HOLD-UP SUR LA FÊTE DES TRAVAILLEURS

Le pouvoir a tout fait pour occulter la fête des travailleurs, leurs revendications et leur forte mobilisation. Ceux qui ont voté Macron pour sauver la démocratie doivent maintenant comprendre que, quand Macron détruit, comme il l’avait promis, le qualificatif SOCIAL de notre République, il détruit aussi les droits humains et sape les fondements de la République et de la démocratie

HOLD-UP SUR LA FÊTE DES TRAVAILLEURS

Le 1er mai a été une démonstration de force par le mouvement ouvrier grâce au nombre de participants aux manifestations.

 Hélas toute la fête des travailleurs a été victime de plusieurs hold-up.

Hold-up de quelques manifestants violents qui tentent de s’accaparer la manifestation et se comportent en alliés objectifs du pouvoir qu’ils prétendent détruire.

Hold-up du gouvernement qui, relayé par des médias complaisants ou aveugles, centrent tous les débats sur de prétendues menaces puis sur un déploiement de forces digne d’une guerre civile et instillent la peur dans tous les esprits au mépris de l’intérêt national et de la concorde républicaine. Les revendications sociales ont été totalement occultées.

Hold-up par au moins 3 « fausses nouvelles, mensonges que l’on qualifie aujourd’hui de « fakes news »

Mensonge du président de la République qui glorifie le travail et la fête « du travail ». Non Monsieur Macron, comme je l’ai expliqué au micro de la belle manifestation de Perpignan, le 1er mai n’est pas la fête du travail mais la fête des travailleurs qui se libèrent d’un travail qui exploite, qui opprime, qui blesse et parfois détruit les corps et les esprits. C’est la fête des travailleurs qui veulent un travail respectueux de leur santé, correctement rémunéré et qui veulent aussi, 100 ans après la semaine de 8 heures et la création de l’Organisation Internationale du Travail, que les droits des travailleurs soient réalité dans le monde entier. Ce n’est pas fête du « travailler plus sans gagner plus » et avec moins de droits sociaux  de Macron mais la fête de travailler moins, de travailler dans de meilleures conditions grâce aux robots notamment, avec plus de droits sociaux, un réel partage des fruits de leur travail par une hausse des salaires. C’est la fête des travailleurs qui ont obtenu la Sécurité Sociale que Macron est en train de détruire pour remplacer la sécurité sociale de la naissance à la mort par la précarité pour tous, notamment les jeunes et  les retraités,  en livrant les assurances sociales aux assureurs privées et à la loi du profit. En supprimant les cotisations d’assurance maladie, en étatisant les allocations familiales, en voulant imposer la retraite par points qui détruit toute solidarité, il sape les fondements de la Sécu et met en péril son existence. En supprimant les cotisations chômage, il transforme les chômeurs qui sont indemnisés parce qu’ils ont des droits issus de la cotisation, en « assistés » soumis au bon vouloir du prince qui dès cet été va réduire leurs droits.  

Mensonges des ministres Castagner, Buzin et Philippe qui transforment une panique de militants poursuivis par une police sans retenue et qui cherchent refuge derrière une grille dont ils ignorent qu’elle est celle d’un hôpital en « attaque contre un hôpital ». Fausses informations des médias qui, sans vérifier, diffusent et commentent les propos du ministre. Paradoxe, ce sont les réseaux sociaux qui permettent de rétablir la vérité et les médias officiels qui rament pour se rattraper.  

Ceux qui ont voté Macron pour sauver la démocratie doivent maintenant comprendre que, quand Macron détruit, comme il l’avait promis, le qualificatif SOCIAL de notre République, il détruit aussi les droits humains et sape les fondements de la République et de la démocratie.

Sans contrat social de progrès humain, social et démocratique, respectueux des équilibres de la planète et des biens communs, il n’y a pas de démocratie possible. Pour l’élection européenne il n’y a pas à choisir entre la peste brune et les libéraux antisociaux, ils nous conduisent aux mêmes souffrances. Le choix est entre ceux-là, libéraux et nationalistes, et ceux qui veulent une Europe réellement humaniste, sociale et écologique. 

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