Nouvelle Réalité, L'âge de la responsabilité universelle

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Nouvelle Réalité, L'âge de la responsabilité universelle

Par le Dalai-Lama et Sofia Stril-Rever

 

Combien de fois est-ce arrivé ? Des sociétés, privées ou d’État, des agences, de renseignements ou de la défense nationale, plutôt nord-américaine, quand ce ne sont pas carrément des organismes d’État, voir des institutions régaliennes, qui se voient et se retrouvent victimes, sans que cela ne se révèle pour autant forcement trop grave, d'incursions de la part d'éléments extérieurs qui ne sont pas habilités à venir s'y promener ainsi à leur guise, à folâtrer dans leur système numérique interne, victimes d'infiltrations de quidams qu'il est urgent pour la sécurité des services ainsi visités d'identifier au plus vite afin de parer aux possibles conséquences désastreuses de ces actes de piraterie informatique.

Combien de fois est-ce arrivé ? Qu'en bout de ligne, les services de sécurité informatique, plutôt toujours nord-américaine,  genre agences haut-de-gamme, hyper-pro et aux pouvoirs inouïs de professionnels du renseignement et de la protection du renseignement, localisent et retrouvent devinez-qui ? ... un gosse devant son clavier et son écran, un gosse dans sa chambre et dont l'âge parfois n’excède pas une dizaine d'années.

Un gosse, qui a appris, plutôt tout seul à confronter le super-ordinateur tout neuf de son cerveau et tellement hyper-sophistiqué qu'à peu près personne sur la planète, des temps passés au temps de maintenant, et qu'on peut prédire, sans trop risquer de se tromper, pour les temps avenir, pour résumer d'hier et avant-hier à demain et après-demain, que personne sur la planète n'est vraiment en mesure et ne le sera avant longtemps d'en imaginer les capacités parce qu'elles se situent tout simplement bien au delà de la notion même d'inimaginable, qui est sans limite.

C'est bien au delà de l'inimaginable sans limite que se situent les plages sans fin du potentiel infini et des capacités réelles et bien concrètes des puissances de notre esprit.

 

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La soif de découvertes du cerveau humain et de l'enfant est inextinguible. Et cette soif est d'intensité égale et de même nature que cette même énergie universelle qui nous fait respirer. Et sans fin et ni limite est ce qui est à découvrir.

L'imagination est illimitée et la puissance de l'esprit est cet océan infini sur lequel elle surfe.

Tout cela, cette image-évocation du surfeur sur ses éons d' immensités, tout cela recèle une grande joie potentielle. Une grande joie potentielle incroyable, comme une contrée nouvelle.

Continent de féerie colorée à la beauté immarcescible, à laquelle n'aborde, n’accède que le méditant à la motivation d'autant plus parfaite que, pour se faire, il la dut travailler longtemps, ou, plus exactement, sans relâche, qu'elle lui fût cette monture sacrée dont il était le cornac soucieux et précautionneux, palefrenier au cœur empressé et caressant.

Tel le sculpteur sur sa masse marmoréenne, veinée de vie et d'espoir enfouis, à laquelle il va donner forme, dans une alchimie rigoureuse et inspirée, faite du couplage de la matière  - qui, peut-être, pense -  et d'une gestuelle appliquée et précise, acquise au fil d'un temps, sans terme et sans durée, et, rendue intense par l’opiniâtreté, opiniâtreté dont l'autre nom se pourrait bien se vêtir de la lumière, de cette lumière, même entre-aperçue, même tellement subrepticement entre-aperçue, même un très bref instant seulement, et c'est dire, à l'image de la persistance rétinienne qui rend, par sa répétition même, perceptible l’animation du mouvement d'une suite d'images d'inanimées, mais, qui, toutes, contiennent en elles, encore inexprimée, tel le marbre brut sa forme à venir, le désir en filigrane, et c'est dire, donc, sa fulgurance, la puissance incommensurable de la persistance mentale, spirituelle, illuminatrice de cette lumière, nichée en celui, au cœur sans circonférence qui bat au rythme des pulsations de toutes les choses et êtres sensibles, inanimées et animées, et encore inconnues, nichée en celui qui l'a en lui, et, dont elle balise, de part et d'autre des feux de cette rampe de lancement, de cette piste de décollage, le chemin jusqu'à elle, et, au terme, sans fin, duquel, tels l'avion, la fusée, la création en sa cour de perpétuelle recréation, la sculpture apparait et le sculpteur suspend son geste fait éternité, le méditant foule des pieds de l'esprit la contrée dévoilée, terre promise pour le bien de tous, l' enfin se découvre - seule fin des choses que cet "enfin " qui dégage à 360 degrés les immensités enfin préhensibles -  et la réalité enfin advenue se nimbe de lumière.

L'appel, cette opiniâtreté du beau et du bon, nimbée de lumière.

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L'appel, dont la lumière est le vêtement, la tunique d'or, de pourpre.

L'appel, la vibration qui contient toutes les choses, et, qui, toutes, dans le grand-tout du continuum que seule borne la joie sans fin, procèdent d'elle, du violet de sa teinte sidérale, de son regard aimant, de sa bonhommie fraternelle, de sa science sans fin et sans fond, l'appel qui nous est fait, et auquel, dorénavant, il nous est demandé de répondre par l’acquiescement total, total et entier, complet et terriblement enjoué.

D'autant plus enjoué et sans atermoiement aucun, d'autant plus aucun, qu'il n'est pas d'autre choix. Qu'il n'en est plus. Qu'il n'en y a plus. Plus d'autre. Point d'autres. Pas un seul. Au ciel, comme sur terre.

Dans les mers comme dans les terres, les plaines du Nord, du Sud de l'Est de l'Ouest, et les monts, contreforts et montagnes aux chemins de hallage de la vie laissés en friche par des sociétés-civilisationelles déformées, passés au crible de mentalités à l’archaïsme fondamental et irrédentiste à toute autre vue que leur foi en leur ignorance et aveuglement titanesques tant par l'ampleur de leur capacités de destruction meurtrière planétaire que par la condamnation au sort identique qu'ils infligent, sans état d'âme, et, en toute abomination au reste du monde, qui, pareillement, les attend, à court terme.

Ce qui leur tient lieu de piliers d'avenir et qu'ils nomment Aurore, ces piles du pont Avenir, que, par milliards, ils escomptent  traverser, qui leur doit faire franchir le rubicond de l'Imperium planétaire et global, sont celles-là même qui nous conduisent, toutes et tous, et eux avec, ces eux, sourds comme des pots, ces ceuses sourdes à lier comme des poteries chinoises, comme l'immense armée enterrée des guerriers de terre cuite de Qin Shi Huang Di, nous conduisent, et eux-tous-avec, au grand dernier chapitre qui clôt la narration totalisante, qui ne souffre la moindre contradiction, la narration de l'histoire humaine de toutes les religions, que l'homme s'est inventées, surement par prescience inconsciente qu'un beau jour, très affreux, viendrait où il lui faudrait recourir à elles, afin de les invoquer pour le protéger de ce à quoi elles les ont finalement et tout bonnement conduits.

 

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 L'écrivaine tibétaine Tsering Woeser en pèlerinage au Mont Kailash.

Au delà des religions, de leurs bienfaits, immenses, de leurs méfaits, immenses, toujours les uns et les autres faits des hommes, des hommes et des femmes, et maintenant, horreur absolue, fait d’enfants eux-mêmes, enfants égarés rendus fous par des égarés plus égarés qu'eux-mêmes encore, par delà les plus hauts monts des égoïsmes les plus faramineux, par delà les foultitudes empêtrées dans les marasmes des tourbières du désintérêt congénital croissant pour les causes et les sources de la vie en ses racines sensibles et originelles, désintérêt congénital qui gangrène et court le long des générations et mène tout droit à l'incandescence généralisée, celle par la vitrification possiblement nucléaire de toute vie sur terre, sur son versant militaire et pour son aspect guerrier, et ou, comme la chose se précise, comme elle se précise si bien, si concrètement pour tous, tous en sont, en sommes le témoin direct, sur son versant écologique et planétairement environnemental  " Surexploitée la Terre se Meurt ", au delà et par delà tout ce qui charrie les germes qui portent en eux le germe de la finitude extrême, par delà, en deçà et au delà ne témoignent plus que de ce qu'ils portent en germe, et ce qu'ils portent en germe est cette présence surannée du passé, sa survivance claudicante, sa présence entêtée, têtue, malfaisante.

Pire qu'un handicap, l'assurance crasse que sa survivance est ce autour de quoi s'enkyste ce qui n'a plus lieu, pas lieu d'être. Le passé.  " Le passé est le passé ".

Le temps est venu de répondre à l'Appel.

 

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 Sofia Stril-Rever et Sa Sainteté le XIV eme Dalai-Lama à Oxford.

L'Appel

Nouvelle Réalité, L'âge de la responsabilité universelle.

Et l'Appel vient de loin. Il vient de très loin. Il s'est constitué au fil du très long écheveau de la laine du temps, en des contrées où le temps contait fleurette à l'espace et où tout deux filaient la parfaite harmonie.

Il vient de loin, en ligne directe de l'Empire minéral des hauts plateaux de la sagesse, a mis plus d'un demi-siècle pour nous parvenir, le temps à un enfant prodige, à cet enfant prodige et prodigieux, découvert selon les canons des procédures complexes qui organisent et entourent la recherche, la localisation et l'identification des réincarnées de haut et très haut-rangs, immergé dans un environnement social, religieux et géopolitique très spécifiques, de devenir l'esprit et la parole incarnées du détenteur du trône du Palais des Dalaï-lama, l'incarnation d' Avalokiteshvara, le Bouddha de la compassion, Bodhisattva en son temps auprès du Bouddha historique, Sakyamuni, Bouddha, le temps au Dalaï-lama du Tibet-occupé, réfugié en Inde, de devenir, l'esprit, la parole et la présence incarnée, en orbite planétaire permanente, qui s'est exprimée quelque 60 ans durant, devant tout ce que la planète a compté et compte, encore et toujours, de personnalités de tout premier plans, et de premiers plans dans chacun des centaines de pays que Sa Sainteté a multi-visité et honoré de sa présence, qu'ils soient politiques, intellectuels, chercheurs, scientifiques, liste sans fin ... et de devenir, et d'être devenu, le Dalaï-lama du Monde, le premier Dalai-Lama du Monde, d'autant plus Du Monde qu'il a, par son action et son esprit, fait se répandre le Bouddhisme Tantrique Tibétain, c'est bien simple, il l'a fait se répandre sur le monde entier, et il n'est pas un pays, des plus grands jusqu'aux plus petits, où le Bouddhisme Tantrique du Tibet ne compte et ne réunisse ses adeptes par centaines de milles, et où, le Premier Dalaï-lama du Monde ne s'exprime pas devant des salles combles, archi-combles et que ses propos ne soient relayés sur des écrans dans d'autres salles, elles-aussi archi-combles, et sur les parvis avoisinants, et de là, via les réseaux numériques dans le monde entier, archi-comble lui-aussi, qui les suit.

 

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                                                                                   Lama Damba Aïoucheïev

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Le Président Russe, Vladimir Poutine, qui, fut-il dit, aurait reçu des enseignements, très proche de la communauté Bouddhiste de Russie a affirmé l’importance du rôle du bouddhisme dans le pays, et promis de « soutenir à 100 % » les Bouddhistes russes.

 

 

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Le Président Américain, Barack Obama, rend, à l'occasion de Vesak, anniversaire de la naissance, de l'illumination et du passage du Bouddha, hommage aux millions de Bouddhistes du monde entier pour leurs vertus de sagesse, de courage et de compassion et honore tout ceux, hommes, femmes, enfants qui entretiennent  la foi et les fiers traditions Bouddhistes et contribuent à la diversité de la Communauté Humaine.

Hormis la Chine, le Dalaï-lama a fait physiquement de la planète, du reste de la planète, le réceptacle de sa présence, de sa parole, de son esprit.

Bien sûr qu'au regard de l’Inatteignable, du Temps et de l'Espace qui ne sont qu'une seule et même chose, dans les lointains contreforts, vaguement semblables à des fourmis esseulées et préoccupées de survie, bien-sûr qu'il y avait les hommes, des tout petits-d'hommes avec bêtes à quatre-pattes, habitats souffreteux, transhumance et tout le saint-frusquin de la petite vie des générations qui passent, se suivent sans interruption, et qui fait la vie des humains.  mais, au regard du temps et de l'espace ...

A côté desquels, Temps et Espace, même les plus hautes chaines de montagnes, pleines de bruits terribles, de grondements sourds et de fureurs hivernales qui faisaient si peur aux hommes et à leurs troupeaux , et souvent en dévoraient, en prélevaient, tous, malgré la rudesse de la vie et ses rigueurs, n'étant que nains, n'étaient rien de bien concret, même ces plus Hauts-Monts, demeure des dieux et déesses, finissent en ces temps de grande dégradation par n'être bientôt plus rien.

Rien ne venait et ne devait venir altérer la parfaite harmonie, et c'eût été, en ces temps anciens -  B.P. : Before - Present -, démence de ne serait-ce que même songer à n'en, seulement superficiellement, rayer la surface du miroir qui en eût reflété l'éclat de la lumière.

C'est de ces temps, temps en harmonie avec l'espace, que des hommes, si hauts perchés qu'ils s'en savaient en accord avec, que nous parviennent leurs enseignements. Leur témoignage.

C'est dire le temps qu'il faudra, ce goute-à-goutte, tranquille et sans autre heurt autre que la succession du jour et de la nuit. Du temps impavide. Puis, du temps de vie s'étant amoncelé,  la crue s'accentuant de l'action devenue frénétique des hommes aidant, et, tout son processus d'accélération démentiel pour que la parole, sise et précautionneusement entourée et veillée, protégée et sertie d'attentions, combien de millénaires durant en terre d'élection, transmise à qui-de-droit en fonction de son rang, comme un bijou, s'en vienne, finisse et, à la demande-express du XIV eme Dalaï-lama, par devoir résonner, haut et fort et en continuité, et autant qu'il l'est possible, partout où elle se pourrait être susceptible d'être audible et de dorénavant faire fleurir encore et encore et partout  ... La parole, la voix, l'esprit du Dharma. Faire se répandre la parole au sortir de l'Athanor magique de ses hauts plateaux du toit du monde.

Il nous est donné d'y assister. D'assister à ça. La densification de l'esprit de l'humanité. D'assister à la densification quasi-palpable de l'Esprit de l'humanité. A sa cohésion et à sa cohérence intrinsèques.

Au sortir du livre, il, cet esprit, elle, cette sensation de toucher l'esprit d'une humanité nouvelle en gestation, est, sont, bel et bien, palpables.

A ces enfants hackeurs, qui n'en connaissent, peut-être,  même pas le mot, les autorités qui les identifient offrent et proposent des ponts-en-or, des voies célestes toutes tracées pour un avenir radieux, dans le but de bénéficier, en premier lieu, de leurs compétences, et,  vont jusqu'à parfaire leurs connaissances avant de les employer. A tel point que c'en est devenu une sorte de cheminement obligé et fort couru, un brin excitant que " de hacker avant embauche ".

 

A cet enfant du village de Taktser, né un 6 Juillet 1935, dans cette province de l'Amdo, qui s'éveille dans cette nature tibétaine exceptionnelle, où gens et bêtes, rivières et oiseaux et montagnes, nuées et nuages, petites fleurs et tout ce qui vit, tout ce qui rampe, tout ce qui bouge, tout ce qui s’appréhende avec les yeux du cœur, tout est l'objet de respect et où tous vivent en harmonie, et, dans toutes les autres provinces de l'immense Tibet-occupé,  dans cet Est du Tibet, à cet enfant de l'Amdo, intronisé Dalaï-lama au terme de l'impressionnant parcours et périple intellectuel et méditatif monastique classique, où toutes les disciplines sont enseignées par un aréopage de maitres illustres choisis en fonction de leur qualité et compétences bien sûr, et, mais également, en fonction de leur psychologie pour une meilleure harmonie possible avec celle du jeune réincarné et étudiant au rang on ne peut plus élevé, à cet enfant il sera beaucoup demandé.

A tel point demandé que c'en est la quasi-preuve par neuf de la validation de la réalité du processus de réincarnation tel qu'il est défini et mis en pratique dans le Bouddhisme Tibétain.

 

Comment en aurait-il été autrement ?

Comment eut-il été possible qu'il en fût autrement ? Comment cet enfant, L'enfant, désigné comme la réincarnation du précédent Dalaï-lama, le Grand Treizième, singulier personnage, celui-là même qui avait donné des indications sur sa prochaine réincarnation et délivré un testament politique qui annonçait tout ce qui s'est produit par la suite de tragique au Tibet, comment et quelle chance y eut-il d'ainsi, sans le recours à ce système très sophistiqué de désignation de l'identité d'un réincarné, de " mettre la main ", dés ses premiers mois de vie, sur un tel enfant, au potentiel tel, appelé à connaitre un tel destin, une aussi prestigieuse destinée que celle dont témoigne à chacune de ses apparitions, et pour le plus grand bonheur de tous, celui qui est devenu le Dalaï-lama du Monde, qui a sauvé la langue et la culture de son pays, qui a fait école, fait se répandre l'idée du Bouddhisme, se répandre la connaissance et la pratique du Bouddhisme, du Dharma sur toute la planète, qui s'y est sensibilisée depuis ses populations les plus âgées jusqu'aux plus jeunes, ces populations de très jeunes, jusqu'aux très jeunes que la personnalité radieuse et sans pareil de Sa Sainteté attire et remplit de bonheur et de joie, mettre sur orbite terrestre, à force de travail et de sur-puissante motivation, l'idée de paix et de non-violence absolue, réhabiliter l'idée bien mal en point de bienveillance, d'amour et de compassion pour tous les êtres sensibles.

 

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 L'enfant de l'Amdo

 

Comment eut-il été possible que pareille trajectoire, qui a tout de celle d'une scintillante comète qui éclaire notre temps, qui élève l'esprit de nos frères et sœurs, tous ces quidams du monde, comment tout ça, cet impensable, qui va de Mao à Obama en passant Gandhi, et tous les chefs d'état - ou presque,  honte à la France, si lâche, mais c'est une vieille histoire  ! -  les plus grands des grands jusqu'aux plus simples des simples, tous réunis dans le partage de la croyance en l'affirmation de la positivité de l'Amour et de la Compassion pour tous les êtres, comment cet incommensurable travail de titan eut-il été possible, aussi surement réalisable, comment ce choix a-t-il pu se révéler aussi infaillible, s'il n'y avait eu, à sa source, à ses prémices, désignation avant la désignation, choix avant le choix, comment sans être guidés, de la façon dont ils le furent, par le respect de leurs procédures complexes de désignation des phénomènes de réincarnation, eurent-ils eu la moindre chance, d'à ce point, ne pas se tromper d'enfant, et, qu'en lui, retentissaient, déjà, à leurs yeux qui le découvraient, les tambours et les trompettes annonciatrices de sa haute destinée sans pareille, d'une haute destinée dont le soucis primordial allait devenir son combat pour la planète, pour la terre et les océans, le respect de la vie partout où qu'elle soit, et s'en irait en transhumance permanente professer et former des professeurs de demain dont le but et l'objectif sont de sauver la planète ? 

La trajectoire planétaire de portée historique, humaine et écologique planétaire de cet homme, de ce si-simple-moine, hors de tous les communs, plaide pour la validation de la réalité du processus de réincarnation tel qu'il est défini et mis en pratique dans le Bouddhisme Tantrique Tibétain. Le valide et le prouve.

L'enfant désigné comme la réincarnation du continuum-mental du précédent Dalaï-lama, lui-même désigné comme la réincarnation du continuum-mental du précédent Dalaï-lama, lui-même ..., est bien la réincarnation du continuum-mental du précédent Dalaï-lama, lui-même désigné comme la réincarnation du continuum-mental du précédent Dalaï-lama, lui-même ...

Et l'enfant devenu cet homme universellement reconnu nous invite, à sa suite, lui qui a parcouru la planète dans tous les sens et rencontré toutes les religions, a souffert au delà du tolérable des maux continuels et terribles qui frappent encore et toujours son peuple, qui tuent les siens, qui meurtrissent son pays-occupé, sans pour autant s'être jamais départi de la joie suprême qui est au delà de toutes choses, et réuni plus de gens que toutes les rocks-stars réunies ne le feront jamais, qui s'est entouré de scientifiques et de Nobelisés de tout crin, cet homme qui, par sa douceur persuasive inspirée par la Voie Bouddhiste de l'Amour pour tous les êtres sensibles et de la Compassion à l'adresse des mêmes, a imposé au monde, à la population du monde, ces idées dont il fut le véhicule merveilleux, la voix inaltérable, et, dont, tout un chacun, vous, moi, tous, sans qu'il soit besoin de leur faire davantage écho, a connaissance, que tout un chacun connait maintenant, dont tout un chacun, pour peu, et c'est parfois un grand effort mais toujours récompensé, qu'il prêtât l'oreille au bruissement régulier du souffle de son cœur, a une parfaite connaissance.

 

" Les dirigeants chinois, en indélicatesse séculaire avec leur voisin des hauts plateaux du toit du monde, craignaient, par-dessus tout, de voir succéder sur le trône du XIII ème Dalaï-lama, un homme énergique. Ils ne furent pas, dans leur crainte,  déçus. Le jeune homme désigné qui lui succéda et prit en main les rênes du pays des neiges était celui-là même dont les qualités justifiaient toutes leurs craintes. Celui qui s'asseyait sur le trône était cet homme énergique. "

Une institution, pour reprendre l'expression de Sa Sainteté, qui date de plusieurs siècles, l’Institution du Dalaï-lama, dont certains fort mal intentionnés rêveraient de mettre la main dessus - ils font tout pour ça ! - et de bénéficier, sans en avoir aucune légitimité d'aucune sorte, de son aura-planétaire comme de ses recettes, recettes dans toutes les acceptions du terme, y compris et surtout, pour ceux-là, qui, l'air mauvais, spécialistes coutumiers de la chose mercantile  - Ils excellent à ça, la dégradation de la beauté de la vie contre le plus possible de cette monnaie qui a cours dans leur empire qui espère bien s'assurer la domination du monde, et, qui fait tout pour ça aussi, comme, dernièrement, de créer des bases militaires à potentiel nucléaire sur des iles qu'ils créent partout de toute pièce, un bout de rocher qui presque affleure à la surface de l'océan leur suffit et ces arapèdes de la mort qui gagne y installent leurs bases, dont ils truffent les mers -  lorgnent dessus, obnubilés qu'ils sont des retombées politico-financières, une Institution du Dalai-Lama, donc, dont l'histoire qui débutait ses cycles de réincarnation, voici 7 siècles, avec Gendun Drub en 1391, se dote, par la décision de son XIV eme Dalai-lama, d'une Nouvelle Responsabilité.

Et, c'est tout le sens de ce livre, de cet ouvrage extraordinaire, où chacun de nous, qui sommes des millions dans tous les pays du monde, à s'enquérir des mots du Dharma qui partout répand son influence, où chacun de nous, chaque lectrice, chaque lecteur et tous ensemble sommes conviés à prendre à bras le corps, de tout notre cœur et avec toutes nos capacités, et de faire sienne cette " Nouvelle Réalité " dont le corollaire premier est que nous entrons - " On ne peut pas résoudre un problème avec le même état de conscience qui l'a créé. Il faut apprendre à regarder le monde avec des yeux neufs. A. Einstein ", que nous entrons dans l'âge de la Responsabilité Universelle,  qu'il s'agit de bel et bien participer activement à la sauvegarde de notre maison, et, pour se faire, ouvrir bien grand les yeux de l'esprit pour, tous, guidés par ce Bouddha Inouï de la Compassion sans limite qu'est le simple moine Tenzin Gyatso, rejoindre, depuis partout où nous sommes, rejoindre ce " pays sans chemin " qu'est la vérité, cette vérité dont nous entretiennent Le XIV eme Dalaï-lama et Sofia Stril Rever, dans Nouvelle Réalité.

Transhumance Tibétaine mondiale pour l'hôte de l'Inde. Combat pour la planète, pour la terre et les océans, le respect de la vie partout où qu'elle soit, combat acharné dont le but et  l'objectif sont de sauver la planète, notre terre, notre maison, notre terre-mère, dans ce livre écrit par Le Dalai-Lama du Monde et Sofia Stril Rever, sa présence féminine, sa parèdre, dans ce livre qui condense dans ses 267 pages " Le message essentiel du Dalaï-lama ".

 

Quel parcours que celui de ce XIV eme Dalai-Lama du Tibet, depuis cet enfant parti de son village isolé et esseulé de l'Amdo, jusqu'à l'appropriation par l'action conjuguée d'une somme colossale de travail et de pratique méditative sous le ciel pur et adamantin de l'Amour illimité pour tous les êtres sensibles et de la Compassion à l'adresse des mêmes !

 

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A la lecture de Nouvelle Réalité, L'âge de la responsabilité universelle, la conscience vient au lecteur de la mutation à l’œuvre chez cet immense personnage qui a acquis la stature imposante qu'ont ces Bouddhas autour desquels, de par le monde, des foules de toutes les couleurs et origines, terriennes, se recueillent alors qu'un maitre, à ses pieds, sur son trône de sagesse dispense ses enseignements.

Nouvelle Réalité, L'âge de la responsabilité universelle est un livre étrange.

Il est vrai que Sofia Stril-Rever est coutumière du fait. ...

Qu'elle nous a habitués, tout au long des chemins de crête poudroyants de lumiére de son parcours, à de bien étranges ouvrages. " La méditation m'a sauvé " écrit avec Phakyab Rimpoche, Bouddha Vivant, Bouddha vivant et absolument étonnant, qui enseigne à quelques encablures de Paris, à Menla Ling, ainsi qu'au États-Unis, et ailleurs encore,  est à ce titre de ceux, plutôt rares, qui amènent le lecteur, à, peu à peu, selon son propre rythme et sa motivation, modifier sa trajectoire, la rendre moins personnelle, un brin plus impersonnelle et en plus grand cousinage d'harmonie avec le dharma et toutes ces choses excellentes pour tous.

L’Etrangeté de Nouvelle Réalité, L'âge de la responsabilité universelle est d'un autre ordre. Elle se résumerait de façon, peut-être, un peu abrupte, mais néanmoins assez juste par un très concentré " On n'est pas pareil avant qu'après ! ".

Quand on l'a lu, quand on a lu ces quelques prés de 200 pages d'entretiens exclusifs de Sofia Stril-Rever avec le Dalaï-lama, principalement réalisés dans le décor prestigieux du Magdalen College d'Oxford, l'université anglaise, qui, composent ce précieux ouvrage, on n'est pas pareil aprés.

 

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La modification est insensible, le lecteur ne la perçoit pas forcement, mais la percevra au hasard d'un détour qui lui fera prendre conscience que son esprit revient à cet ouvrage, se remémore certains propos, se le remémore, mais, sans non plus forcement, se remémorer le texte des mots, c'est comme s'il se remémorait l'esprit des mots avant les mots, comme s'il p .. ressentait en lui, autour de lui, l'esprit de la pensée avant la pensée,  que lui reviennent des images, et que, peu à peu, graduellement, son esprit s'y est façonné, s'en est imbibé, l'a respiré et que cette alchimie, qui requiert temps et oubli, l'a métamorphosé.

Rien d'étonnant à ça, au vu les personnages en lice.

Profondément métamorphosé. Et que cette métamorphose, qui se fait, à la réflexion, très sensible, si l'on se concentre, sans peine, dessus, que cette métamorphose est un gain. Un gain de soi plus grand dans la notion de partage. Un plus d'avoir, somme toute, presque tutoyé des yeux, les mots de Sofia Stril-Rever qui s'entretient avec le Bouddha d'Oxford, un plus d'être qui a rapatrié en lui davantage d'esprit là où il fut pourtant toujours.

C'est depuis les parois des grottes du fond des ages sur lesquelles elles se sont répercutées et qui les ont recueillis, que nous parviennent ces enseignements.

Ce témoignage à plusieurs voix, étages et à multi-participations est un enseignement dont le lecteur fait l'expérience.

Il n'en sortira pas indemne. En ce sens qu'il lui faudra bien convenir de la justesse de l'esprit du livre, de la justesse de son propos, qu'à son corps presque défendant, assis, livre ouvert entre les mains jointes entre-ouvertes, ou posées l'une sur l'autre, il a fait l'expérience de la claire lumière, de l'éclat du livre, de cet à-peine-perceptible perçu, par tout lecteur. Grande initiation, beau cheminement de pensée auréolé du prestige de l'action qu'il aura expérimenté, tout en la recevant.

Qu’est-ce que nous dit ce texte, texte-phare à l’adresse des plus jeunes pour lesquels un monde nouveau se dessine dont les feux de la rampe qui l’inaugurent ne feront pas l’économie d’une étape cruciale, à l’orée duquel bois, demain calciné, et cataclysmique,  ou luxuriant, et harmonieux, tous nous trouvons.

 

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«  Le Dalaï-lama ne cesse de le rappeler… Malgré tous les périls, l’avènement de la nouvelle réalité est inéluctable … une nouvelle qui n’est plus tout à fait une utopie…car elle commence à prendre corps dans les consciences.

La nouvelle réalité est celle d’une humanité en train de se réconcilier autour des défis de notre époque et d’assumer l’espoir des générations futures. »

« L’émergence de cette nouvelle réalité, hors de la gangue de l’ancien monde, implique un temps intermédiaire, le temps d’un passage. Il s’agit d’une transition qui n‘est pas seulement énergétique, écologique et sociétale, mais aussi intérieure.

La transition intérieure donne leur sens à toutes les autres et les rend possibles. Elle consiste à retrouver une vérité d’ordre existentiel, au sens indien de satya, la vérité de l’être. C’est une vérité d’expérience à découvrir et, selon la formule de Krisnamurti, la vérité est un pays sans chemin. »

 

C’est le cinéaste Fritz Lang qui, partisan de l’abolition de la peine de mort, afin que tout un-chacun perçoive bien, en son âme et conscience, la problématique à l’œuvre, proposait dans ceux de ses films qui abordaient ce sujet, qui déchainait, alors, ces passions funestes et colères maintenant assoupies, et versées au registre de temps sociologiques presque oubliés, oubliés de l’histoire, comme oubliés des politiques et des foules qui y étaient hostiles, proposait une dialectique du pire, où  « le méchant » était vraiment à la hauteur de la méchanceté la plus méchante qui soit,  était vraiment tellement «  affreux, sale et méchant » et eut mérité, cent fois, à n’en pas douter, la condamnation à mort, mais qui lui serait épargnée, justement parce-que néanmoins d’autant plus justiciable de la peine de mort, l’en épargner témoignait d’un gain, d’un plus fondamental, d’un surcroît d’humanité.

 

Si la transition intérieure consiste à retrouver une vérité d’ordre existentiel, à retrouver Satya, la vérité de l’être, la vérité, ce pays sans chemin, alors, par un exemple extrême, exemple extrême que je vous livre, nous n’aurons pas de mal, dans le même mouvement de conscience qui nous en fait appréhender la monstruosité et la démence, et, d’une part, à ressentir l’urgence absolue qu’il y a à retrouver immédiatement, à refaire sienne cette vérité d’ordre existentiel, à se la récupérer au plus vite, et, d’autre part, de visualiser, tout aussi immédiatement, la facilité, quand-même, assez déconcertante, et, bel et bien à portée de la main de notre conscience, que rapatrier cette vérité de là où elle s’est par trop absentée, est un jeu d’enfant.

 

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Et quel enfant n’en rirait-il-pas aux larmes ? ... A s’en tordre le ventre ?

 

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 Usines de transformation de poulets. Reuters

 

Privés de pauses-toilettes, des salariés américains portent des couches. 

Les employés du secteur volailler aux États-Unis travaillent dans un tel climat de peur qu'ils n'osent pas demander de pauses pour aller aux toilettes et portent des couches, affirme l'ONG Oxfam.

Parfois la sensation-éveillée du sentiment d’urgence absolue provoque le réflexe salvateur immédiat. La constatation sans fard et crue de la réalité crasse de l’urgence absolue déclenche le geste qui sauve.

Carnage et monstruosité.

« Dans notre monde, nous tuons 60 milliards d’animaux terrestres chaque année, 164 millions par jour, 7 millions chaque heure, 114 000 par minute, 1900 chaque seconde »

« Nous tuons 1000 milliards d’animaux marins, 45 milliards de poulets …63 milliards d’oiseaux …tous sacrifiés à la consommation humaine … Comment vivre avec la conscience d’un tel carnage ? » …

Le Troisième Pole, Pays des glaces et des glaciers, le Tibet-occupé, Pays disloqué, Toit du monde aux neiges éternelles qui l’ont perdue. L’éternité.  Blanc-manteau qui s’effiloche, goutte à goutte ruisselant de larmes qui laissent la roche à nue, toile usée jusqu’à la trame des nippes de pauvres hères malmenées.

Le Tibet, toit du monde voit ses glaces fondre, ses eaux qui irriguent un continent entier, polluées, ses forets détruites, son air vicié, ses intemporelles certitudes se liquéfier, la bêtise la plus monstrueuse et ignominieuse s’y substituer, les remplacer, l’intérêt se substituer à l’oxygène, la montée en puissance de la vitesse qui empaquète tout, à la va-vite, et, à la va-très-mal, tout dans ses visées à court terme,  brusquer les cycles, les dérégler, en fausser le court, dérouter les enchaînements, y jeter le trouble du hasard, perturber tous les cycles, y compris ceux de la chimie - perturbés, les cycles du carbone, perturbés, ceux de l'azote, perturbés, ... -  y jeter un trouble criminel  - que d’aucun, quelque savant-soit-il, et, il en est, et des tas de " Nobelisés " comme Lui, en nombre, régulièrement, séances de travail et de réflexion les unes après les autres qui s’enchainent ainsi sur toute la surface de la planète, avec et autour de lui, aucun, quelque savant-soit-il, n’est, ne sont en mesure de prévoir ce sur que quoi  tout cela va déboucher, sur quelle catastrophe sanitaire  -  leur substituer la survenue de l’aurore terrifiante de la roulette russe pour toutes et tous, la roulette russe comme seul fin ou momentané échappatoire, la roulette russe comme dernier paradigme et métaphysique, la roulette russe comme on se joue de la vie,  comme on respire et comme on ment, comme on ment à la vie, la roulette russe à chaque inspiration, à chaque expiration, comme on ment à soi, comme on se ment, comme on ment, à l’autre qui n’est pas soi, loin de là, à l’univers sans fin et tout entier et que rien ne borne, qui est trop loin et qu’on s’en fout, qu’on s’en fout de sa radiation, violette, subtile et mystérieuse, de sa vibration primordiale, de sa pulsation intime, de sa courte et brève ondulation, de son énergie vivifiante qui précise la couleur de la sève odorante des arbres, qui pulse, règle et tonifie ce grand soufflet de forge, cette valve à deux temps, une inspiration, une expiration, ce tambour sacré,  métronome de la vie, avec de part et d’autre de sa double césure, une éternité flanquée par un bouddha au cœur qui donne tout son sens au cœur de l’homme.

 

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« Aucune nation ne peut résoudre seule ses problèmes. Faute d’assumer un sens de responsabilité universelle, la survie de l’humanité est en danger. »

« Il est très difficile de comprendre ce qui se passe, parce que tout est interconnecté »

Tous les cycles des substances chimiques sont déréglés. Tous les processus d’ordre physique, chimique et biologiques sont déréglés. Les cycles naturels des substances chimiques sont déréglés, les cycles de l’azote, du carbone, de l’eau sont impactés ou déréglés.

La terre en est malade. L’on puise en elle nuit et jour, et il est des chamanes qui disaient tout récemment, lors de la Cop 21, que la terre est malade. " Que le soleil se comportait de façon bizarre."

« La pluie vient tard. Le soleil se comporte de manière étrange. » Davi Kopenava, Shaman Yanomami.

« Où irons-nous lorsque nous aurons détruit notre monde ? »  demande Davi. Et de narrer par le menu tous les maux dont notre monde souffre.

« La vie nait à l’intersection de ces cycles chimiques » dit le Dalaï-lama.

 Mais, voilà " pour la première fois le comportement d'une espèce a endommagé la biosphère, qui est la matrice de l'existence terrestre, mettant donc en danger sa propre survie et celle de toutes autres espèces partageant ce même milieu ". 

 Mais voilà, avec la survenue récente sur la scène planétaire de " l'âge de l'humanité ", ou Anthropocène,  -  la commission internationale de stratigraphie doit se réunir en 2016 pour valider le changement d'ère  -  une Espèce, l'espèce humaine qui concentre tous les pouvoirs et en use de façon totalement anarchique, paniquée et paniquante, tous les cycles de la vie, tous les cycles chimiques, à l'intersection desquels la vie nait, sont bouleversés.

Et si l’intersection, le mors au dents, affolée par la grande précipitation qui va en crescendo, se fait vortex aux impensables capacités de destruction, alors ...

Énumérons brièvement, les Tchernobyl, Fukushima ..., ces catastrophe  - ici, nucléaires -  du temps de l’Anthropocène. 

" Les catastrophes atomiques ont ceci de particulier qu’elles délimitent toujours une fracture multidimensionnelle de l’histoire du vivant :

- La perte irrémédiable de tout un monde vivant sur d’immenses territoires, un printemps sans les cris des oiseaux, et des arbres roussis par un gigantesque et silencieux incendie.

- Une mortalité si nombreuse, et dans des conditions si inhumaines, que le travail de deuil s’avère impossible à réaliser, surtout « au temps de la mort sèche ».

- Un événement imprévu et inconcevable, qui dépasse nos facultés d’imagination, et dont les conséquences futures sont elles-mêmes imprédictibles.

- Des irradiés-contaminés subissant une atteinte aussi bien mentale que physique, dont certains effets s’étaleront sur plusieurs générations, pour donner naissance à des lignées d’êtres difformes.

 Autrement dit, « un avant et un après » sans retour possible. Un trou dans la mémoire symbolique des humains, dans leur inconscient, ce qui nous prépare « un retour du refoulé » à la mesure de l’événement.

 Mais de plus, et c’est là le  « double effet paradoxal » des temps catastrophes, atomiques ou autres, elles n’ont pas de fin, pas de terme prévisible : c’est un monstre qui pousse et dévore, de l’intérieur, l’humanité, dont la morbidité persistante est difficilement évitable. La catastrophe atomique « colonise l’avenir et n’offre aucune possibilité d’échapper au destin tragique : aucune culture n’est prête à affronter ce pari ».

Tout ce qui constituait, depuis des millénaires, la plus sûre et la plus fidèle, des sources de vie  -  l’air, les eaux naturelles, les fleurs, les fruits de la terre, les forêts, les fleuves et les mers -  tout cela est devenu, en quelques jours, source de danger pour l’homme et l’animal.

La catastrophe ukrainienne, la nippone, toutes les catastrophes - des logiciels existent qui en rendent compte, en temps réel, qui nous en informent des survenues, c'est simple, c'est continuel  -  toutes les catastrophes qui vérolent quotidiennement, night and day, la surface de la planète, son sous-sol, tout son sous-sol, et l'air nécessaire à la vie des espèces vivantes et que nos poumons absorbent à raison de 15 000 litres d'air qui transitent, l'air de rien et sans que nous n'y prenions garde, par jour, par nos voies respiratoires et nos poumons, toutes ces catastrophe, cette danse de Sait-Guy de catastrophes nous l’ont enseigné, il faut également prendre en compte, sans les perdre de vue, tous les effets délétères sur la santé de l’amoncellement-surentassement à moyen et long terme des « faibles doses » en tout genre, ces nanomatériaux d'un milliardième de mètre qui franchissent allégrement la barrière du vivant,  inhalées ou ingérées via l’alimentation, via les pestilences qui empuantissent les esprits, et les plombent durablement, qui vont ensuite produire leurs effets des années plus tard. Et courir le long des générations, les borner ces générations-à-encore-venir et risquer d'en suspendre le fil ténu au point de le rompre.

 

La grande accélération.

Impermanence  « … Marquée par l’impact exponentiel et irréversible des activités humaines sur la biosphère. La période précédente 1950, - en gros depuis les prémisses des prémisses qui se perdent dans l’infini de l’espace temps -  la période précédente 1950 est désormais classée B.P., Before Present, - tout un programme - ce nouveau sigle remplaçant B.C., Before Christ, repère obligé, mais dépassé aujourd’hui, des annales de la civilisation judéo-chrétienne.

BP, le temps de la catastrophe, est daté 1950, datée par les scientifiques dont le Dalaï-lama nous dit qu’ « ils sont nos gourous », date où les limites physiques de la terre furent atteintes, 1950, cycle qui débute d'années-maudites, année de l’invasion du Tibet par la chine, 1950 d'années-terribles pour la planète, puisque sans que personne n’en fût conscient, s’inversait le rapport de la planète et de l’humanité qui la foulait, 1950 année-seuil, puisque à dater de là, la planète allait connaitre le début qui n’irait, et tout un chacun d’en être, actuellement, tout-à-fait conscient, et, d’en pouvoir témoigner, qui n’irait qu’en crescendo, date-fatidique de la  plus terrible période d'érosion qu’elle n’eût jamais à affronter, 1950, année-crépusculaire, puisque c’est l’espèce humaine, elle-même, qui, par son action néfaste va impacter tragiquement la désormais hypothétique survie de la planète, 1950 année-maléfique, à ce point qu'a bien du retentir le son terrible de la conque, qui, jadis, déroutait pourtant les armées adverses, la conque Devadatta d’Indra et de Krisna, dont l’avertissement ne nous parvient que bien tardivement, relayé par la Parole d’Amour et de Compassion du fils de l’Inde, de ce Dieu vivant, de cet Homme, Dernier dieu vivant, de la réincarnation d’Avalokitesvara, de Celui qui se souvient, et qui l’a dit, en petit comité, qui se souvient  « ... de quand il était Bodhisattva  auprès du bouddha historique », sa réincarnation immarcescible, le Dalaï-Lama, Lama du Monde et de la Terre, qui appelle, impérativement, et, à un point d’urgence encore inégalé, à veiller, et, ce, sur le champs, sans plus attendre, et, sans atermoiement aucun, et de la part de tous, d’absolument tous, à ce que le Monde et la Terre, dont il est la parole de sagesse incarnée, retrouve l’harmonie nécessaire, nécessaire à sa survie, cette harmonie qui se doit de régner entre la Terre physique, et vivante, bien vivante, et le Monde, l’Entité-Monde, où  l’une des espèces du monde-vivant, qui règne désormais sur tout, et sans partage,  dans tous les les domaines, sur tous les règnes, l’Espèce Humaine, notre espèce,  par son aveuglement et sa stupide ignorance crasse et velléitaire, devenue objet premier de destruction et d’érosion, de destruction, la menace à court terme.

 

Et l’homme, le simple moine, qui a porté l’idée de non-violence et de protection de la planète et de respect de tous les êtres sensibles, par delà  toutes les religions quelles qu’elles soient, l’homme dont les êtres vivants qui, tous autant qu’ils sont et à titre égal, composent, l’humanité, des plus âgés aux tout petits de tous les âges qui se réunissent et se regroupent maintenant autour de lui, et, phénomène étonnant à voir,  remplissent les salles et les lieux immenses de leur candide intelligence, de par le monde, autour de lui, lui, le Bouddha-Vivant de la Terre, réfugié itinérant depuis plus de six décennies, une vie d'exil, originaire d’une terre-occupée, sa terre, le Tibet-occupé, continent immense et non-moins immense prison à ciel-ouvert, à lui tout seul, au chevet de la terre dont il recueille la plainte infinie et d’une douleur sans pareille, l’exprime on ne peut plus simplement, nous le dit, à chacun de nous qu’il somme de bien écouter et d’entendre, quand il pose son diagnostique, quand il nous dit que «  c’est très sérieux ».

Par delà les prières, au-delà des plus hauts-monts, et, toutes les attentes de toutes sortes qui font et rendent les expectatives vampiriques d’un temps qui n'est plus, temps funambule au cœur d'un néant qui le cerne de toutes parts, temps qui se réduit, si vite, à cette peau de chagrin gonflée comme une outre des larmes acides et amères du monde sur les genoux duquel elle finira par, si le redressement-changement-de-cap-obligé escompté n’a pas lieu, par se définitivement dissoudre, et s’en retourner à l’intemporelle poussière dont il sera bien dur de revenir… d’en revenir !

 

Le patient est très atteint.

Et Sa Sainteté de prescrire à l’Humanité le remède unique, absolument nécessaire, qu’il détaille dans son Manifeste de la Responsabilité Universelle.

" Les guerres prennent naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit ds hommes que doivent être élevées les défenses de la paix " Préambule de l'acte constitutif de l'Unesco.

-  Si la paix ne doit échouer, elle dit passer par une solidarité intellectuelle et morale de l'humanité avec tous les vivants. Votre sainteté, élever les défenses de la paix dans nos esprits et dans nos cœurs par la pratique de la compassion, telle est l'essence de votre enseignement, n'est ce pas ?

 Le Dalaï-lama acquiesce d'un hochement de tête.

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" Espérer. Ne jamais perdre espoir. Ne jamais abandonner. Notre espoir, aujourd’hui, c'est la prochaine génération. Ma génération appartient au XX eme siècle, et je suis maintenant sur le point de m'en aller de vous dire au revoir. ... Ce sont les jeunes de moins de trente ans qui appartiennent au XXI eme siècle. Nous devons faire l'effort de les informer, de leur transmettre notre expérience, nos connaissances. Ils sont l'humanité de demain. C'est à eux de faire de ce siècle un siècle nouveau de paix, de dialogue, de compassion et de responsabilité. .. "

- "  ... Vous avez dit ce qu'aucun Dalaï-lama avant vous n'avait jamais dit. En rattachant le nouvelle réalité à la responsabilité univerelle, votre interprétation de Tendrel, l'interdépendance, et de Lhaksam, " l'attitude extraordinaire " est un message politique nécessaire, pour franchir ce seuil critique de l'histoire humaine. Je ne doute pas que votre message puisse contribuer à ce que l'Anthropocéne, l'age de l 'humanité, devienne l'age de la responsabilité universelle."   Sofia Stril Rever

Et Sofia Stril-Rever de nous inviter à nous tous immerger, dans cette Méditation de la Responsabilité Universelle, au très précis descriptif sur lequel se clôt ce texte, cet appel vibrant de toutes les énergies subtiles condensées par Sa Sainteté le Quatorzième Dalai-lama qui s’exprime comme jamais, mu par ce qui s’appelle l’Urgence Absolue. 

 

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 L’avenir ... ?  Une hypothèque sur l'avenir ? ...

 

Bien entendu, au delà de l'inquiétude et par delà la gravité de son propos, parmi les multiples qui ne sont pas abordées, ce livre recèle une dimension, qui n'est pas non plus perceptible dans les lignes qui précédent, il s'agit de la formidable dynamique de la santé qui irradie cet entretien exceptionnel, de part et d'autre, du début jusqu'à la fin, et magistralement restituée par la plume d'une justesse et d'une précision absolues de Sofia Stril-Rever,  et cette santé communicative, que le lecteur découvrira avec joie et un plaisir quasi-gustatif, c'est ce rire, le formidable rire du Dalaï-lama, qui, tonne et résonne, et, quand, sujet oblige, il s'estompe, s'y faufile, néanmoins, en filigrane pour mieux ressurgir quelques pages plus tard et rebondir en écho tonitruant tel un ricochet infini sur la surface moirée et resplendissante à perte de vue de l'Amour et de la Compassion infinies pour tous les êtres sensibles.

 

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