Bonne année... les terroristes ?

Paris à feu et à sang en 2015

Des fous d’Allah, des tueurs français, des djihadistes formés et téléguidés par Daesh et Al-Qaïda ont mis la France à feu et à sang de janvier à novembre 2015.

Par trois fois, Paris touché en plein cœur, à commencer par le massacre des journalistes de Charlie, les clients de l’Hyper casher, puis la tuerie du 13 novembre.

Une action réfléchie, concertée, programmée pour frapper la presse, les Juifs et la population, mettant en échec le ministère de l’Intérieur et ses services de renseignements laxistes. Admettons qu’il n’est pas évident de localiser des terroristes en puissance, dissimulés comme des aiguilles dans une meule de foin, de part et d’autre des frontières.

Leurs exploits sanguinaires ne vont pas s’arrêter là, demain, sans doute, ils s’attaqueront aux institutions et aux hommes politiques, ils riposteront, puisque la France est en guerre, leur fait la guerre ! Leur but : harceler l'ennemi continuellement, notamment par le biais d'attentats, pour l'affaiblir moralement et matériellement.

La peur s’est emparée du pays, ce n’est que fouilles, interdictions et mise en garde générales ; dans le métro, le citoyen lambda regarde les barbus et les femmes voilées avec suspicion.

L’extrême droite boit du petit lait, gagne des sièges aux élections sans livrer bataille.

La présidence et le gouvernement paniquent, ne savent plus à quel saint du calendrier se vouer en prenant des mesures coercitives, dont l’état d’urgence, qui portent atteinte sans réserve à la liberté et à l’état de droit. Les Droits de l’homme aux oubliettes !

Le projet de modifier la Constitution est absurde, il fait débat de part et d’autre de l’échiquier politique. Un terroriste kamikaze n’a que faire d’être déchu de sa nationalité française puisque sa seule détermination est de se faire exploser parmi des innocents. Si le meurtrier à la kalachnikov, Français ou pas, en réchappe, il aura beau jeu de passer à nouveau entre les mailles du filet.

On ne nous dit pas tout… que se cache-t-il derrière les discours à l’emporte-pièce d’un premier ministre aux abois ?

Dans la situation sociale et politique catastrophique de cette fin d’année, il est inopportun de souhaiter des vœux pour l’an 2016, ce pourrait être pire !

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