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Billet de blog 24 oct. 2021

Digressions autour des âmes vendues des « journalistes » à guillemets

Avec tout plein de religion dedans et quelques considérations sur l’alphabet ainsi que sur les mots, sur celles et ceux qui sont condamnés (par une certaine adhésion collective et molle aux « valeurs » de l’Europe et de la FrÔnce) à rêver éternellement, formule plus élégante que « tu peux crever en mer sale migrant » !

Edmond KOBER
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

C'est vrai, il y a des journalistes et...  des "journalistes", les guillemets sont un avertissement pour indiquer que la catégorie enserrée entre eux a vendu son âme au diable et continue de dîner avec lui (mais au pied, toutou), tout contre les griffes des orteils, tant les vapeurs de l'argent sont puissantes pour acheter les âmes.

Une fois leurs âmes vendue, les "journalistes" n'éprouvent absolument pas le moindre dégoût pour ce qu'ils sont devenus, ce qu’ils disent, ce qu’ils publient, et surtout pour cette manière de dire qui détester. Des zombies. Ils possèdent un vocabulaire limité autour de 2 ou 3 thèmes qu'ils diffusent sans cesse, les thèmes du Diable, ou de Bolloré. Non, ce n'est pas pareil, Bolloré est catholique pratiquant. Faut pas amalgamer, c'est mal.

Au final, pour le Diable, je ne sais pas, mais pour Bolloré, je le sais, l'argent achète tout, y compris les consciences. Celle qu'on s'offre, pour soi (comme les indulgences qui permettaient aux Seigneurs de rebooter leur système, le purifier de leur vivant, la classe !).

C'est même la véritable puissance de l'argent, ce pouvoir immense d'acheter les âmes et les consciences, (pense-bête : ne pas oublier les injonctions adressées aux créatures politiques, mais c’est pour une autre fois, les vendus sont trop nombreux, c’est bien le problème… !) c'est cela que possèdent les fortunés, cette capacité inouïe de se les offrir. A l'inverse des taureaux de combats (dans ces corridas répugnantes pour décérébrés), les "journalistes" n'offrent pas de résistance, ou alors pas longtemps, le temps de lire le montant de la transaction, de voir à combien sont estimées l'âme et la conscience : le temps d'un coup d’œil ! Et hop, disparues, et la conscience et l’âme (oui, pour certains, c’est pareil, pour d’autres, c’est pas pareil, alors je met les 2).

Une fois soulagé de sa conscience (ce frein), après avoir vendue son âme, le "journaliste" peut journaler, enfin "libre" !!! et c'est ça qui est merveilleux. Le "journaliste" est "libre" de s'exprimer ! Est "libre" d'aborder les thème du Diable et de Bolloré, tout les jours, enfin !!! C’est que l’âme et / ou la conscience, c’était comme un énorme boulet rugueux, avec des pointes et des lames, dans sa bouche, ce qui l’empêchait de parler, oui, de parler « librement », voilà, c’est « librement » qui est important. Jusque là, avec âme et conscience il pouvait parler, mais pas librement ! Quel soulagement !

Et toujours le "journaliste" revendique sa parfaite et absolue "liberté", et celui qui viendra lui dire qu'il exprime la voix de son maître (le Diable, Bolloré le catholique fervent…) verra alors le "journaliste" se mettre dans une colère noire, ou rouge, et vous hurlera qu'il ou elle est "libre". Oui, "libre".

Il n'a plus ni âme, ni conscience, donc il est "libre" et, ivre de cette liberté, va devenir un féroce et farouche défenseur de sa "liberté d'expression", exactement la même que celle de sa hiérarchie, de ses chefs, de son patron. La même ! Celle du Diable, celle de Bolloré ? (Faudrait que je trouve un sigle pour les désigner, comme DB ou BD, non, pas BD, ou alors DiBo,... DiaBol ? Ah oui, Diabol, ça sonne pas mal, je trouve, non ?)

Combien de fois (question rhétorique) ces « journalistes » ont-il utilisé l’expression « on ne peut plus rien dire » ? Combien ?

En fait, avant, on pouvait tout dire, tout. Bicot, crouille, melon, bougnoule, youpin, négro… on pouvait tout dire . Tout. Et tout décliner aussi contre les femmes, ah comme elles étaient toutes stupides, soumises, aux ordres des époux, maris... dans des spasmes de patriarcat, de machisme, de misogynie hallucinants ! Dans la violence la plus brutale possible, de ces violences qui encore maintenant et aujourd’hui sont encore tues, niées, soupçonnées... les mots des "journalistes" étaient alors "drame conjugal, crime passionnel..."  presque, c'est la faute à ces connes de femmes que d'énerver les hommes ! Elles n'étaient certainement pas assez soumises...

Puis le temps est passé, et une étrange expression est apparue dans le langage et les esprits, expression reprise comme un mantra : le « politiquement correct ». Dixit les « journalistes », qui ont très vite identité le frein que ce politiquement correct apportait à leur « liberté », un bridage inadmissible, les « libertés » ne sauraient souffrir de freins, fussent-il « politiquement correct ». Les « journalistes » ont déposé à l’INPI l’appellation « politiquement correct », afin de ne pas se la faire voler et d’en avoir l’usage exclusif.

Et donc, le mantra a repris, de plus belle. Jugez-en.

« On ne peut plus rien dire au nom du politiquement correct » !

Traduction, pour les étudiants en « journalisme » à guillemets : on ne peut plus faire des blagounettes racistes, on ne peut plus mettre du bicot, du négro, du youpin…  au nom du « politiquement correct », ce concept flou à géométrie variable qui fait passer des racistes empêchés pour des gens dont la « liberté » d’expression est brimée.

Et donc, chouine, chouine, chouine le « journaliste » pour sa liberté contrariée d’être « librement » raciste qui devient, magie du langage dévoyé, une atteinte à sa liberté d’expression !

Puis, magie du néo-libéralisme et de toutes ses déviances, alors vinrent les « télés libres », et la « saine concurrence » entre elles. Puis, encore plus magique, vinrent les chaînes d’infos en continu. Et là, (Hallelujah clament de concert DiaBol !), la « saine » concurrence devint cette course folle à la liberté d’expression, car (c’est bien connu) on ne peut plus rien dire !

Je ne reviens pas sur les conséquences de ces « libertés d’expression » qui luttent « contre le politiquement correct, » le racisme et tous ses dérivés sont donc redevenus libres d’être exprimés, dans les bouches puantes des « journalistes ». la « saine » concurrence du « marché » de l’information devient ce qu’étaient déjà certains journaux des années 30, des appels à la haire raciste, à soutenir Hitler… tout cela est connu. Mais pas suffisant, cela reprend, un peu partout !

Ce qui a atteint les « journalistes » (« Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés », merci Jean !) est valable pour les experts, polémistes (purée, c’est fou, non, cet intitulé !), et tant d’autres... tous interchangeables sur les plateaux, experts en tout, mais spécialistes en exégèse des matières fécales de DiaBol (alors, ça marche bien, non, DiaBol).

Sur ce, je retourne à Spirou hebdo, c'est autrement plus chouette que cette vieille ou jeune bande de racailles des beaux quartiers biens nés comme il faut, comme on disait autrefois pour désigner ces mochetés absolues que sont devenues les personnes sans âmes et sans consciences.

Des zombies. Des morts-vivants.

Les vampires vidaient les gens de leurs substances, en fabriquant d'autres vampires, ce qui demandait quand même d'effectuer des actes de succions qui étaient du travail, mais le Diable et (Saint)Bolloré(Priez pour nous) rendent les "journalistes" zombies avec juste des chiffres "magiques", ceux figurant sur le chèque. Les vampires signaient avec du sang, le Diable et Bolloré avec un magnifique stylo de riche ! Mieux, ils font signer des larbins de la compta aux ordres (des ordres pas religieux !)

Bon, Bolloré n'est pas le seul, mais c'est celui qui pour l'instant va le plus vite et le plus loin, dans la posture absolument décomplexée de celui qui sait qu'il s'offre des vecteurs de diffusion massive de ses toxines de destruction massive de ce qui fait (encore un peu) société, et il le fait savoir. Peut-être va-t-il susciter un nouveau "challenge", que d'autres vocations (démoniaques ou catholiques ou autres) vont se manifester, une sorte de course / compétition vers encore plus de diffusion de toxines délétères ?

Nous verrons bien. Mais c'est probable, non ? Les DiaBol adôôôrent les challenges (défis en français), ce sont des monstres de cupidité.

La diffusion des "idées" de DiaBol ne va pas laisser indifférent d'autres « libres penseurs décomplexés » qui, sentant la bonne affaire de ce touillage rance, vont se lancer dans la grande bataille, un peu comme cette presse des années 1930, qui menait le grand combat pour les idées " d'Hitler, plutôt que celles du Front Populaire" (oui, comparaison gna gna gna vont me rétorquer les sourcilleux un peu pénibles). Un éminent philosophe a lui aussi vendu sa conscience et son âme, s'est exprimé, il y a peu, sur son choix politique, entre madame Le Pen, et monsieur Jean-Luc Mélenchon, non ? Sa préférAnce de philosophe est à la mesure de son aura médiatique accordée par tous les DiaBol présents dans ce secteur. Les écrans, ça rend complètement fou.

Ce qui nous montre que les "journalistes" ne sont pas les seuls à vendre âmes et consciences (au Diable, à Bolloré, à d'autres... ), c'est factuel. Ce philosophe non plus, d'ailleurs, n'est pas isolé dans le domaine des ventes d'âmes. Cela questionne la posture du philosophe, de la manière dont les écrans reconnaissent sa posture de philosophe, et aussi de la manière dont les écrans ne questionnent pas cette posture, elle est admise. Comme celle de ce grand stratège guerrier à chemise blanche toujours impeccable, surtout pour les si belles photos entourés de militaires et autres miliciens. Un philosophe va-t-en guerre...

Les "journalistes" garantissent la "liberté" d'expression du Maître. Le Maître s'est offert pour finalement pas grand chose des "journalistes", des créatures serviles et soumises, des créatures zélées. Des zombies zélés. Voilà, j'ai placé plusieurs fois la dernière lettre de cet alphabet que certains (le Diable et Bolloré le catholique) voudraient réduire à cette unique dernière lettre.

C'est fou le nombre de belles choses écrites avec l'alphabet entier (bon, des moches aussi, mais c'est pas le sujet, le sujet c'est l'écriture, la pensée, les romans, la poésie, la parole, le sens des mots - vaste sujet !...), et voilà que les zombies zélés voudraient nous réduire à ne prononcer qu'une onomatopée uniquement formée par cette dernière lettre. L'onomatopée (dans les BD et romans graphiques) du sommeil.

Dormez, voilà, dormez maintenant. Rêvez peut-être, mais de ces rêves du sommeil, pas des rêves d'utopies, non, du sommeil, et s'il est éternel, c'est tant mieux. D'ailleurs, le projet est aussi de rendre le sommeil éternel pour certains, tous les pas pareils (différents donc des semeurs de haines) doivent rêver éternellement (je confesses, rapport à Bolloré, que la formule est plus belle que par exemple "crevez tous en mer" !).

Voyez en Méditerranée, c'est par milliers qu'ils dorment éternellement simplement sous le prétexte qu'on en veut pas, voilà. Le seul motif pour que tu te noies et que tu rêves éternellement (que tu te noies en mer, bref, que tu meures) ressemble à un caprice de môme qui ne veut pas manger du brocoli : "j'en veux pas" ! Bon, ok, alors je les laisse se noyer les gens, ok, t'a gagné. Ce n'est pas certain que cela fonctionne ainsi dans les cerveaux malades des "journalistes", mais je pense que cela s'en approche terriblement, la posture du capricieux qui découvre l'ivresse neuve de sa nouvelle "liberté", celle acquise au prix de la vente de son âme et de sa conscience.

Les zombies zélés (autrefois nommés "journalistes") sont les pires de tous les réducteurs de têtes, en réduisant nos imaginaires à une lettre, une seule. Mais ils ne sont pas les seuls, hélas.

Je déclare ouvertement que je milite pour l'usage de tout l'alphabet, au détriment de sa réduction à la dernière lettre, qui devient actuellement comme un sigle, un symbole, qui est en train de fabriquer de l'imaginaire à la sauce DiaBol, comme un sort funeste sur nos destins qu'il faut garder enjoués.

La peste brune ET l'urgence climatique, nous laissons à nos suivants un pays dans un état catastrophique.

La peste brune, c'est le résultat (comme dans les années 1930) du mariage entre l'argent et des "journalistes". Le CNR avait tenté de mettre des barrages, cela n'a duré qu'un temps.

La peste brune est révisionniste, elle réhabilite Pétain, devenu le "sauveur de juifs", ce qui est quand même extraordinaire. Mais sans âmes, sans consciences, les "journalistes" laissent se diffuser ce poison, au nom de la "liberté" d'expression, la "liberté" d'exprimer le racisme, la haine de ceux qui sont pas pareils que les diffuseurs de haine spécialistes en révisionnisme.... les "journalistes" sont les serviteurs les plus zélés de la peste brune.

Il nous reste les journalistes, alors soutenons-les, partout où ils sont indépendants des pouvoirs de tous les DiaBol du monde ! Le chantier est immense. C’est l’un des combats les plus importants, actuellement.

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