avaient été établies au Tibet , couvrant 35% de la superficie totale de la région autonome. En outre, 22 zones de protection écologique avaient été mises en place. Le communiqué environnemental de la région en 2016 indique que la plupart des régions restent dans leur état vierge et que la qualité de l'environnement reste bonne »  a, sur sa lancée, poursuivi Zeng.

En se référant aux plans de la Chine visant à investir davantage dans la construction d'un bouclier de sécurité écologique pour le «toit du monde», Zong a mentionné que plus de 10 milliards de yuans  (£ 1,1 milliard de dollars) ont été budgétisés pour la période de 2008 à 2030 pour financer diverses éco-projets.

" Nous continuerons d'investir pour minimiser l'impact du réchauffement climatique sur le plateau de Qinghai-Tibet et atteindre un développement durable localement", a écrit le porte-parole de l'Ambassade de Chine au Royaume-Uni.

 

La montée des températures sur le toit du monde fait du Tibet à la fois un conducteur et un amplificateur du réchauffement climatique. La construction de mines et de barrages sans contrôle de la Chine doit être régulée.

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« L'Australie continue de lutter contre une crise de l'eau et les défis auxquels est confronté le continent habité le plus sec du monde. Le Tibet, d'autre part, est le château-d'eau de l'Asie, sa principale ressource en eau de pluie et la plus grande source d'eau douce, alimentant plus d'un milliard de vies en Asie, y compris la Chine. Chine .

À une altitude moyenne de 4 000 mètres au-dessus du niveau de la mer et d'une superficie de 2,5 millions de kilomètres carrés, le Tibet est le plus grand et le plus grand plateau du monde. C'est près des deux tiers de la taille du continent européen. »  Lobsang Sangay

Le Tibet historique, annexé par la puissance militaire chinoise, représente environ deux fois la superficie totale de l'Europe. Pour donner une idée quand-même de la portée réelle et de l'envergure absolument ahurissante de l’Anschluss réalisée, somme toute sans coup férir, au nez et à la barbe du monde, dans l'indifférence politique générale du reste du monde, par la terrifiante puissance Han.

Reportons cette étendue absolument gigantesque, cette superficie sans commune mesure à son sous-sol et aux capacités des chinois de creuser aussi profond qu'il le leur semblera nécessaire, et tentons alors d'appréhender l'ampleur de la catastrophe, du hold-up. De la tabula rasa escomptée et en passe d'être actée, finalisée.

Sorte de solution finale écologique et environnementale perpétrée par la puissance chinoise. Perpétrée au Tibet-occupé, elle impacte toute l'Asie, le sous-continent indien et rien moins que la Planète-Terre. La puissance Han est telle qu'elle parcourt le monde en appliquant peu-à-peu à la chinoise, ce qui revient à dire à grande vitesse, les méthodes analogues à la surface et sous la surface du reste du monde.

En Afrique, la trafic de l'ivoire est passé aux mains des chinois, qui, on le sait sont de redoutables hommes d'affaires et de mains, plus de 20.000 pachydermes sont abattus chaque année.

Et, sans relation aucune de cause à effet avec ce qui précède, ( l'homme était très menacé ) il n'est pas jusqu'au défenseur  des éléphants, de l'être, à son tour,  assassiné en Tanzanie, de l’être tout dernièrement, dans la nuit du 16 au 17 août, de deux balles dans la peau, tirées par un tueur surgi de la voiture de devant qui avait bloqué son taxi pour en ouvrir la porte et faire feu par deux fois. Il s'appelait Wayne Lotte.

Qui était Wayne Lotter ? :  le Héros de la lutte contre le braconnage en Afrique, il avait mis au point une méthode redoutablement efficace pour démanteler les réseaux de trafiquants. Ce courageux sud-africain de 51 ans, mondialement connu, comptait, comme l'on s'en doute bien, beaucoup, beaucoup d'ennemis, souvent très très puissants.

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Wayne Lotter, avait cofondé, en 2009, une association de protection de la nature, The Protected Area Management Solutions ( PAMS ) Foundation, à la pointe de la lutte contre les trafics d’espèces sauvages.

Association particulièrement efficace tant par son travail pédagogique  que redoutable par le nombre de réseaux démantelés, d'armement saisi, et de centaines de trafiquants et tueurs d'animaux condamnés.

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Dés l’annonce du décès, du monde entier la rumeur profondément émue et totalement outrée des hommages s'est levée, elle s'est enflée et tout ce qui compte, travaille, filme, écrit, milite, de l'homme de droit au scientifique jusqu'au quidam que nous sommes tous devant ce qui nous dépasse, tout ce qui se bat et aime, voie lactée des multiplicité sensibles et aimantes, s'est rejoint sous la coupole spleenétique de la grande conscience planétaire de tout ce qui touche à la conservation absolue des espèces, de toutes les espèces. 

« Wayne était un héros pour moi, un héros pour beaucoup, quelqu’un qui a consacré sa vie à la protection de la faune d’Afrique, écrit la très célèbre primatologue Jane Goodall.

 Quelle lien, quelle relation avec le Tibet-occupé, avec l'immense et très profond Toit-du-Monde sous férule chinoise, quelle autre lien et quelle autre relation que celle, tellement évidente qu'elle en tombe sous le sens, bientôt commun,  de la conscience planétaire de tous, de la responsabilité planétaire de tous et de chacun, et qui fait, que, " parce qu'il a une partie de son cerveau quelque part, que nous appellerons " ailleurs ",  sans qu'il le sache tout-à-fait et forcément consciemment, quelqu'un ressent ce quelque-chose qui se passe " ailleurs. ".

Tous avons une partie de notre cerveau qui est quelque part ailleurs, et sans que nous n'en ayons forcement trop conscience, c'est une partie tout à fait active et sensible.

Bien sûr que des êtres en ont une conscience aiguë et savent de quoi il en retourne. C'est d'ailleurs l'objet de leur quête que de propager l'équation du bonheur autant que leur excellent karma et l'incommensurable motivation qui l'accompagne  le leur permettent.

C'est l'histoire de ce savoir, c'est l'histoire de cet apprentissage qu'il nous appartient désormais de tenter de préciser, de rendre pertinent, de creuser  - bien autrement que ne creusent les excavatrices de la destruction à-tout-va, qui, à la terre, ôtent, qui, de la terre, prélèvent des organes, ses organes, mais .. qui s'en soucie ? ... comme d'autres, dans des cliniques privées, et bien à l’abri,  prélèvent, de force, aux  corps défendant de victimes sans défense, des organes, leurs organes, les leur ôte pour les revendre à de très fortunés -   c'est à cette histoire qu'il nous appartient de nous intéresser, à cette conscience planétaire nouvelle d'une responsabilité de tous qui fait que tous avons accès, d'emblée, et, à vraiment peu de frais, eu égards aux don reçu, à la qualité et à l'étendue de la conscience accrue qui amplifie encore la qualité de l'humanité que tous avons en partage.

Une conscience-monde, c'est de rien de moins dont est capable tout un chacun, une conscience-monde en interaction naturelle sans limite d'espace et de temps.

Une Conscience-Monde et ses armes naturelles, celles de son intelligence et de sa motivation pour contrer l'obsession mercantile et névrotique de la tabula-rasa pratiquée et perpétrée par la puissance Han, qui a décidé d'enfermer sa conquête dans sa chambre avec interdiction d'en sortir et de recevoir des visites, avec le corollaire qui coule de source que les hypothétiques visiteurs se le tiennent pour dit et n'ont plus qu'à se bien tenir. C'est à dire loin, bien loin, se tenir bien loin du malheureux peuple du Tibet-occupé, interdit de visites autres que bottées et casquées et, somme toute, assigné à domicile le temps de quelque anniversaire officiel de sinistre mémoire. Laissons là les hans à leurs petites affaires toutes intérieures, et contentons-nous, comme nous sommes priés, de regarder ailleurs. Ailleurs ... ! Toujours ailleurs ...

L'ennui avec " ailleurs ", et c'est dommage pour nos amis Han, c'est que c'est justement là qu'il y a un tas de monde, qu'il y a un tas de monde qui a un peu de lui-même, une partie de son cerveau là-bas, " ailleurs "  ... Au Tibet-occupé ... et que, quand bien-même on le voudrait qu'on y peut rien ... à moins de faire ce que font à la terre les excavatrices han de la trépanation de ses organes ... perforer, creuser, ôter, prendre ... voler.  Meurtrir. Tuer.

 

 De la tabula-rasa han à la conscience-planétaire.

Sorte de solution finale écologique et environnementale perpétrée par la puissance chinoise.

Solution finale écologique et environnementale ... Qui, au passage, dans cette formidable, en son sens étymologique et premier " formidable : terrifiant, qui est de nature à provoquer une grande peur ", dans cette donc formidable partie à un seul joueur, où se pourrait jouer, un jour ou l'autre, sinon le sort de l'humanité, du moins celui de sa valeur la plus chère et la plus naturelle qui soit à l'homme dévolue, la liberté, sa liberté à venir, dans cette formidable main-mise politico-financière armée sur une superficie et son sous-sol-sans-fond, est passée par pertes et fracas, et, pour solde de tout compte ( celui, probablement, ancré dans l'adn han, de la vieille haine-revanche des siècles muries à l'ombre rancie d’amère amertume et d'infect ressentiment à l’égard du multi-occupant, parfois un brin esclavagiste ), est passé à l'as de l'horreur, qui n'a pas dit, et loin s'en faut, son dernier mot, est passé à la chausse-trappe, à la planche à bonheur qui vous catapulte direct ad-patres, rien de moins qu'une civilisation, celle immense, de l'immense sagesse et des savoirs infinis, comme toute les civilisations, multi-centenaire au grand complet chût dans le gouffre ouvert sous son avenir par l'envahisseur jaune dont le timonier qui se pensait à la barre d'un navire brandissait un petit livre de couleur rouge, à la première de couverture duquel ont omis de porter ses auteurs et éditeurs, cette image, message au moins sans équivoque, ce memento-mori des pavillons noirs ornés d’une tête de mort surmontant deux tibias ou deux sabres entrecroisés.

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" Souvenons-nous que nous allons mourir ". Pour les nervis, kapos, gestapistes de tout poil et couleur, de tout acabit, pour la flibuste sans honneur ni grandeur, pour la piraterie de la veulerie économique barbaresque, rien de tel que cette notion de mort pour, paradoxalement, retentir comme  un hommage à la vie, une vie non pas d'idolâtrie de la mort : " puisque nous allons mourir, hâtons-nous de vivre et, surtout, de vivre bien ! "  Et tuons à roisse, et que les gerbes de sang coulent à flot et soient autant de bouquets, fin fumet à nos narines.

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                                                   Ailleurs   Coll. Pers.

L'écosystème fragile du Tibet est en danger. La Chine doit changer sa politique environnementale désastreuse. La montée des températures sur le toit du monde fait du Tibet à la fois un conducteur et un amplificateur du réchauffement climatique. La construction de mines et de barrages sans contrôle de la Chine doit être régulée.

par Lobsang Sangay

«  Si le Tibet était encore une nation souveraine, ce serait le dixième du monde. Il a la plus grande concentration des plus hautes montagnes du monde et s'appelle le Troisième Pôle terrestre, car il possède le plus grand réservoir de glace après les deux pôles. 

Le Tibet est également un trésor inestimable de réserves de minéraux, de pétrole et de gaz naturel et un important producteur de lithium en Chine.

Les scientifiques chinois proposent depuis des années une augmentation des réserves naturelles à travers le Tibet compte tenu de l'écosystème fragile sur le plateau. En avril de cette année, la Chine a dévoilé ses grands projets visant à transformer l'ensemble du Tibet en un parc national.

Le gouvernement chinois a déclaré de plus en plus de parcs nationaux et de réserves naturelles au Tibet au cours des dernières années, et c'est un geste bienvenu. Le gouvernement chinois doit prendre en considération la fragilité et la nature délicate de l'environnement tibétain et régner sur les facteurs qui contribuent aux crises environnementales au Tibet: l'urbanisation rapide, le transfert de la population chinoise vers le Tibet, les mines non contrôlées sur les montagnes sacrées du Tibétain et le barrage des rivières tibétaines pour faciliter les projets d'hydroélectricité.

À la lumière de projets aussi robustes, les Tibétains ne sont pas seulement privés de leur mode de vie traditionnel, mais sont des bénéficiaires périphériques des projets.

Les bénéficiaires réels sont les fonctionnaires chinois qui absorbent leur part du gain, les entreprises chinoises et les employeurs chinois bénéficiant des opportunités économiques.

Nous ne sommes pas contre les projets de développement chinois au Tibet en soi, mais nous proposons que les bénéficiaires réels de tout développement doivent être des Tibétains au Tibet. Tous les projets entrepris par la Chine doivent être écologiquement durables, culturellement sensibles et économiquement avantageux pour les Tibétains locaux.

Le renversement par la Chine de ses impératifs stratégiques et économiques au Tibet a des implications plus importantes sur les conséquences environnementales plus importantes causées par le changement climatique.

Aujourd'hui, les politiques environnementales et de développement désastreux du gouvernement chinois ont transformé ce plateau riche en ressources et l'écosystème fragile en un carrefour de ses activités minières et de construction de barrages. Cela modifie non seulement la carte d'eau de l'Asie, mais contribue également à une crise environnementale qui, à son tour, contribue au changement climatique en Asie. La hausse des températures sur le toit du monde fait du Tibet à la fois un conducteur et un amplificateur du réchauffement climatique.

2016 a été une année de catastrophes naturelles: une avalanche glaciaire à Aru dans la région de Ngari (Tibet occidental), et des inondations de boue et un glissement de terrain à Amdo (l'est du Tibet). Entre juin et juillet 2017, quatre cas distincts d'inondations ont été signalés à Kham (région sud-est du Tibet). Ce sont les effets cumulatifs du changement climatique.

D'autres cas de catastrophes naturelles sont imminents. Le gouvernement chinois doit tenir compte de ces menaces imminentes et, en conséquence, orienter son projet de développement urbain pour atténuer les menaces croissantes posées par le changement climatique.

La Chine a intensifié le contrôle militaire sur les frontières tibétaines, élargi l'exploitation minière en fonction des riches ressources du plateau tibétain afin d'alimenter le développement économique de la Chine et a considérablement élargi l'infrastructure avec un réseau routier et ferroviaire stratégique. Il cherche à augmenter la productivité des villes industrielles de Xi'an, Chongqing et Chengdu au pied du plateau tibétain et à remédier à la pénurie progressive de ressources en eau dans le Nord et le Nord-Est de la Chine avec des sources d'eau au Tibet.

Le Tibet est confronté à deux problèmes critiques: son avenir politique et environnemental. Parmi les deux, ce dernier est un problème plus important compte tenu des implications pour l'Asie et le reste du monde.

Le Tibet symbolise les trois crises qui se confrontent aujourd'hui à l'Asie; une crise des ressources naturelles, une crise environnementale et climatique. 

Ces trois sont interconnectés et constituent potentiellement une menace pour le bien-être écologique et la sécurité climatique non seulement en Asie, mais aussi en Europe, en Amérique du Nord et en Australie. 

Selon les scientifiques de premier plan, les récentes ondes de chaleur en Europe sont liées à la perte de glace sur le plateau tibétain. Une équipe dirigée par Hai Lin, un scientifique de l'atmosphère d'Environnement Canada au Québec, a constaté que la plus grande couverture de neige au Tibet, plus chaude l'hiver au Canada.

De tels scénarios formidables exigent une plus grande attention mondiale et un leadership tourné vers l'avenir pour atténuer les effets plus importants d'une crise environnementale qui frappe le Tibet. Les leaders mondiaux doivent agir avec prudence et ne pas permettre aux contraintes politiques de nouer un mécanisme de réparation au niveau institutionnel à une crise environnementale mondiale imminente.

Veerabhadran Ramanathan du Centre de l' Atmospheric Sciences de l'Institution Scripps d'Océanographie de l'Université de Californie à San Diego a déclaré à juste titre que " notre compréhension du changement climatique mondial serait incomplète sans tenir compte de ce qui se passe sur le plateau tibétain ".

L'environnement du Tibet impacte la sécurité régionale et mondiale.  Les efforts mondiaux visant à régner dans les politiques de la Chine au Tibet qui sous-tendent la surveillance de l'importance de l'environnement et de la sensibilité du Tibet à son écosystème fragile doivent être solidifiés. À l'ère du changement climatique, l'avenir de l'Asie et, par extension, celui de notre planète Terre repose sur les développements au Tibet, le toit du monde. »

Lobsang Sangay

 

Ce à quoi a donc répondu, en réfutant donc sommairement et globalement, le porte-parole han ... " Votre article sur la soi-disant « crise environnementale» au Tibet (l'écosystème fragile du Tibet est en danger. La Chine doit changer sa politique environnementale défectueuse, theguardian.com, le 7 août)  était trompeur.

Démocratiquement, les Tibétains ethniques constituent la majorité et continuent d'être le principal bénéficiaire du développement remarquable au Tibet, la culture traditionnelle étant entièrement restaurée, préservée et promue.

 

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la culture traditionnelle étant entièrement restaurée, préservée et promue.   Zeng Rong Porte-parole ...

Au cours des dernières années, la Région autonome du Tibet (TAR) a strictement respecté le principe de « maintenir les politiques de développement et de protection en tandem » et a accordé la priorité à la protection de l'environnement écologique tout au long. À la fin de 2016, 47 réserves naturelles avaient été établies au Tibet, couvrant 35% de la superficie totale de la région autonome. En outre, 22 zones de protection écologique avaient été mises en place. Le communiqué environnemental de la région en 2016 indique que la plupart des zones restent dans leur état vierge et que la qualité de l'environnement reste bonne.
La Chine a fortement investi dans la construction d'un bouclier de sécurité écologique pour le « toit du monde ». Plus de 10 milliards de yuans (£ 1.1 milliards) ont été budgétisés pour la période de 2008 à 2030 pour financer divers projets écologiques. Nous continuerons d'investir afin de minimiser l'impact du réchauffement climatique sur le plateau Qinghai-Tibet et d'atteindre un développement durable localement.
Zeng Rong Porte-parole de l'ambassade de Chine au Royaume-Uni.

 

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 Roue de l'existence karmique ou Roue du Samsara  སྲིད་པའི་འཁོར་ལོ་  dans son approche contemporaine. Et tout à fait explicite. Première de couverture d'Awakening from the Daydream David Nichtern, Wisdom Publications

 

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Today, it is Buddha Shakyamuni's day. Effects of all actions are multiplied by 100 times.  20 septembre 2017... Aujourd'hui, c'est le Buddha Shakyamuni's Day. Les bénéfices des actions positives sont multipliés par 100.

 

Le leader spirituel Bouddhiste Tibétain, le Dalaï-lama du Tibet et de la planète, on s'en souvient, affirmait que les humains ont provoqué le réchauffement climatique, donc doivent maintenant prendre des mesures pour protéger les milieux fragiles, y compris les glaciers himalayens. Le Dalaï-lama exhortait les nations du monde à prendre des mesures énergiques pour limiter le réchauffement climatique.

On se souvient des propos naguère de Sa Sainteté, on se souvient de son plaidoyer sur l'importance et la vulnérabilité environnementales du plateau tibétain, sur la nécessité absolue d'agir toutes et tous de concert :  « Il ne s'agit pas d'une nation ou de deux nations. C'est une question d'humanité. Notre monde est notre maison. Il n'y a pas d'autre planète où nous pouvons nous déplacer ou changer ». 

Il n'aura pas fallu plus de temps que ça pour voir défiler, collier de perles de morts et de destructions autour du cou de la planète, qui se suivent bien en ligne, à la queue-leu-leu, comme des avions à l'approche de la piste hyper-fréquentée d'un aéroport international, les ouragans et toutes les escouades des cavaliers de l’apocalypse dans le martellement  de tonnerre de fer des sabots de leur montures qui, depuis la vaste coupole assombrie de teintes verdâtres et violacées des cieux qu'ils bornent, nous dégringolent dessus, depuis très haut, nous ébranlent dessous, depuis très profond, depuis bien plus profond encore que l'homme peut creuser et forcer la terre en son sein, et nous jettent les océans à la figure .

 

Les  « véritables intendants »  historiques du Tibet-occupé, de la terre tibétaine-occupée sont placés sous mandat de dépôt perpétuel, sous séquestre continu, sorte de gigantesque QHS à ciel ouvert où il est ( quasi ) interdit de pénétrer.

Les nomades tibétains, gardiens experts des pâturages vallonnés et aux étendues sans fin sont voués à disparaitre ainsi qu'avec eux, toutes leurs connaissances et leur expérience multi-séculaires. Leur identité niée, bafouée, leur culture détruite, les habitants historiques du Tibet, les populations des hauts-plateaux du Toit du Monde n'ont pas, n'ont plus, n'ont jamais plus eu, depuis ces jours mauvais de l'an 1959, leur mot à dire sur ce qui se passe au Tibet et sur leurs terres.


 

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