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Billet de blog 26 juin 2012

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Comme une offrande pour chasser les ténèbres et libérer tous les êtres de la souffrance

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 བླ་མ་ཡི་དམ་དཀོན་མཆོག་གསུམ་ལ་སྐྱབས་སུ་མཆིའོ།
འཛམ་གླིང་ལ་ཞི་བདེ་ཡོང་བའི་རེ་བ་དང་།
 ༸རྒྱལ་དབང་རིན་པོ་ཆེ་རང་ཡུལ་དུ་ཕེབས་པའི་རེ་འདུན།

བོད་རྒྱལ་ཁབ་ཀྱིས་རང་ས་ཟིན་པའི་དོན་དུ་རང་ལུས་མེ་མཆོད་དུ་འབུལ་རྒྱུ་ཡིན།

 Je prends refuge en le Bouddha, le Dharma et la Sangha

 Je m'assieds moi-même sur le feu comme une offrande de lumière

 Avec l'espoir que Sa Sainteté Le Dalai Lama retourne au Tibet,

 Que la paix prévaudra sur terre et que le Tibet sera gouverné par les Tibétains

                                                                                        Tels sont les derniers mots de Tamding Thar

 



Tamdin Thar est,  depuis le début de la vague d'auto-immolations en février 2009,  le trente-neuvième Tibétain à s'être auto-immolé pour protester contre le gouvernement Chinois et demander le retour d'exil du chef spirituel du Tibet, le Dalai Lama.

Le 19 Juin 2012, Tamding Thar, un tibétain agé de 50 ans, s'est lui-même assis en feu en face du bureau de police-armée du peuple chinois, à Chentsa, dans la province d'Amdo, dans le nord du Tibet,  pour protester contre le règne de la Chine sur le Tibet.

 

    offrir son corps comme torche de la Compassion pour dissiper les ténèbres et l’ignorance

                           J’abandonne mon corps comme une offrande pour chasser les ténèbres et libérer tous les êtres de la souffrance.

                                                                                                                       Lama Sobha,

                                                                                                                       qui s’est immolé le 8 janvier 2012 dans son monastère à Golog

  Le temps est venu pour les autorités chinoises d'adopter  une approche sérieuse pour résoudre le problème tibétain.

                                                                                                                                             Sa Sainteté, Tenzin Gyatso, XIV ème Dalai Lama

Le Dalaï Lama a accusé la politique des autorités de Pékin d'être avec son  régime totalitaire, aveugle et irréaliste,  la grande responsable de cette vague d'auto-immolations au Tibet.

Depuis 2009 jusqu'à 40 Tibétains se sont auto-immolés par le feu  pour réclamer la liberté du Tibet, le retour de Sa Sainteté le Dalaï Lama et la fin de la domination communiste au Tibet.

Ils ont pour nom, 

Tapey,  Rigzen Phuntsog,  Tsewang Norbu,  Lobsang Kelsang,  Lobsang Konchok,  Kelsang Wangchuk,  Choephel,  Kayang,  Norbu Damdrul, Tenzin Wangmo,  Dawa Tsering,  Palden Choetso,  Tenzin Phuntsog,  Tsultrim,  Tennyi,  Sonam Wangyal,  Lobsang Jamyang,  Sonam Rabyang, Rigdzin Dorje,  Tenzin Choedron,  Lobsang Gyatso,  Dhamchoe Sangpo,  Nangdrol,  Tsering Kyi,  Gepey,  Jamyang Palden,  Losang Tsultrim, Sonam Thargyal,  Lobsang Sherab,  Chime Palden,  Tenpa Thargyal,  Choephak Kyab,  Sonam,  Rinchen,  Dorjee Tsetin,  Dargye,  Rikyo,  Janphel Yeshi  ...

  et combien d'autres ...

Le Très Vénérable Thich Quang Do, Patriarche Suprême de l’Eglise Bouddhique Unifiée du Vietnam  -  EBUV,  Église historique,  indépendante, arbitrairement interdite en 1981 -   a écrit à  Sa Sainteté le Dalai Lama pour exprimer le soutien de l’EBUV au combat du peuple tibétain pour la liberté.  La lettre, en date du 11 février 2012, a été envoyée clandestinement au Bureau International d’Information Bouddhiste - BIIB - , depuis le Monastère Zen Thanh Minh à Saïgon, où Thich Quang Do est en résidence surveillée.

Dans son  message, envoyé au Dalaï Lama et au peuple tibétain, qui a été transmise au Dalai Lama à Dharamsala, Thich Quang Do écrit :

« Je vous écris pour exprimer la profonde douleur de l’Eglise Bouddhique Unifiée du Vietnam concernant la récente vague d’immolations de bonzes, nonnes et laïcs bouddhistes appelant à la liberté religieuse et au retour de Votre Sainteté sur la terre sacrée du Tibet. J’ai appris que 21 personnes s’étaient immolées depuis un an, et cinq pour la seule semaine passée. Ces gestes tragiques n’ont pas seulement eu lieu dans la région du Tibet proprement dite mais également dans des régions des provinces chinoises du Qinghai et du Sichuan, où de nombreux Tibétains vivent.

« Au lieu de rechercher la cause de ces gestes de protestation, le gouvernement chinois a réprimé avec une brutalité intolérable. De vastes régions ont été fermées, les médias soumis au black-out, et la police a abattu au moins six Tibétains dans la région de Kham dans la province du Sichuan. En dépit de cette répression sans merci, des milliers de Tibétains continuent de défier les autorités en organisant des veillées à la lueur des bougies, des grèves de la faim, des marches et des manifestations pacifiques avec des bannières appelant au « Tibet Libre » et à la libération de tous les prisonniers politiques tibétains.

« Je suis particulièrement touché par les mots du Lama Sobha, qui s’est immolé le 8 janvier 2012 dans son monastère à Golog, dans la région tibétaine d’Amdo, dans la province de Qinghai. Dans un émouvant enregistrement audio fait avant son immolation, il appelait les Tibétains à s’unir pour protéger la culture, la religion et la langue tibétaines, et expliquait les raisons de son immolation : « J’abandonne mon corps comme une offrande pour chasser les ténèbres et libérer tous les êtres de la souffrance ».

« Nous, les Bouddhistes du Vietnam, partageons cette vision avec les Bouddhistes du Tibet. L’immolation est un geste tragique et extrême, un geste qui devrait être évité à tout prix.  Mais il y a des moments où ce geste ultime, celui d’offrir son corps comme torche de la Compassion pour dissiper les ténèbres et l’ignorance, est le seul recours possible.

« Au point culminant de la guerre du Vietnam en 1963, le Bodhisattva Thich Quang Duc s’est immolé à Saïgon pour en appeler à la réconciliation et à la paix. Son geste, filmé par la presse internationale, a secoué la conscience du monde.  Depuis que le Vietnam est tombé sous le joug communiste en 1975, 22 bonzes, nonnes et laïcs bouddhistes se sont immolés pour en appeler à la liberté religieuse au Vietnam, y compris les douze bonzes et nonnes à la Pagode Duoc Su à Can Tho, le 2 novembre 1975. Du fait de la censure impitoyable du régime communiste, aucun journaliste étranger n’était présent pour rapporter ces événements. Leur sacrifice a été réduit au silence.

« C’est par conséquent avec un profond sentiment de communion et de compréhension, mais aussi de peine et de chagrin infinis, que j’ai pris connaissance de l’immolation de tant de jeunes bonzes et nonnes bouddhistes au Tibet, et de l’escalade de la violence à laquelle recourt le régime communiste chinois pour empêcher le monde d’entendre leurs cris tragiques. Cette situation est un défi pour toute l’humanité. J’en appelle aux dirigeants du monde d’agir au plus vite, d’exiger la fin de la violence et une enqête internationale et indépendante sur ces cas d’immolation.

« Au nom de l'Église  Bouddhique Unifiée du Vietnam (EBUV) , je prie pour tous ceux qui ont sacrifié leur vie et pour tous ceux qui souffrent de la répression de ces protestations pacifiques. Je soutiens pleinement le combat courageux du peuple tibétain pour sa survie et partage vos aspirations pour le droit à la liberté et à la vie. Votre souffrance est notre souffrance. Votre combat est notre combat. Les Bouddhistes du Vietnam se tiennent derrière vous dans ce mouvement non-violent pour la liberté religieuse et les droits de l’Homme, car sans les droits de l’Homme, les êtres humains ne pourront jamais exister pleinement et librement.

« L’EBUV n’oubliera jamais les nombreux appels faits par Votre Sainteté durant les années 1990 pour obtenir ma libération des prisons communistes. Ce n’est que lorsque j’ai été amnistié en 1998 que j’ai appris, par la bouche du porte-parole de  l’EBUV  à Paris, Vo Van Ai, vos interventions humaines et cruciales. Aujourd’hui, je suis toujours en résidence surveillée au Monastère Zen Thanh Minh, après presque trois décennies de détention sous diverses formes. Je suis toutefois toujours avec vous par l’esprit. Vous êtes toujours dans mes prières et j’espère de tout mon cœur et de toutes mes forces que vous réussirez à guider le peuple tibétain en ces temps difficiles  ».

A vous dans le Dharma,
Cinquième Patriarche Suprême
Église Bouddhique Unifiée du Vietnam
(signature et sceau)
Sramana THICH QUANG DO

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