Emmanuel Zemmour ouvre le 82ème congrès de l'UNEF

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Emmanuel Zemmour, vice-président de l’UNEF, a ouvert notre 82ème congrès hier en fin d’après-midi. Il est revenu largement sur l’importance de ce congrès pour imposer les aspirations des jeunes dans le débat public.

 

A en croire le gouvernement la crise économique ne permettrait plus de faire des choix politiques. Le seul avenir possible pour la jeunesse serait la précarité et le déclassement. Mais la crise n’explique pas tout. Ce sont les choix politiques du gouvernement qui font exploser les inégalités, qui augmente le chômage et qui détruisent les services publics. C’est la politique de rigueur du gouvernement qui nous empêche de sortir de la crise.

 

La crise sociale pousse les individus à se replier sur eux-mêmes. Chacun marche sur son voisin. Et ceux qui sont de trop sont montrés du doigt. C’est là le terreau du Front National. Mais le gouverne-ment lui avait largement préparé le terrain par sa politique xénophobe et sécuritaire. Nous ferons barrage aux idées d’extrême droite d’où qu’elles proviennent.

 

Les pouvoirs politiques doivent prendre en compte les aspirations de la population. Les jeunes ont déjà fait entendre leurs voix des émeutes en banlieue de 2005 au mouvement contre la réforme des retraites en passant par le combat contre le Contrat Première Embauche de 2006. Mais en refusant de nous écouter le gouvernement enfonce de plus en plus le pays dans une crise démocratique.

 

Ce sera le rôle de l’UNEF d’imposer nos revendications dans le débat. Car les solutions nous les avons.

 

Emmanuel Zemmour est ensuite revenu sur les questions de l’emploi des jeunes et des réformes universitaires. Il faut tordre le coup à l’idée qui veut que les jeunes soient inemployables. Les entreprises raffolent des jeunes quand il s’agit de remplacer un CDI par un contrat précaire. Les jeunes sont la variable d’ajustement d’un marché du travail frappé par le chômage de masse. Nous ne réclamons pas un statut dérogatoire comme les gouvernements successifs nous l’ont pro-posé. Nous réclamons le droit commun, un CDI pour tous avec une rémunération à la hauteur de nos qualifications.

 

Les différentes réformes de l’université depuis 2007 ont imposé le règne de l’élitisme. Pour préparer l’avenir il est temps de relancer la démocratisation. On a déjà trop demandé aux étudiants de s’adapter à une université archaïque. Pour que l’université se donne l’ambition de la réussite c’est l’étudiant qui doit être mis au coeur du système.

 

Emmanuel Zemmour a ensuite conclu sur notre stratégie syndicale.

 

Si l’UNEF est une force de proposition elle est aussi, et surtout, le meilleur moyen d’agir. Nous devons élaborer une stratégie offensive pour continuer d’obtenir des prises d’avantage dans ce contexte de régression sociale. Comme nous l’avons fait en défendant nos aides au logement et le 10ème mois de bourse. Nous briserons les barrières de la résignation grâce à un syndicalisme de victoire. Un syndicalisme qui rassemble le plus grand nombre et qui utilise ses deux jambes en alliant la mobilisation et la recherche de débouchés.

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