UNE PAROLE d’ÉTAT DÉVALORISÉE PAR LES MENSONGES d’ÉTA

Ce gouvernement n’est pas seul responsable de la pénurie de masques mais il est triplement coupable : - Coupable de mentir effrontément pour masquer son incompétence - Coupable de n’avoir pas pris la mesure du risque dès janvier - Coupable de prendre les français pour des imbéciles que l’on peut tromper par le mensonge d’État


La confiance dans la parole publique officielle est déterminante en cas de crise.
Or, depuis le début de cette crise, la parole officielle est mensongère. Le summum a été atteint hier quand M. Nuñez affirme au 20h de France 2 que la France ne manque pas de masques.
Elle est mensongère quand le gouvernement et tous ses serviteurs, dont M. Salomon, professeur de médecine, directeur général de la santé, expliquent, comme une vérité scientifique, que les masques ne sont pas utiles et, pire, qu’ils peuvent être dangereux alors que l’OMS demande à tous de porter des masques.
Même mensonges de ces mêmes personnes qui affirment que les dépistages généralisés ne sont pas utiles contrairement aux demandes de l’OMS.
Ce gouvernement n’est pas seul responsable de la pénurie de masques mais il est triplement coupable :
- Coupable de mentir effrontément pour masquer son incompétence
- Coupable de n’avoir pas pris la mesure du risque dès janvier alors que la ministre de la santé de l’époque affirme qu’elle avait averti le président dès le 31 décembre. Si le 1er février tous les moyens avaient été mobilisés pour fabriquer des masques, des tests et des respirateurs, la pénurie serait beaucoup moins importante aujourd’hui.
- Coupable de prendre les français pour des imbéciles que l’on peut tromper par le mensonge d’État oui les testes manquent, oui les masques manques, oui c’est grave mais il faut réserver les masques pour les soignants (sens large) car c’est vital pour eux et leurs patients et à ceux qui travaillent pour que nous puissions manger ou pour nous protéger.
Il n’est pas possible de revenir en arrière mais le devoir du gouvernement est de cesser de mentir. Sinon, sa parole ne sera plus écoutée et les habitants ne respecteront pas ses consignes mêmes quand elles sont nécessaires.
La confiance est nécessaire à la lutte contre le virus, au combat pour la vie que mènent avec courage et abnégation nos personnels soignants dans des conditions déplorables et au risque de leur vie et de celle de leur famille. Merci à eux et honte à ceux qui les abandonnent, honte à ceux qui leur mentent, qui nous mentent.

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