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Billet de blog 18 janv. 2022

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Le protocole d'Ibiza

Le réchauffement climatique n'existe pas ! L'école publique non plus.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ibiza est peut-être cette nano-goutte d'eau dans le vaste océan des turpitudes de Blanquer, le chouchou de madame. Ce qui en dit très long sur le système scolaire dont rêvais madame, à aller chercher Blanquer pour le faire introniser par monsieur son mari ! Ce qui en dit long sur le pouvoir de madame d'introniser un tel destructeur de l'école publique, ce qui en dit long aussi sur madame et sa détestation de la chose publique scolaire ! L'école, c'est pour les riches, les autres, ils ont des miettes ! C'est exactement cela, la bourgeoisie, et madame en est une des plus éminentes représentantes !... L'alliance de la bourgeoisie et de la finance, mais quel beau couple ! Avec comme exécuteur, le haut-fonctionnaire Blanquer, le mercenaire au service de cet alliance !

Des fois, des trucs heurtent plus que d'autres, y compris si ces trucs sont comme un arbre qui cache la forêt. On ne voit alors plus que l'arbre, ce qui est très regrettable, car cela dit aussi que nous sommes incapables de voir la forêt.

Cette forêt plantée de toutes les lois de destruction massive de l'école publique. Cette forêt dont madame rêve, mais pas comme celle de Bashung, car le rêve de madame est bien un cauchemar, qui a pour nom Blanquer ! Pour cela, nous ne disons pas merci à madame, oh non ! Cette forêt d'arbres morts comme la chose scolaire publique, presque en coma dépassé, comme la santé, la justice... ces gens-là osent aussi s'attaquer au régalien, comme la justice, c'est dire, la justice !

D'ailleurs, c'est quand, qu'elle fait ses valise, madame ? Bientôt, me souffle-t-on dans mon sonotone, bientôt, courage !

les 5 années presque achevées auront donc été 5 années de plus de destruction des choses publiques, dans une démarche de toujours plus, le tout sous l’œil goguenard des très riches ! Ah comme le spectacle actuel les amuse, eux qui planent très au-dessus de nos conditions modestes et le plus possible réduites à "rien", comme le dit le monsieur de madame.

Ces "riens" qui achètent des écrans plats, avec les allocs de rentrée scolaire, selon le mercenaire de madame et de monsieur.

Oui, ces "riens", qui le sont, car ils ne savent pas, ces "riens" gérer le fric. Surtout le fric qu'ils n'ont pas, mais c'est pas important, non, ce qui compte, c'est bien cette vision bourgeoise des "riens", comme dans bon à rien ! Les riens stupides, bêtes, incapables, qui coûtent en plus un "pognon de dingue" selon le monsieur de la madame fan du mercenaire Blanquer, cet homme de paille tellement efficace dans sa marche de destruction massive de l'école publique, au service de l'école privée dont madame raffole !

Le mercenaire n'est pas si malin que ça, vu son escapade à Ibiza. Jusque là, il est très bien passé entre les gouttes, car ses armes de destruction massive de l'école ne soulevaient pas trop de paupières, jusque là, et comme le ton général des propos est donné par les médias de masse, c'est même tranquille et pépouze, que le mercenaire surfait, à l'aise ! Tant qu'il est le chouchou de madame.

Et là il va falloir lancer l'opération "il faut sauver le soldat Blanquer" ! Pas l'école publique, oh ça non ! Le soldat Blanquer !

Et je ne serai pas si étonné que cela, que madame apprécie ce dernier coup de mépris, ce protocole d'Ibiza, lancé dans un journal dominical, la veille de la reprise scolaire, protocole parfait car inapplicable et modifié plusieurs fois, y compris par le ministre premier !

Une question arrive, qui savait dans ce gouvernement, au sujet du protocole d'Ibiza, qui ? Si Blanquer était en lien avec les ministres, le président, ses services, alors tous savaient ! Oui, tous, y compris madame ! Y compris Castex quand il est monté au front du jité le 10 janvier dernier ! C'est plus qu’une certitude, c’est une évidence, Castex (purée de correcteur qui propose latex !!! Gargllll)  savait, et peut-être même d'autres médias et rédactions, vu qu'ils se tiennent tous par la barbichette !

Donc, une fois encore, ils nous prennent pour des quiches, sans pâte, sans lardons, sans œufs, ni rien ! le coup encore une fois du mépris, c'est la trace jaune et marron de ce pouvoir, le mépris. Le mépris de madame qui intronise un mercenaire en sachant exactement quel combat il va mener et quelle cause il va servir !

Mais voilà, une échéance pointe le bout de son nez morveux de ses longues chandelles jaunâtres. Oui, ce nez morveux censé être ladémocratie !

Au nom de laquelle des bourgeois alliés à des financiers massacrent et dépècent l'état, ses richesses, ses outils. Et donc la grande farce va reprendre, déjà les leurres ont été engagés.

Là, un Zemmour, ailleurs, une primaire abusivement nommés populaire, ailleurs encore, une dernière candidate de l'union de la gauche de droite, le tout enveloppé par des médias plus que jamais aux ordres, médias dont la fonction de chiens de garde est plus que jamais essentielle !

Voyez comment maintenant ils s'emparent du protocole d'Ibiza, cette écume jaunâtre comme la morve, et voyez comment tous les entretiens et autres articles sur Blanquer étaient... étaient.... très "bienveillants" !  Y compris les publireportages nombreux. Jean Mimi à l'école (et tant pis s'il se fait moucher sa morve par des mômes instrumentalisés au sujet du passé simple, eh oui, Jean Mimi, les cours, ça se prépare, non ?), Jean Mimi à la salle de gym, Jean Mimi fait du trapèze (non, là j'invente). Jean Mimi se marrie, va à la plage à Ibiza, rédige un protocole...

D'ailleurs, les médias ne publient et ne proposent que des publireportages c'est leur nature ! Les médias doivent vendre des trucs qu'ils nomment information, mais ce ne sont que des publireportages, et c'est tout. Bon, dans le lot, il y a des faits divers, des trucs de sport, des machins people et autres trucs inutiles... mais le vrai fond de commerce, c'est le publireportage et bien entendu surtout ne pas oublier de mettre en avant tout ce qui va dans l’intérêt des tauliers, ceux qui se payent les médias et les rédactions. Le retour sur investissement est la mission des rédactions.

Depuis des décennies, les médias ont soigneusement préparé le terrain pour les mercenaires, les bourgeois et les financier !

A coup de "prise d'otages", de "profs feignasses toujours en grève" et autres titres, les opinions publiques, ça se travaille ! Et c'est pas inutile, mais pas du tout ! Dites profs à n’importe quelle occasion, beaucoup sinon tous y associent "feignasses", tels des petits robots Pavlov, salive et morve comprise.

Et vint madame, comptant bien capitaliser tout ce travail de fond aimablement réalisé avant son règne. Et c'est ce qu'elle fit, capitaliser.

Le protocole d'Ibiza ne va pas les détourner de ce chemin, jamais ! Ah moins d'un ratage immense, d'une crise de plus, mais vu les successions des crises, aucune ne peut nous réveiller, les crises sont devenues le mode ordinaire de gestion des foules sentimentales, tous ces épisodes des saisons de crises qui se suivent, nous sommes un peu las. Fatigués.

Fatigués après 5 années de destruction de toutes les choses publiques, les plus importantes à nos yeux trop secs d’avoir pleuré de rage.

Fatigués par les petits marquis du mépris le plus absolu, mépris qui nous arrache des lambeaux de peaux avec les ongles durs de l’idéologie néo-libérale en voie de fascisation.

Fatigués des jeux pervers de la gauche de droite qui se contente, de quoi, de peu.

Fatigués de tous les Jean-Michel Blanquer, le meilleur symbole de ce pouvoir sourd, aveugle, destructeur, qui détruit les ressources humaines qui sont les plus belles, pour les réduire à rien, ce « rien » qui est la marque de ce pouvoir, de ce qu’il dit de lui en disant que nous sommes « rien ».

Le protocole d’Ibiza est le dernier produit des classes dominantes. Mais d’autres vont suivre, nos mémoires de poissons rouges vont délicatement effacer ces épisodes de la grande série dans laquelle les classes dominantes, décomplexées, agissent ouvertement sans vergogne.

Demain, ce seront les frais d’inscription pour les étudiants des universités qui seront revus à la hausse, car ça suffit comme ça, hein, les études pour ceux qu’ont pas le sou !

Demain, l’école privée, dès la maternelle (merci qui ? Merci Jean Mimi! Avec la décision de rendre l’école obligatoire dès 3 ans !), qui sera par les communes ! Çà fera toujours ça de moins pour l’école publique ! Et toc !

La suite ? La mascarade des élections pestilentielle dictera la suite. Je l’ai dit plus haut. Là, un Zemmour, ici, une primaire « populaire », là encore, une autre candidate de l’union des têtes de gondoles de la gauche de droite.

Il semble également que madame Pecresse se précipite pour aller voir ses lépreux, à savoir des mômes en situation de handicap… suite aux propos de Zemmour, oh comme c’est « beau », madame Pecresse, vous êtes au moins (mais je vous trouve encore plus) hideuse que ce Zemmour ! Oui, je ne voulais pas oublier ce moment hideux, qui rassemble Pecresse et Zemmour dans une instrumentalisation franchement à vomir ! Mais qui voit madame Pecresse coiffer Zemmour sur le poteau de l’instrumentalisation. Comme quoi, les droites ne nous déçoivent jamais, de Blanquer à Zemmour, de Pecresse à le Pen, de madame à monsieur son mari, des bourgeois aux banquiers (d’affaires).

Mesdames et messieurs, voilà le spectacle, le protocole d’Ibiza n’en est qu’un épisode parmi d’autres. C’est la succession de tous ces épisodes qui agit comme un vaccin contre ce qu’il y a de plus hideux dans les pratiques actuelles de ces responsables politiques, qui nous rendent de plus en plus indifférents au sort des plus précaires, ceux qui meurent de nos indifférences.

Oui, mesdames et messieurs, de berceau de la civilisation à plus grand cimetière au monde, voilà ce que les responsables politiques ont fait de la Méditerranée ! Et ils vont faire encore pire, laisser pourrir la situation climatique. Leur credo : «  le réchauffement climatique n’existe pas » !

Sur ce dernier point, les responsables politiques majoritaires sont d’accord avec les financiers.

Il ne reste plus qu’à fermer la porte, jeter la clé au fond du puits à sec et partir… mais nous n’avons que cette planète.

Zut !

NB : excellent dimanche politique, à Nantes, excellent ! C'est là, à notre portée, c'est peut-être la dernière occasion de pouvoir modifier les règles absurdes qui nous soumettent. D'en finir avec les idéologies de tous les Jean-Michel Blanquer, celle de Jean-Michel Zemmour, Jean-Michel Le Pen, Jean-Michel Macron, Jean-Michel de la gauche de droite, Jean-Michel Pécresse et tous les autres Jean-Michel dont la liste est immense. Ah oui, les Jean-Michel profiteurs de toutes les crises...

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