Nous ne sommes pas des veaux…

 Toujours inspirée par les travaux de ce bon docteur Triaire, nutritionniste et ami de la Terre, je   viens tenter d'assassiner une hérésie alimentaire, tout en essayant d'être précise et cohérente,  chose malaisée dès qu'il s'agit de s'en prendre à une idée reçue et par là même à tout un système de pensée, encouragé par les lobby agricoles et pharmaceutiques.

 Toujours inspirée par les travaux de ce bon docteur Triaire, nutritionniste et ami de la Terre, je   viens tenter d'assassiner une hérésie alimentaire, tout en essayant d'être précise et cohérente,  chose malaisée dès qu'il s'agit de s'en prendre à une idée reçue et par là même à tout un système de pensée, encouragé par les lobby agricoles et pharmaceutiques.

Le chaton, le baleineau, le poulain, le chevreau, le veau et le petit d'homme sont différents, et n'ont donc pas les mêmes besoins en acides aminés et en protéines. C'est pourquoi la composition du lait est typique de l'espèce. 

 © © Clo Hamelin © © Clo Hamelin
L'énorme quantité de protéines, trois fois plus que le lait de femme, est destinée à ce que le petit veau prenne 130 kilos en un an. Les multiples substances protéiques contenues dans le lait de vache sont déséquilibrées en acides aminés essentiels, que l'homo sapiens ne sait tout simplement pas  synthétiser. Notre organisme ne peut gérer cette combinaison de protéines du lait qui se comporte comme une molécule "poids lourd". Ainsi la pressure, enzyme complexe, n'est sécrétée que par l'estomac du veau, parfaitement adapté à leur digestion, mais l'homme, lui, ne dispose pas de ces "ciseaux", les protéases, pour couper les protéines et les assimiler. L'homme d'ailleurs est le seul animal à ne pas avoir été sevré, il continue à boire du lait, et en outre le lait d'une autre espèce. . . Le veau de lait, spécificité française, s'abreuve à la mère uniquement parce qu'on lui impose une muselière. La nature ayant tout prévu, à la fin de l'adolescence nous perdons la quasi-totalité, ou la totalité pour certains, des lactases, les enzymes présentes chez le bébé qui tête sa mère.

Un docteur, M. Seignelet, a constaté les dysfonctionnements de la muqueuse intestinale chez les nouveau-nés, dus aux protéines de lait de vache, dont la structure est différente de celle des protéines humaines. C'est une véritable agression que subit le système digestif du petit d'homme, d'autant que si il a été nourri au lait de sa mère dès les premiers instants de sa vie, lait autrement plus digestible, on imagine aisément la tourmente gastrique que le bébé endure. Il en est qui dégurgitent tout bonnement le lait avalé deux minutes plus tôt et que l'on affuble de médicaments gastriques en tout genre, du style Magic Mix, Motilium, Gaviscon et le trop funeste Pregestimil, qui sans la mort de quelques nourrissons dues à la présence de bactéries dans ce produit n'aurait jamais été retiré de la vente. Et l'on attribue encore cette réaction de reflux gastriques à d'autres causes. 

Un processus d'assimilation assez complexe se produit à ce moment-là. Irritées, les cellules peuvent perdre de leur étanchéité et laisser passer des fractions protéiniques non correctement découpées par les enzymes. Mobilisé anormalement dès le début de la vie, le système immunitaire, sans compter avec toutes les agressions chimiques qu'il essuiera plus tard, fera face à des maladies auto-immunes et dégénératives. De nombreux troubles, tels que les maladies cardio-vasculaires, les inflammations, les allergies, les syndromes de mort subite du bébé, les troubles nerveux, etc., sont dus à la consommation quotidienne de lait de vache.

Les médicastres de l'Académie "n'arrivent pas bien à élucider" les causes de ces maladies auto-immunes telles les tyroïdites, polyarthrite rhumatoïde et autres petits "agréments", qui sont dus aux produits laitiers, sans oublier d'autres substances chimiques introduites dans l'alimentation depuis plus de 50 ans, tels les conservateurs, les émulsifiants, stabilisateurs alimentaires, pesticides et autres diverses miniscules additions mortifères.

Une amie a allaité son fils jusqu'à l'âge de 3 ans en alternance avec une alimentation solide, au grand dam des détracteurs de telles pratiques et psy de tous bords, elle n'a jamais dépensé un centime de médicaments pendant toute l'enfance de l'intéressé, qui à présent se porte comme  un charme, tant physiquement que psychologiquement.

Longtemps les grandes marques de lait, nous prenant pour des veaux, telles Candia ou autres trayeurs acharnés et intéressés au bénéfice, par le biais du marketing, des spots publicitaires, etc., nous ont assené les bienfaits du lait et de son calcium. Calcium qui, soit dit en passant, n'est heureusement absorbé qu'à 50%, sinon nos reins ne seraient plus que des rognons de calcaire sans capacité fonctionnelle. Car les quantités massives de calcium contenues dans le lait sont prévues pour le squelette d'un bœuf.

Si le lait est mal digéré par 20% de la population française, qu'en est-il des 70% à 80% des populations africaines, indiennes, sud-américaines et amérindiennes qui développent des maladies dues à la non-assimilation des protéines animales ?

Quand on va chez Candia, on peut lire : "Candia, tous les bienfaits du lait !", ou "Candia Offre gourmande ! 1 produit Babette + 1 produit Vahiné + 1 barquette de fraises de 550 grammes = 3 euros remboursés !!!!". . .

Comment cela se nomme-t-il si ce n'est de l'empoisonnement organisé ?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.