Macron : une politique globale contre les humains

Triste semaine pour les français où l’on voit comment des faits qui semblent étrangers les uns aux autres, les indemnités chômages, la retraite, la privatisation d’ADP, la fusion d’une entreprise privée, les mesures contre les migrants, révèlent le même visage de la politique de Macron : brader les droits et intérêts des humains au profit de ses amis financiers.mental aux soins

Macron : une politique globale contre les humains

 

Triste semaine pour les français où l’on voit comment des faits qui semblent étrangers les uns aux autres, les indemnités chômages, la retraite, la privatisation d’ADP, la fusion d’une entreprise privée, les mesures contre les migrants, révèlent le même visage de la politique de Macron : brader les droits et intérêts des humains au profit de ses amis financiers.

Alors que la politique de Macron révèle son vrai visage antisocial en réduisant à la misère des centaines de milliers de chômeurs, en détruisant les fondements de la Sécu pour livrer notre santé à ses maîtres financiers et se prépare à faire de même pour les retraités de demain si le soulèvement populaire ne l’empêche pas, il brade aussi le patrimoine des français.

La privatisation de la Française des Jeux (FDJ) est un hold-up contre les français, au profit de ses amis banquiers, masqué par un appel marginal à l’épargne dite « populaire ».

S’agissant d’un monopole c’est une activité et des recettes garanties que Macron offre aux banquiers. Une fois privatisée les actionnaires peuvent pressurer l’usager captif comme bon lui semble. Même pour un libéral, une privatisation dans ces conditions est un scandale, une anomalie dogmatique puisque sans concurrence.

Le choix de cette entreprise n’est pas un hasard. Elle a un taux de profits net très important. En 2018 elle a versé à l’État 96 millions de dividendes plus 200 000 € d’excédent du fonds de garantie de la FDJ soit 4,9% du prix de vente espéré par Le Maire mais qui ne sera pas forcément atteint.

Même en retenant cette estimation ministérielle, en vendant la FDJ 2 Md, Macron va retirer du patrimoine des français un bien qui rapportent 4,9% de sa valeur par an pour ne pas emprunter une somme identique à un taux 0%. Perte nette chaque année et pour toujours, 4,9%. De plus, la valorisation future de l’entreprise, estimée entre 5 et 10% par an, sera pour les capitalistes et non plus pour les français et c’est le patrimoine des français qui est amputé.

La même semaine, PSA fusionne avec Fiat Chrysler avec les encouragements de l’État actionnaire sensé défendre les intérêts des français.

Ici aussi l’État a fauté dans sa mission et notre patrimoine est bradé.

Il est grave d’entendre un ministre de l’Économie se féliciter que le siège d’un grand groupe parte à l’étranger, réduisant les rentrées fiscales au profit d’un paradis fiscal européen.

Pire, selon l’accord de fusion, PASA va distribuer à ses actionnaires 2,7 milliards d’€ financés par la vente de Faurécia, équipementier automobile, ce qui y menace l’emploi et même l’existence de l’entreprise (14 000 emplois en France, 9 000 en Allemagne) et réduit d’autant la valeur de ses actifs.

Rien de comparable chez Fiat Chryssler, qui va verser 5,5 Milliards à ses actionnaires pris ici sur la valeur de l’entreprise ce qui réduit sa capitalisation boursière .

De ce fait, pour entrer dans le nouveau groupe Peugeot va payer 30% de plus que FCA .

Ce n’est pas tout. La famille Peugeot et l’État français perdent leur minorité de blocage. La famille Agnelli, avec 15% du capital est la seule désormais à détenir cette minorité ce qui lui donne une supériorité incontestable sur tous les autres actionnaires et prive la France de tout moyen d’intervention efficace sur l’avenir de la société et notamment les sites de production et de recherche et l’emploi.

Par contre la famille Agnelli garde cette minorité de blocage et donc sa capacité de nuisance aux intérêts français. De plus, elle perçoit 30% environ des dividendes distribués par FCA, soit plus 1,5 milliards d’€, ce qui lui permet de se diversifier et de réduire ses risques dans une entreprise qui n’était pas en grande forme, très en retard notamment sur les motorisations électriques et la recherche sur le moteur à hydrogène, technologies où Peugeot est plus avancée.

Bilan pour la France : perte du siège social, perte des recettes fiscales correspondantes, perte de la minorité de blocage, perte de 30% de la valeur de Peugeot (donc environ 4% pour l’État), menace sur des 14 000 salariés de Faurécia en France et menace sur les emplois en France du nouveau groupe.

Et Macron-Le Maire applaudissent !

Où l’on voit comment des faits qui semblent étrangers les uns aux autres, les indemnités chômages, la retraite, la privatisation d’ADP, la fusion d’une entreprise privée révèlent le même visage de la politique de Macron : brader les droits et intérêts des français au profit de ses amis financiers.

Quand j’ai commencé à écrire cet article, je pensais l’intituler : "Macron : une politique globale contre les français". Puis j’ai entendu Pénicaud, suivie du 1er ministre et de sa clique présenter une politique d’extrême droite. Je me suis dit " je vais titrer Macron une politique globale contre les humains".

Priver l'être humain du droit fondamental au soin en fonction de son origine, de sa nationalité ou de son statut juridique est un crime contre l'humanité. Choisir entre les humains en fonction des besoins des entreprises est réduire la personne humaine à sa fonction économique productrice au service du profit capitaliste. Et oui, ce que je pressentais arrive : quand on nie les droits sociaux on aboutit à nier les droits humains. La politique de Macron est vraiment cohérente et elle ressemble de plus en plus à celle de l'extrême droite.

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