Les clés du camion et propos sur ceux qui le conduisent !

Moment de colère, sur l'idée absurde d'un tourisme de masse au Tolerme !

Vous avez vu, le dispositif, ce premier septembre au Tolerme ?

Les élus aux côtés des prédateurs cyniques (j’y reviens ci-dessous), sur l’estrade, en hauteur, à nous toiser, nous, les gueux. Tout juste bons à écouter les paroles de cette langue de marketing de pub du néo-libéralisme, celle qui nous a mené exactement là où nous sommes, dans le mur de l’urgence climatique. Des dégâts et des morts.

Pour régler définitivement le sort des apprentis-sorciers qui jouent avec le climat comme des mômes de 3 ans, capricieux, qui cassent leurs jouets dans le bac à sable, afin d’être très explicite vis-à-vis des oublieux et de ceux qui sont dans le déni, suite au rapport du GIEC du 9 août dernier, disons que désormais, certains jouets ne sont plus réparables !

Il y a des dégâts qui sont irréversibles, et des jouets désormais en rupture de stocks. Et quelle est la réponse des élus, face à l’urgence climatique et à des dégâts irréversibles ?

Fastoche, encore plus de dégâts !

Nous avons confiés les clés du camion à des psychopathes qui accélèrent sans cesse !

Que répondent-ils face à l’urgence climatique : tourisme de masse ! Saccage d’un lieu encore préservé, destruction, artificialisation des sols, emprise sur le domaine public que les élus cèdent tellement facilement,… la totale !

Là, je dois dire que je suis bluffé, cela dépasse l’entendement, ce qu’Orwell nommait « la décence commune », cette manière d’être face aux difficultés, une fois qu’elles sont identifiées, et surtout partagées. Cette manière de partager le constat et de s’y atteler. Car le constat est clair, explicite, factuel, catastrophique ! Encore faut-il le partager, ce dont les élus s’abstiennent !

Or, il y a comme un malaise au sujet de l’appréhension des « difficultés » déjà présentes, qui sont « peanuts » face à celles à venir. Un énorme malaise, suite aux actes des élus, qui soutiennent un projet de prédation, un projet d’accélération de la destruction des conditions d’habitabilité pour tout le vivant.

La question est bien celle de la compréhension de l’urgence climatique par les élus.

Que ne comprend pas monsieur Vincent Labarthe (*) ? Par quel processus intellectuel, cognitif, sensitif, émotionnel, affectif… en est-il à défendre un projet aussi délétère, affichant une forme de déni totalitaire, car il n’y a que des totalitaires qui peuvent encore aujourd’hui, maintenant, adopter une posture de négation face à l’urgence climatique, alors que tous nous savons, désormais, les dégâts de ce modèle néo-libéral dont le tourisme de masse en est un prototype « exemplaire ».

Monsieur Vincent Labarthe s’est « félicité », comme d’autres élus, de ce « débat ! Mais quelle tartufferie, quelle mascarade, quelle bouffonnerie !

Tout seul dans son coin, il décide du « projet », puis nous l’impose, en une caricature de débat, avec les pour et les contre. Puis s’en félicite. Lui comme les autres, s’en félicitent ! Les élus ont été unanimes, à se féliciter ! Savent-ils qu’ils sont les seuls à user de cette langue de pub ?

Je pense que le potentat local s’est terriblement trompé et a tenté de nous tromper sur la nature et la teneur du « débat ».

Je le redis, c’est une caricature de débats, tel qu’ils sont pratiqués sur les plateaux des télés poubelles qui règnent en maîtres depuis des dizaines d’années.

Monsieur Vincent Labarthe a singé les « débats » des télés poubelles. Intoxiqué par eux, pensant que ces formes d’affrontements mis en scènes méritent le nom de « débat » !

Ce qui en dit long sur sa compréhension et donc de son ignorance des mécanismes démocratiques.

Je vais me permettre une suggestion, manière de bien enfoncer le clou !

Un débat, cela a une autre « gueule » que de mettre les gens face à des situations dont ils n’ont pas discutés, débattus. Puis de les contraindre à se prononcer et donc à s’opposer, mais quelle « belle » technique, non ?

Un débat, disons que cela aurait pu être des réunions, des assemblées, des rencontres, autour du Tolerme, et de son futur, en tenant compte des connaissances et des savoirs scientifiques, biologiques, environnementaux, écologiques, économiques du moment. Çà, ça aurait eu de la « gueule » ! En invitant des scientifiques dans tous ces domaines, afin de partager les savoirs.

De l’éducation populaire, en somme !

Et je sais qu’une fois les gens correctement informés des connaissances et des savoirs du moment, dans ces échanges et ces rencontres, que les gens auraient fait preuve de nuances, d’intelligence collective et de projets autrement plus « riches » que celui de ce tourisme de masse destructeur de la planète. Ce truc de prédateurs.

Et c’est facile de le faire à notre échelle modeste, c’est même à ces échelles modestes que cela est gage de réussite, que cela a des chances immenses de réussir, il suffit seulement et simplement de l’organiser, ce qui est du domaine des élus.

Mais non, disent les élus, ces tout-à-l’ego surdimensionnés, ces melons, ces « sachant » dès lors qu’élus ! Ces empêcheurs de débats.

Il est évident que les élus n’ont pas le moindre intérêt à favoriser l’éducation populaire, c’est un fait ! Diviser, dresser les pour et les contre sur un « projet » de merde (ben oui, pas mieux!) c’est s’assurer son pouvoir.

Bien joué, monsieur Vincent Labarthe ! Quel talent !

Les élus disent sans cesse que les caisses sont vides. Certes.

Mais alors, à quoi servent les élus, s’ils tendent une sébile tremblante à des prédateurs cyniques (je vous avis dit que j’y reviendrais) qui sentent le bon filon, celui d’un tourisme de masse dans des lieux jusqu’ici épargnés par ces pollutions, ces déplacement massifs, ces accélérations des destructions du climat et de l’environnement. Oui, les prédateurs organisent le « marché », y compris celui de l’urgence climatique : ça rapporte ! La cupidité, le cynisme, l’égoïsme, la prédation. Ils cochent toutes les cases !

Je salue l’extraordinaire manque d’imagination des élus qui sont réduits (dans tous les sens du terme) à promouvoir des « projets » des années fric, des « projets » qui datent terriblement, des « projets » de destruction, de ces projets qui nous imposent aujourd’hui, maintenant, l’urgence climatique, niée par les élus, au commandes du camion fou !

Les caisses sont vides, qu’ils nous disent. Et les emplois, alors, car ce projet va créer des emplois ! Oh, le bel argument ! Des emplois de merde, soumis aux variations climatiques ET aux pandémies !

Oh le bel argument !

Oui, le manque d’imagination des élus est terrifiant !

A croire qu’ils ont depuis longtemps dépassé les dates de fonctionnement, bloqués définitivement dans leur cages à hamster, à pédaler des vieilles choses un peu dégueux !

En plus, ce « projet » signe la gentrification de ce lac, jusqu’ici fréquenté par du tourisme populaire ! Oh, le vilain mot, « populaire ».

Je ne dirais rien sur l’emploi du mot « philosophie » par le chef de projet, des dizaines de fois. C’est nous prendrez pour des quiches ou des cons, c’est selon ! Ni rien sur les mots de ce paysagiste qui affirme adorer le site, mais alors pourquoi donc ne lui fiche-t’il pas la paix ! Adorer, ce n’est pas coloniser ni artificialiser, ni domestiquer, c’est juste fiche la paix ! Les affres de la possession, mais quel délire !

J’attends avec impatience l’installation de transats sur la plage, transats interdits au gueux. Vous rendez-vous compte, monsieur Vincent Labarthe, de la violence symbolique de l’installation de ces transats ? Non ? Je me charge de vous la signifier, si jamais ces transats s’imposent !

La bise au type de Sandaya, celui qui achète s’il veut posséder.

Les gens à qui on a confié les clés du camion, le 10 août dernier, sur leurs écrans, jouissaient de l’arrivée de Messi au Qatar Saint-Germain ! Le rapport du GIEC, mais c'est qui, le GIEC ?

(*) Président du Grand-Figeac (non, il n'y a pas de Petit-Figeac...) et 10e vice-président à la région Occitanie, en charge de... l'agriculture et de l'enseignement agricole ! Il ne manque plus que d'ajouter "durable" à agriculture, et la boucle du greenwashing sera bouclée, vu que partout, ces élus mettent du "durable" à toutes les sauces. Y compris pour l'agriculture chimique intensive, celle qui perçoit toutes les subventions.

MAJ du 10 septembre 2021 : courrier envoyé au collectif

Bonjour à toustes (!)

j'ai un peu perdu le fil, ayant attendu une connexion à internet dans mon nouveau "chez moi" et l’ayant depuis peu.

J'approuve sans réserves l'idée de ce courrier, à diffuser massivement, manière de mettre le nez des élus menteurs dans leur caca verbal : la palme étant attribuée au premier d'entre eux, monsieur Vincent Labarthe.

Les superbes diapos projetées le 1er septembre (purée, marre de l'esprit power-point) sont des attrapes-couillons, c'est ainsi que les bonimenteurs nous considèrent, avec leur mots du marketing publicitaire. Ils nous prennent pour des ploucs !

Il y a un élément qui reste le grand absent de ce "projet" de merde : l'eau !

Dès le 21 août dernier, le préfet du Lot a décidé de prendre des mesures de limitation des usages de l’eau dans le département. Cf le torchon la Dépêche !

Le 6 septembre 2021 : Lot : de nouvelles restrictions sur les usages de l'eau

Certes, pour l'instant, le Ségala semble épargné (mais il ne l'est pas, le Ségala n'est pas un îlot épargné au milieu de tous les territoires en tension). Même après un printemps et un été pluvieux, des zones en tension sont toujours présentes. Les années passées de sécheresse ne s'éliminent pas comme ça, y compris après les pluies de ce printemps et de cet été.

Que va-t-il se passer, à la prochaine canicule, à la prochaine période de sécheresse, y compris dans le Ségala, (canicules et sécheresses liées à l'urgence climatique, au réchauffement, ce qui n'évitera pas des pluies torrentielles peu aptes à combattre les sécheresses !) quand le préfet imposera des mesures de restriction d'eau, alors que plus d'1 millier de touristes surnuméraires batifoleront dans les piscines, userons de l'eau potable pour éliminer leurs déjections, laver leur linge, leur vaisselle, se doucheront jusqu'à plus soif tant il fera chaud... augmentant ainsi le déficit en eau !

J'aimerai bien avoir les avis des agriculteurs et éleveurs, qui utilisent déjà beaucoup d'eau pour le maïs, les animaux (je suppose que certains d'entre eux faisaient la claque le 1er septembre en faveur de ce projet : face à la "scène", ils étaient vers le fond, à droite) quand le préfet sera contraint de leur imposer des restrictions d'eau.... les avis des riverains (ceux qui sont entres autres alimentés par le pompage dans le Tolerme), quand ils devront eux aussi restreindre leur consommations d'eau !... car il faut abreuver le millier et plus de touristes prévus ! Sans parler des problèmes de pollution des eaux, vu l'augmentation très importante des touristes !

Sans insister, c'est dans ce projet de lettre ouverte, aux rejets pestilentiels et pollués des eaux usées, dans le ruisseau, en aval du lac. Merci bien, mais ce serait assez sympa de ne pas polluer, n'est-ce pas, monsieur Vincent Labarthe ?

Ce projet de tourisme de masse est dément. Les élus sont le problème, complètement hors-sol, à l'ouest, incompétents, irresponsables, dépassés, ayant depuis longtemps explosés leur date limite d'obsolescence !

J’entends encore le paysagiste mercenaire, affirmer "qu'il adore le site du Tolerme" ! Mais alors, pourquoi donc vouloir l'artificialiser, le bétonner, le domestiquer, s'accaparer la nature qui est un bien commun, y faire venir plus d'un millier de touristes qui vont rester sur le site 24 h vu les routes pour aller voir ailleurs !... à l'image du type de Sandaya, qui nous dit qu'il achète, quand il veut.

J'attends avec impatience les contrôles des vigiles au sujet de l’occupation des transats sur la plage si ce projet de merde arrive à son terme : les gueux assis sur leurs serviettes contempleront les touristes de Sandaya, allongés dans les transats, cocktail à la main ! Cette étrange cohabitation montre bien la veulerie et le cynisme des opérateurs privés et des si pleutres élus qui ne voient même pas la violence symbolique de ce projet ! Ils vont gentrifier le site, la plage, dégager les touristes et promeneurs populaires. Il est là, leur projet de la honte.

Edmond

NB : la confusion produite entre domaine privé et domaine public est aussi une arme de marketing des prédateurs, ce qui accroît ma colère contre les élus qui font semblant de ne rien voir et qui cèdent aussi facilement, nous mentent toujours autant. Le sentiment de honte n'est pas dans leur ADN.

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