Billet de blog 29 oct. 2021

Bruno Dalpra
Citoyen engagé
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COP26 : Journée mondiale d’action pour la justice climatique

Chaque année, les catastrophes climatiques se multiplient partout dans le monde, et les plus pauvres en subissent toujours plus dramatiquement les conséquences, surtout dans les pays du Sud. Une large coalition d'organisations appelle à la mobilisation en marge de la COP26 le samedi 6 novembre 2021.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

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6 novembre 2021 : journée mondiale de mobilisation pour la justice climatique

« Nous vous invitons à organiser des initiatives, manifestations, actions ou débats publics partout en France autour du 6 novembre. Pour la justice climatique, pour les droits des peuples, pour un autre futur. »

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– la coalition d'organisations signataire de cet appel :
appel à l’action et à une journée internationale de mobilisation le 6 novembre de la "COP26 Coalition" au Royaume-Uni et des mouvements pour la justice climatique. Retrouvez toutes les informations sur le site de la Coalition COP26.


COP26 : appel à mobilisation le 6 novembre pour la justice climatique


infos via Attac France :

Le problème

Nous vivons une période de multiples points de rupture – du climat au Covid en passant par le racisme. Nous savons que ces crises non seulement se recoupent, mais ont la même origine.

Si personne ne peut échapper aux impacts de ces crises, celles et ceux qui ont le moins contribué à les provoquer en souffrent le plus. Partout dans le monde, les personnes les plus pauvres et les communautés de couleur sont trop souvent celles qui subissent de plein fouet la crise climatique. Des villages côtiers du Norfolk, dont les défenses maritimes s’érodent plus rapidement que jamais, aux personnes vivant près du delta du fleuve Niger souillé par les déversements de pétrole.

Comment en est-on arrivé là ?

Nous sommes arrivé·e·s à ce point de crise parce que notre système politique et économique est construit sur l’inégalité et l’injustice. Pendant des siècles, les gouvernements et les entreprises des pays riches ont exploité les peuples et la planète à des fins lucratives, peu importe à quel point cela nuit au reste d’entre nous.

La solution

En bref : justice climatique, changement de système, pouvoir d’en bas.

Tout comme la crise climatique, notre système économique et politique a été créé par l’humain. Cela signifie également qu’il peut être refait. Nous avons besoin d’un changement de système qui vienne de la base. Pour résoudre ces problèmes, nous devons les résoudre tou·te·s ensemble. La justice climatique reconnaît que toutes nos luttes nous ramènent au même système injuste. Que nous luttions pour un meilleur salaire au travail, pour de l’eau potable, ou contre les violences policières ou l’ouverture d’une nouvelle mine. Pour garder le contrôle de notre corps ou arrêter la destruction des forêts dans lesquelles nous vivons. Nous avons besoin d’une action climatique qui fonctionne pour nous tou·te·s, pas seulement pour les personnes qui ont le plus d’argent en poche.

Les solutions dont nous avons besoin existent déjà et sont mises en pratique, mais nos dirigeants manquent de volonté politique pour agir. Nos solutions ne réduisent pas seulement les émissions de carbone, mais créent un monde plus juste et plus équitable — ce qui signifie une action climatique basée sur la justice, la redistribution des ressources et la décentralisation du pouvoir.

La crise ne sera pas résolue si les plus touché·e·s ne sont pas au cœur des solutions et de la prise de décision. Les impacts de la crise climatique varient selon les régions et les communautés. Cela signifie que les meilleures solutions pour chaque territoire doivent être façonnées par celles et ceux qui vivent les impacts. Dans de nombreux cas, les communautés autochtones et de première ligne connaissent les solutions depuis des siècles. Et après tout, nous devrions tou·te·s pouvoir participer aux décisions qui nous concernent.

COP26 : pourquoi est-ce important ?

Les dirigeants et experts mondiaux se réuniront à Glasgow en novembre lors des négociations mondiales sur le climat, la COP26.

Les problèmes mondiaux ont besoin de solutions mondiales. Les décisions prises à la COP26 définiront la manière dont les gouvernements réagiront (ou non) à la crise climatique. Ils décideront qui doit être sacrifié, qui s’en sortira et qui en tirera profit. Jusqu’à présent, les gouvernements ont fait trop peu et trop tard : main dans la main avec les entreprises et en se cachant derrière des « solutions » basées sur le greenwashing (ou écoblanchiment) qui en réalité n’existent pas encore, qui ne traitent pas l’ampleur du problème et, dans de nombreux cas, reposent sur une exploitation accrue des personnes et de la planète.

La COP26 se déroule à un moment crucial de l’histoire. Partout dans le monde et à travers les mouvements, nous assistons à une nouvelle vague de résistance, de solidarité mondiale et d’organisation venant de la base. Nous avons une occasion unique de réinitialiser notre système alors que nous nous remettons de la pandémie. Nous pouvons soit intensifier la crise jusqu’au point de non-retour, soit jeter les bases d’un monde juste où les besoins de chacun·e sont satisfaits.

Qu’essayons-nous de faire ?

La justice ne nous sera pas rendue par les dirigeants mondiaux, ou portée par les entreprises. Nous seul·e·s pouvons imaginer et construire l’avenir qui nous convienne à tou·te·s. Les solutions transformatrices dont nous avons besoin pour survivre et construire un monde plus juste et équitable ne peuvent être apportées que par l’action collective, la solidarité et la coordination de nos communautés locales et au niveau international.

Nous rassemblons des mouvements du monde entier pour renforcer le pouvoir de changement du système - mouvements indigènes, communautés de première ligne, syndicats, groupes anti-racistes, jeunes grévistes, travailleurs de la terre et paysan·nes, ONG, campagnes communautaires issues de la base, mouvements féministes, groupes religieux… pour ne citer que ceux-là. Nous mettrons au premier plan les communautés autochtones, de première ligne et du Sud. Nous avons besoin de votre aide pour amplifier leurs voix et leurs revendications.
Où que vous soyez dans le monde, il est maintenant temps de rejoindre la lutte pour la justice climatique. Nous avons besoin de tou·te·s sur le pont : sur les lieux de travail, dans les communautés, dans les écoles, les hôpitaux et au-delà des frontières nationales.

  • 6 novembre  : rejoignez-nous pour la Journée mondiale d’action pour la justice climatique à travers des mobilisations de masse décentralisées à travers le monde.
  • 7-10 novembre  : rejoignez-nous pour notre Sommet des peuples pour la justice climatique où le mouvement pour la justice climatique se réunira pour discuter, apprendre et élaborer des stratégies pour le changement du système. Vous pouvez participer en ligne depuis n’importe quel endroit dans le monde, ou en personne à Glasgow.

Illustration 3

L ' A P P E L  F R A N C E  : 

Chaque année bat un record de hausse de la température mondiale. Chaque année, les catastrophes climatiques se multiplient partout dans le monde. L’été 2021 en est la triste confirmation : incendies, inondations, ouragans, sécheresses, canicules... Les plus pauvres en subissent toujours plus dramatiquement les conséquences, en particulier dans les pays du Sud. La pandémie de la Covid 19 a par ailleurs mis en lumière les impacts irréversibles, y compris sur la santé, des attaques contre la biodiversité.

Le dérèglement climatique, c’est notre présent à toutes et tous, partout dans le monde. Phénomène global, il appelle des réponses mondiales : baisse massive des émissions de gaz à effet de serre, lutte contre les pollueurs et le système productiviste qu’ils nourrissent, solidarité internationale entre les pays riches et le Sud global, justice sociale et protection des droits humains doivent être les principes directeurs de l’action pour la justice climatique.

Six ans après l’accord de Paris, c’est ce qui devrait guider les États à l’occasion de la COP26 qui se déroulera à Glasgow du 31 octobre au 12 novembre afin de maintenir la hausse des températures en dessous de la barre des 2°C, voire 1,5°C.

Mais, depuis 2016, nos dirigeants en sont encore à discuter des moyens à mettre en oeuvre face aux changements climatiques ou à tenter de verdir leurs images, en même temps que celles de nombreuses entreprises multinationales qu’ils soutiennent, sans engagements à la hauteur. Ils soutiennent le développement de fausses solutions, le greenwashing et la fuite technologique, qui, loin de résoudre la crise climatique, empêchent toute transition réelle.

Les gouvernements des pays les plus riches participent ainsi à un véritable crime climatique.
Nos dirigeants restent sourds aux interpellations, aux pétitions ou aux marches massives à travers le monde. Ils s’assoient sur les rapports du GIEC et les alertes de scientifiques. Ils regardent ailleurs alors que les dérèglements climatiques sont toujours plus nombreux, plus violents et plus meurtriers. Ils criminalisent et ne protègent pas les activistes environnementaux face à une répression qui va jusqu’à des assassinats, certains s’en rendant même complices.

Face à cette inaction climatique, qui devient un véritable crime contre le vivant, c’est aux mouvements populaires, ceux qui défendent les communautés impactées, les peuples autochtones, celles et ceux qui défendent le vivant, aux salarié·e·s et à toutes les personnes convaincu·e·s qu’il faut changer de modèle de production et de consommation de prendre la relève.

Partout dans le monde, la mobilisation citoyenne s’organise : défense des terres et des droits, blocage de projets polluants, actions dans les tribunaux, grèves pour le climat, etc. Elle porte des alternatives et remporte des victoires qui permettent d’enrayer cette machine infernale et de construire ainsi un futur désirable.
En Grande-Bretagne, une coalition de mouvements sociaux et écologistes organise plusieurs jours de mobilisation pendant la COP26 et appelle à des actions partout dans le monde le 6 novembre prochain.

Nous vous invitons à répondre à cet appel en organisant des initiatives, manifestations, rassemblements, actions ou débats publics partout en France autour du 6 novembre. Pour la justice climatique, pour les droits des peuples, pour un autre futur.

Nos mobilisations donneront de l’écho aux mobilisations locales, notamment celles qui appellent à défendre nos terres et nos droits fondamentaux, et aux mobilisations internationales qui entoureront la COP26.


Premiers signataires :
votre organisation peut signer le texte par ici

350.org ;
Action Aid ;
Agir pour l'environnement ;
Amis de la Terre France ;
ALDER Climat Energie ;
Alternatiba 06 ;
Alternatiba Nevers ;

Alternatiba Paris ;
Alternatiba Toulouse ;
Altercarto ;
AITEC ;

Association Cap à Gauche 19 ;
Association Manger Végétalien ;
Assemblée européenne des citoyens AEC HCA-France ;
Association pour la protection des animaux sauvages ;
Attac France ;
Association Cyberacteurs ;

Carré Géo & Environnement ;
CCFD-Terre Solidaire ;
CGT ;
Chrétiens Unis pour la Terre ;
Citoyens pour le Climat (Amiens) ;
Citoyens pour le Climat Nîmes ;
Confédération paysanne ;
Communauté de l'Arche Non-violence et Spiritualité ;

CRID ;
Convergence des Services Publics ;
Collectif du Gâtinais pour la Marche pour le Climat ;
Colibris ;
Droits Environnement et Citoyenneté DEC ASBL ;
Donner du Sens ;
Droit au logement ;
Extinction Rebellion France ;
Escape-jobs pour l'emploi sans carbone ;

Fédération Artisans du Monde ;
France Nature Environnement ;
Fondation Danielle Mitterrand ;

France Amérique latine ;
FSU ;
Geres ;

Greenpeace ;
H20 Congo-Brazzaville ;

Ingré-Ormes 2030 ;
L'Ecologie au centre d'un nôtre ; 
Ligue des Droits de l’Homme ;
Le Mouvement de la Paix ;

La Primaire Populaire ;
Makesense ;
MAN ;
Mouvement national lycéen ;
Mouvement Européen France ;
MIRAMAP ;
Notre Affaire à tous ;
On est prêt ;
Oxfam France ;
Plaisance pour le Climat ;

Purpose Climate Lab France ; 
Penser L’apres ;
Réseau Action Climat ;

SOL, Alternatives Agroécologiques et Solidaires ;
Syndicat Sud PTT de la Mayenne ;
Terra Nostra ;

Unis Pour le Climat ;
Union syndicale Solidaires ;
Zero Waste France ;

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