Un amour de Marseille

Rencontre du troisième type...

Vendredi, en fin de journée, j’ai fait les quatre cent pas dans le Vieux Port de Marseille. Au détour d’une petite rue, je me suis assis à la terrasse d’un bistrot pour m’offrir un repas du soir et un verre de rosé facturés 15 euros, une aubaine à ce prix là.

Tout à mes pensées, j’ai fini par remarquer une effervescence anormale sur la place d’Estienne d’Orves. Une armada de policiers cerclait le quartier, une menace d’attentat, me suis-je dit, ou un règlement de compte entre bandes rivales ? Ce n’est pourtant pas l’endroit où l’on risque de prendre une balle perdue de kalachnikov dans le ciboulot.

Le daron du troquet nous annonce qu’il va y a avoir de la visite, que l’on a intérêt à se tenir à carreau. D’ailleurs, il y a déjà un insoumis sur la place qui harangue la foule de sa grande gueule et les flics l’ont à l’oeil.

Ici, à Marseille, le téléphone arabe fonctionne sans portable. Il paraît que Jupiter va venir faire ami-ami avec la plèbe et leur serrer la louche, histoire de tester sa popularité déclinante.

Il a fait bombance avec une allemande de passage, lui a offert un gueuleton 3 étoiles : crustacés, loup de belle taille et tout le tralala, l’abandonnant dans un 5 étoiles du bord de mer. Une agape à 1000 euros pour une mamie de 64 piges qui devrait être à la retraite avec 800 euros par mois. Ça doit quand même lui faire drôle de découvrir la grande cuisine française, cette teutonne qui, durant sa jeunesse en RDA, n’a bouffé que des patates et des saucisses !

 

 

 

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