«Un lieu, une oeuvre» : Rantigny - Le bonheur au bout du chemin de Kevin Sullivan

Mon lieu, est une ville de l’Oise. Rantigny. Mon œuvre, est une mini-série dont le titre et l’histoire, collent parfaitement avec ce que m’évoque Rantigny : « Le bonheur au bout du chemin ».


Ville de Rantigny © ECTM Ville de Rantigny © ECTM
Mon lieu est une ville de l’Oise. Rantigny. 

Mon œuvre, est une mini-série dont le titre et l’histoire, collent parfaitement avec ce que m’évoque Rantigny : "Le bonheur au bout du chemin ».

Rantigny est une ville de 2 500 habitants environ, semblable à d’autres communes de France avec son patrimoine architectural et historique. Seulement, elle ma ville. La ville de mon enfance qui a construit mon imaginaire, celui qui permet de casser les barrières. Une auteure dont le nom ne me revient pas, a d’ailleurs fait le lien entre imaginaire développé et esprit révolutionnaire.

 

Elle pédale, elle pédale vite. Dans les lignes droites, dans les virages en pensant s’envoler au bout d’un moment. Elle, c’est moi.

Sans casque ni genouillères, elle ne pense à rien… passe près du champs de maïs qui borde la route, traverse le chemin de fer où les trains passent leur chemin, passe près de « la place », lieu des fêtes foraines où les lots gagnants vont des lunettes géantes jaunes, aux poissons rouges dans un sac en plastique.

Elle pédale encore et toujours et passe près de « la passerelle ». C’était à la fois son nom en tant qu’objet et son appellation par les habitants : « La passerelle », passage qui permet de traverser le chemin de fer. Passage qui mène vers les amis, l’école, « la place », la boulangerie…

On a vite fait le tour de Rantigny.

Elle est traversée par « la Brêche » qui coule à côté de l’usine Isover.

Elle est composée de zones pavillonnaires et d'immeubles. Les habitants se connaissent.

C’est quand même le grand air, l’esprit de liberté et d’évasion.

 

On ne se ressemble pas forcément, mais on se connaît.

Assise par terre depuis des heures, elle se fait tresser les cheveux par une voisine. Elle, c'est encore moi.

Gardée chez une autre voisine, il est l’heure de faire la sieste. Elle est couchée depuis plus d'une heure...mais impossible de dormir avec la copine à côté !

A la maison, au coin du feu, toute sa famille se colle. Une maison, ça peut être difficile à chauffer.

D'ailleurs, ça chauffe parfois fort à la maison et à un moment il faudra en partir.

A l’école, la couleur de peau d'un élève ne semble guère plaire au professeur.

On se connaît. On connaît.

Rantigny c’est une petite ville.

 

Le bonheur au bout du chemin © SensCritique Le bonheur au bout du chemin © SensCritique

 

 

L’héroïne de mon œuvre filmographique, aurait su manier son monde à Rantigny et tout bouleverser.

Elle arrive comme une tornade dans un petit monde bien établi, avec son regard bien à elle sur le monde et les choses de la vie.

Son nom est Anne. Anne avec un « e ».

Orpheline, elle ne souhaite rien de plus qu’une famille. Par un malentendu, elle est finalement adoptée par un couple de frère et sœur, qui à l’origine, attendait la venue d’un garçon.

Elle s’émerveille des paysages et de toute la végétation qu’elle voit. Du fait d'un imaginaire très développé, elle donne des noms très poétiques à certains paysages.

« La maison aux pignons verts », maison du couple, devient désormais sa demeure.

Mon héroïne est rousse et prend sa rousseur comme une malédiction… mais elle ne supporte pas qu’on la définisse à partir de cela. Un garçon en fera même les frais...physiquement ! (la violence, c'est mal bien-sûr...)

Elle n’a pas sa langue dans sa poche mon héroïne et choque par son effronterie. Cependant, grâce à ce « don », elle réussit à attendrir les cœurs les plus secs, mais en amour, elle n’est pas plus tendre…et sa vie sentimentale en pâtira.

L’histoire d’Anne avec un « e », se décline sous le format d’une mini-série. C’est une histoire canadienne diffusée en 1985 et réalisée par Kevin Sullivan. Elle est l’adaptation de l’histoire écrite par la romancière Lucy Maud Montgomery en 1908.

Elle est une de ces histoires d’enfance où l’on s’identifie naïvement en ayant sublimé sa propre vie.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.