Sangye Tso s'immole par le feu et laisse deux enfants



Sangye Tso, une femme tibétaine, originaire de Chone, dans la province du Gansu, agée  de 36 ans, s'est auto-immolée par le feu en signe de protestation contre la dictature chinoise au Tibet-occupé.  Elle laisse deux enfants.

Sangye Tso a choisi de perpétrer sa protestation radicale et ultime à proximité d'un corps de bâtiment où logeaient le personnel de sécurité chinois et les forces armées. Elle s'est enflammée vers 4 h, heure locale.

La localité est proche du monastère Choekhorling de Tashi.

Comme à leur habitude, mises en place des procédures sécuritaires drastiques habituelles, auxquelles les forces d'occupation chinoise sont coutumières depuis cinq ans, qu' ici et là, sans signe avant-coureurs perceptibles, la résistance tibétaine s'exprime sans crier gare, sous leur yeux et dans l'impuissance totale des autorités d'occupation à juguler ces actions individuelles et absolument imprévisibles, ou ne serait-ce qu'interrompre momentanément et un tant-soit-peu, ce phénomène d'opposition ultime et radicale.

La sécurité chinoise a enlevé rapidement le corps calciné afin de la soustraire à une foule qui eût pu se regrouper autour et procéder aux premiers rituels et prières pour le restituer plus tard à la famille de la jeune femme.

Selon les mmebres de sa famille, Sangye Tso avait diffusé un message qui les avaient interpellés et inquiétés depuis l'application " We Chat ". Mais la teneur est pour l'instant inconnue et l'on peut faire confiance aux autorités chinoises pour en contrôler toute velléité d'accès.

Cette auto-immolation par le feu se déroule quelques jours à peine après celle de Tenzin Gyatso, dont nous avions rendu compte, qui s'était lui-même mis le feu le 21 mai dernier pour protester contre le déploiement massif de forces de sécurité chinoises dans tout le comté de Tawu comté où les Tibétains ont prévu de célébrer le 80e anniversaire du très  charismatique leader tibétain en exil, Tenzin Gyatso, Sa Sainteté Le XIV em Dalai-lama.

Le gouvernement tibétain en exil a tenu aujourd'hui une cérémonie de prière en l'honneur de ces deux auto-immolés par le feu.

 


Photo de l'auto-immolation par le feu de Tenzin Gyatso diffusée par un organe de la presse italienne, le Corriere Quotidiano  et le commentaire et texte adéquat qui l'accompagne. 

Quant à la presse française, à l'image de, peut-être, ceux qui privilégient le tapis rouge du sang des tibétaines et des tibétains enflammés à la légitime revendication de voir appliquée, et, à la lettre, partout, dans le monde, sur toute la planéte, et donc, en Chine aussi, la déclaration internationales des droits de l'homme, elle, la nôtre-presse-parlée, écrite et tous les médias qui devraient s'estimer pour le moins concernés, elle reste et demeure, cette presse, bien frileuse, timorée, un brin par trop timide.

La complicité, c'est affaire aussi de mentalité et d'esprit, et la complicité a ses racines jusqu'en la pleutrerie première qui pousse à esquiver ce qui ne souffre pas, qui ne souffre d'aucun, du moindre atermoiement, tant l'urgence est grande, à un point tel, parvenue là où l'on ne saurait même l'imaginer. Exigence première, exigence inaliénable ... Dénoncer et œuvrer.

 

" Que tous les journalistes qui verront cette image réalisent qu'ils ont le devoir d'informer les citoyens français..."

" Plus de 140 Tibétains se sont immolés par le feu ces dernières années."

" Quelques médias en ont parlé mais la plupart se taisent..."  c.m.

 

 

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