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Billet de blog 6 sept. 2012

Publicité masquée pour les plantes génétiquement manipulées

CherEs amiEs, Je vous aurais volontiers gratifiés de la publication d'une info incitant à l'optimisme et l'enthousiasme. Et je vous promets de m'en acquitter à la 1e occasion. Promis juré. Mais pour aujourd'hui ça va être au contraire une assez mauvaise nouvelle. Il se trouve que dans la colonne de droite de ma page facebook je suis tombée sur un lien (revendiqué comme étant sponsorisé) pour un article de qui commence ainsi :

Dilou
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CherEs amiEs, Je vous aurais volontiers gratifiés de la publication d'une info incitant à l'optimisme et l'enthousiasme. Et je vous promets de m'en acquitter à la 1e occasion. Promis juré. Mais pour aujourd'hui ça va être au contraire une assez mauvaise nouvelle. Il se trouve que dans la colonne de droite de ma page facebook je suis tombée sur un lien (revendiqué comme étant sponsorisé) pour un article de

qui commence ainsi :

Des chercheurs ont mis la main sur un gène qui permet au plant de riz de mieux se développer sur des sols très pauvres en phosphore et d’accroitre les rendements de près de 20%. Nous restons sceptiques vis-à-vis de l’utilisation de cultures

modifiées pour renforcer l’agriculture dans les pays du Sud, ne serait-ce que parce que ces cultures sont souvent liées à des multinationales très envahissantes.

Quels sont, pour vous, les avantages et inconvénients de l’utilisation de cultures OGM ?


***

Puis nous avons le lien pour un article du Figaro :

 Voici ce lien

Et pour ceux qui seraient pressés voici l'article :

Une nouvelle variété de riz porteuse d’espoir

Des chercheurs ont mis la main sur un gène qui permet au plant de riz de mieux se développer sur des sols très pauvres en phosphore et d’accroitre les rendements de près de 20%. Pour la FAO, il est le seul rempart à une éventuelle crise alimentaire semblable à celle de 2007-2008 qui menace d’éclater avec la flambée des cours de céréales. Le riz, troisième céréale la plus cultivée au monde, aliment de base pour trois milliards d’êtres humains, profite de stocks abondants pour cette campagne 2012-2013 (plus de 463 millions de tonnes selon le département américain de l’Agriculture) et de prix stagnants autours de 580 dollars la tonne pour le riz thai. Mais les récoltes futures risquent d’être pénalisées par la stagnation des rendements qui affecte les 155 millions d’hectares de rizières cultivées dans le monde.

Les riziculteurs font en effet face à un problème de taille: très souvent, le sol retient étroitement le phosphore qu’il renferme et seule une petite partie du précieux minéral pénètre les racines de leurs plantes. Le jeune plant de riz souffre alors de malnutrition qui l’empêche d’atteindre son rendement maximal une fois arrivé à maturité. Pour contourner ce problème, les agriculteurs utilisent des engrais enrichis en phosphore mais cette solution a ses limites. Financières tout d’abord, car le prix des roches phosphatées extraites pour servir d’engrais a doublé depuis 2007 en raison d’une pression sur l’offre. Ecologiques ensuite avec le rejet de phosphates dans les cours d’eau et les nappes phréatiques.

Les pays modestes, grands bénéficiaires

La nouvelle découverte des scientifiques de l’Institut international de recherches sur le riz (Irri) apparaît donc comme «la solution «miracle». Après plus de dix ans de recherches, ces derniers ont enfin réussi à mettre en évidence le gène PSTOL-1 (phosphorus-starvation tolerance 1) qui permet à une variété de riz indienne, baptisée Kasalath, de pousser normalement malgré un manque de phosphore dans le sol, minéral essentiel au bon développement de la plante.

Le séquençage du génome complet de cette variété a mis en lumière ce gène «magique» qui permet à ce riz d’extraire le phosphore du sol dès le début de sa croissance. La découverte a été détaillée dans un article publié dans la revue britannique Nature. «Depuis deux ou trois ans, nous étions quasiment certains que nous tenions le bon gène. Mais il nous fallait mener plein d’expériences pour confirmer notre découverte», explique Sigrid Heuer, chercheuse à l’Irri.

Transféré à d’autres variétés de riz, le gène PSTOL-1 permettrait au riz de mieux tirer profit du sol et donc d’augmenter le rendement d’environ 20%. «Mais cela dépend énormément du type de sol et du degré de sa pauvreté en phosphore», a expliqué la chercheuse. «Raisonnablement, il est plus prudent de parler d’une hausse de 10 à 20% en moyenne, un peu plus localement lorsque le manque de phosphore est important», précise-t-elle. Cette semaine, les scientifiques présenteront leur découverte à des riziculteurs du Bangladesh, d’Inde et de Thaïlande. Selon Sigrid Heuer, ce sont ces derniers qui pourraient bénéficier le plus de cette trouvaille génétique.

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