La liberté de la presse bafouée !

Si t'as de pognon, t'as par voix au chapitre !

 

L'HEBDOMADAIRE DU JOURNAL

22/10/2016

Marseille-Cassis : 15 000 coureurs, au moins autant d’accompagnateurs et de spectateurs, le tout en plein air ? La tenue dans le contexte de l’état d’urgence de l’événement pose des questions. C’est pour cette raison que Marsactu a consacré ce vendredi un article à ce sujet alors que se tenait ce jeudi l’ultime réunion de sécurité relative à la course.

Nous aurons sûrement moins d’éléments que nos confrères puisque “le point-presse” organisé à l’issue a été réservé à quelques médias : France bleu, La Provence, France 3. Pourquoi ? Parce que le préfet de police a répondu favorablement au souhait des organisateurs de réserver la conférence de presse aux seuls médias partenaires.

Il paraît pour le moins surprenant qu’une institution choisisse parmi les médias avec qui elle communique. Cela le devient encore plus quand c’est l’organisateur d’un événement qui impose à la préfecture le choix des médias. Cela apparaît comme une sérieuse entorse à la liberté de la presse.

Ce coup de canif est-il porté au nom de l’état d’urgence ou au nom des intérêts particuliers d’un organisateur d’événement qui peut espérer ainsi contrôler la communication médiatique ? La sécurité d’un événement aussi populaire que le Marseille-Cassis est un sujet d’intérêt général. Le contrôle de la communication qui l’accompagne en est un aussi.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.