Agriculture: du nouveau?

Les années passent et finalement ne se ressemblent plus... l'agriculture bio se développe, et l'assèchement des vocations agricoles diminue... au milieu de toutes les mauvaises nouvelles quotidiennes, quelques rayons d'espoir et de perspectives encourageantes...

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L'agriculture Bio se développe, ce n'est pas moi qui le dit, ce n'est pas une opinion, mais une constatation factuelle : Dans le monde et en france, les chiffres clefs...

"L'an dernier, en Île-de-France, les conversions des exploitations au bio ont bondi de 50%. Mais c'est un phénomène qui est observé en réalité sur l'ensemble du territoire français. "La production bio a doublé en cinq ans, c'est la plus grande progression jamais enregistrée. On compte aujourd'hui 2 millions d'hectares cultivés en bio. C'est 7,5% de la surface agricole totale française", explique sur le plateau du 13 Heures la journaliste Margaux Subra-Gomez."

Même de grandes exploitations céréalières se mettent au bio....

 

Finalement, le "bon sens paysan" refait-il surface ? une agriculture satisfaisante à de nombreux points de vue : moins coûteuse à mettre en oeuvre avec moins "d'intrants", d'investissements (donc d'endettement) en tout genre, des productions qui se vendent mieux, plus cher, en circuit court avec moins d'intermédiaires, la satisfaction enfin retrouvée du travail accompli (moins de suicides en perspective sans doute...)...oui, moins de désespoir à la clef...et la biodiversité, malmenée par des décennies d'agriculture chimique (et indistrielle) qui peut (enfin) se régénérer, la nature ayant des qualités de résilience insoupçonnées et formidables !

"Last but not least", la filière crée des emplois...

"Paysan, paysanne, un métier d’avenir ?"

Sur France culture, un sujet à découvrir :

"Alors commençons par quelques chiffres simples pour comprendre l’étendue du désastre. Voici trente ans, la France comptait un peu plus d’un million d’agriculteurs, elle en compte aujourd’hui moins de 500.000. Il faut dire qu’embrasser la profession agricole quand on sait que l’on va travailler 360 jours par an pour un salaire horaire ridicule, tout en dépendant des subventions européennes, avec un confrère qui se suicide tous les deux jours, ça ne fait pas forcément rêver la jeunesse sur parcoursup. Résultat : dans les dix ans à venir, un paysan sur deux va quitter le métier et se pose donc la question cruciale de qui va reprendre ces exploitations, le plus souvent transmises de parents à enfants depuis plusieurs générations.

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Et ici, la notion d’héritage ne passe pas prioritairement par la case du droit successoral, mais essentiellement par des forces plus difficiles à dominer : celles de l’affectif lié à la possession ancestrale de la terre. Dit autrement : comment accepter qu’un inconnu développe un projet autre que le vôtre sur des terres qui sont le produit de plusieurs vies ?Fort heureusement, une partie de la réponse existe bel et bien dans les statistiques puisque l’on constate un regain d’installations de jeunes, mais surtout que le nombre de porteurs de ces nouveaux projets qui ne sont pas originairement du monde agricole représente désormais plus de 60% des effectifs."

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"Réparer la terre", documentaire (55 min)

"Ancienne intermittente du spectacle à Paris, Eloïse change de vie à 32 ans pour s'engager dans l'agriculture biologique près du Mans, suite à un grand chantier de TGV qui entraîne une déforestation massive. Un documentaire qui suit pendant 4 ans son initiation auprès d'agriculteurs passionnés, et sa volonté déterminée de réparer la terre. Réalisé par Laureline Amanieux et Sonja Bertucci, écrit par Laureline Amanieux, ce film est soutenu par Le Ministère de l'Agriculture, la Région Pays de la Loire, LMTV et les internautes. Il est projeté en 2019 en cinémas indépendants et dans les festivals."

 

Bibliographie :

 

 

 

 

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