C’est reparti !
Ce matin, dans le poste, ce responsable d’un parti politique en a mis plusieurs couches. Grasses. Epaisses.
Une bonne couche de mosquées salafistes, qui ne sont pas fermées. Je ne suis pas spécialiste en mosquée salafistes, mais cet élu semble parfaitement connaître son sujet.
Je sais en revanche que 40 années d’expérimentations policières brutales dans les quartiers pauvres à forte population d’origine étrangère, ainsi que la disparition des services publics ajoutés à la disparition des associations d’éducation populaires car les pouvoirs politiques suppriment les subventions, tout cela laisse des traces. Des douleurs. Créent des manques.
Tout cela dit à quel point les pouvoirs publics considèrent les habitants de ces quartiers. Comment les pouvoirs publics les estiment. Je vous laisse la liberté de qualifier cette estime, cette considération. Pour moi, elle est très proche de « rien ». De zéro estime, d’aucune considération. Mais je ne suis que subjectif, comme vous tous.
Une autre couche, et celle-ci est encore plus grasse, de cette mauvaise graisse qui rend les cerveaux adipeux, sur les 40 000 mineurs isolés en France (oui, 40 000, ce qui est très précis, peut-être s’est-il mis en lien avec toutes les associations d’aide aux mineurs isolés, tous les Conseils Départementaux, toutes les structures d’Aides Sociales à l’Enfance… mais j’en doute!) qui d’abord ne sont pas tous des mineurs et qu’est-ce qu’ils fichent en France.
Oui, car le migrant ment, il est moins jeune qu’il ne le dit, ce fourbe. Donc, allons-y des tests osseux, qu’il réclame, ce dirigeant d’un parti politique, ancien porte-parole d’un lobby composé d’utilisateurs massifs de pesticides, de chimie néfaste, et d’usage de plomb dans la nature pour assouvir une soif de massacres d’animaux…
Les molécules des saloperies chimiques déversées partout sont responsables de leucémies, de cancers, de troubles neuronaux… de morts. Tout simplement de morts.
L’accueil des migrants, y compris des mineurs isolé, en France, est un accueil carcéral. Punitif. Menaçant.
La banalité de la pensée adipeuse est donc massivement de retour (mais a-t-elle réellement quitté le devant de la scène ?) partout, tout le temps, et je n’ose imaginer à quel point cette pensée adipeuse fait les plateaux des télés racistes et des émissions où reluit toute cette mauvaise graisse.
La saison de la surenchère est lancée. Cela va bien tenir au moins 4 à 6 mois. Comme toutes les précédentes crises de graisse. Plus c’est gras, mieux c’est.
Debord était trop vague. La société du spectacle nécessite de la graisse. La graisse, c’est le spectacle, le spectacle, c’est la graisse. Le nerf de la graisse, voilà l’arme de décervelage massif enclenché depuis l’apparition de la boîte à diffuser la haine et le racisme. Et la bonne parole économique, au service d’une caste grassement minoritaire. Mais tellement bénéficiaire de l’escroquerie intellectuelle de ce système capitaliste qui engraisse cette caste.
Donc, un « jeune » dont l’âge prête à discussion, selon un quotidien, afghan, s’est livré à un acte de dément. Ses motivations ? Il aurait, selon ce qui est dit par les autorité d’après les propos tenus par ce dément, voulu s’en prendre aux journalistes de Charlie, suite à la republication des « caricatures ».
Ce qui est d’une débilité sans nom, doublée par une énorme stupidité et par une bêtise inouïe. Il ignorait que Charlie avait déménagé.
Attention, en aucun cas je ne cherche à déresponsabiliser ce « jeune ». Ce n’est qu’un décérébré qui passe à l’acte. Et j’espère qu’il sera jugé pour cela. Et sanctionné à la hauteur de son acte.
Ce qui en dit quand même long sur le « réseau » terroriste. Et sur la « subtilité » de ce criminel (oups, pardon, il n’est pas encore jugé). Personne pour lui dire que Charlie a déménagé, ce qui en dit beaucoup sur l’isolement de ce « jeune ».
Et il ignore qu’en France, il y a la liberté.
Je ne mets pas de majuscule à « liberté », car cette liberté est brandie par tous pour défendre le meilleur et le pire.
Sur les canaux de diffusions d’images, c’est pour le pire.
Pour le meilleur, désolé, mais il est en voie de paupérisation, de très forte diminution, d’élimination, car la course au pire est lancée, lâchée, elle fait du spectacle, du buzz, de l’attractivité. Beaucoup courent pour le pire, c’est le dernier cheval de bataille avant la catastrophe, comme une manière de s’enivrer, pour éviter de prendre en compte la catastrophe.
Surtout pour éviter de mettre en place ce qu’il est urgent de mettre en place, pour rendre la catastrophe moins brutale.
A croire que le spectacle du pire est fortement encouragé, comme sublimé par les masses scotchées devant les écrans, hypnotisées, les masses.
Des masses à la masse. Rendre les masses à la masse. A tout prix.
Le spectacle du pire dure depuis environ 45 ans, d’abord discret, mais dès le début fortement encouragé par des canaux de diffusion qui ont en assuré la promotion et la durabilité. Déjà, le développement durable, celui de la diffusion libre du pire.
Et non seulement ça dure, mais cela augmente, s’accélère, se diffuse de plus en plus.
La concurrence du rance est absolue, course frénétique et déshumanisante.
Cette liberté de laisser un attiseur de haine, condamné plusieurs fois, qui fait les « belles » heures d’un canal de diffusion d’images et de sons, canal ouvertement raciste qui assure l’hébergement de quelques esprits bien gras. Tous les jours.
C’est ainsi.
C’est la liberté.
Ce propagateur de haine est libre, y compris quand il a été condamné plusieurs fois, et encore récemment, il garde sa liberté de propager sa haine raciste.
Les chefs de ces canaux aiment diffuser le pire, cela semble rapporter, c’est la liberté d’entreprendre.
Nombreux sont les canaux de diffusion du pire, très majoritaires.
Charlie est donc libre de publier, de republier les caricatures.
Pourquoi je viens glisser Charlie ici ?
Parce que Charlie est lui aussi libre.
Il fait usage de sa liberté d’une manière différente, mais c’est le même mot – liberté -qui désigne des manières très différentes de l’exercer, quand il est possible de l’exercer, cette liberté.
C’est ainsi, et rien ni personne ne peut s’y opposer.
C’est la liberté.
Affirmée par les plus hautes autorités de l’état, la liberté.
Je ne fais aucun lien entre la liberté de l’un, qui reste libre de propager sa haine même en ayant été condamné pour cela, et l’autre, qui fait œuvre de publier et republier des caricatures.
La liberté.
Je n’évoque même pas les « questions » des auditeurs de la matinale de cette radio la plus suivie, dont certains évoquent le fait de « neutraliser » les terroristes.
Parce qu’ils coûtent chers en prison, et que c’est dangereux.
Voilà.
C’est peut-être aussi cela, la liberté.
Réclamer la « neutralisation » des terroristes, une sorte de permis de tuer, un peine de mort, mais sans procès.
Je me demande des fois si cette liberté est consciente qu’elle doit aussi être d’une aussi grande responsabilité.
Question vaine.
La liberté ne souffre d’aucune conditions, contreparties, limites.
La liberté, c’est la liberté.
Mais des fois, c’est fatigant de voir cette liberté à ce point là êtes instrumentalisée. Et autre chose, refusée à l’immense majorité de la population.
Les manifestants sont libres de manifester.
La police est libre de les brutaliser.
Voire de les interpeller, y compris même d’être source (les policiers) de décès.
Les salariés sont libres de faire grève, les actionnaires libres de s’engraisser sur leur couenne et de les virer, c’est la liberté.
La liberté.
La catastrophe est déjà là. Mais ce n’est qu’un symptôme.
Beaucoup d’agitateurs faisant œuvre de liberté masquent les causes.
Il est urgent et essentiel que ces causes restent masquées.
Il en va de la survie de ce système.
Les assistés, les profiteurs de ce système sont prêts à tout, absolument à tout, pour rester les très grands profiteurs, quitte même à porter atteinte à la vie, celle jusque-là assurée par un environnement très favorable à celle-ci.
Environnement de plus en plus affaibli, réduit, dont va dépendre notre survie.
La liberté est donc une arme redoutable des mercenaires au service des très grands profiteurs.
Profiteurs qui ne masquent même pas à quel point ils détruisent l’environnement favorable à notre présence sur la planète.
La catastrophe n’est que le symptôme.
Les causes tiennent à toutes les pollutions que nous subissons.
Y compris celle de nos esprits, pollués par la liberté de nuire qui se répand comme un virus.
Les pollutions de nos conditions de vie, de travail, liées à la course à la productivité, à la course folle, au mirage technologiste, à la garantie absolue des conditions de vie obscènes des très grands profiteurs, garantie apportée par nos chers élus, pour qui une minorité nécessaire vote.
La liberté.