MACRON : DES LOIS LIBERTICIDES POUR PRÉPARER LA CASSE SOCIALE

La vraie raison des lois liberticides est à chercher dans le fondement du macroniste : détruire le contrat social issu du Conseil National de la Résistance en rendant impossible tout mouvement social d’importance. Une casse sociale sans précédent se prépare. Il n’y a pas de démocratie possible sans justice sociale, sans le droit pour chacun d’avoir les moyens de vivre dignement.

MACRON : DES LOIS LIBERTICIDES POUR PRÉPARER LA CASSE SOCIALE

 

Macron, élu pour la démocratie contre la menace autoritaire et antihumaine de l’extrême droite, est devenu un président liberticide.

Pour s’en prendre aux libertés fondamentales, dont le droit de manifester à l’université et le droit à l’information, Macron utilise des prétextes qui ont fait réagir les citoyens : terrorisme, policiers menacés dans leur vie privée…

La cause réelle de cette politique liberticide n’est pas là. Pour ces motifs-là, les lois actuelles suffisent.

La vraie raison est à chercher dans le fondement du macroniste : détruire le contrat social issu du Conseil National de la Résistance.

 Alors que la crise sanitaire prouve que ce contrat social repose sur des valeurs indispensables à l’humanité et qu’il doit être renforcé et adapté aux nouvelles donnes de la ploutocratie universelle à combattre, de la robotique et de la communication universelle instantanée, Macron veut le détruire définitivement.

Avant son quinquennat, avec Hollande, il avait déjà bien entamé le processus en inversant la hiérarchie ses normes du travail par la loi antitravail et en détournant des milliards de la solidarité sociale vers le capital avec le CICE.

Pour cela, Macron a détruit les fondements du financement de la Sécurité Sociale et du chômage par la réduction des cotisations. Il détruit la qualité de l’enseignement pour tous avec la réforme des lycées. Il appauvrit l’université au profit des grandes écoles qui sont une source de la reproduction sociale et de l’aggravation des inégalités d’accès la vie adulte. Il a détruit la capacité d’intervention de l’État dans le domaine social en le privant de ressources par la suppression de l’impôt sur la fortune et la flat taxe, faisant reposer la solidarité sur la seule classe moyenne, alors que les plus riches s’en exemptent.

Avec la réforme du chômage, heureusement corrigée par le Conseil d’État, il veut priver des millions de salariés d’une indemnité chômage suffisante pour survivre afin de fournir à ses maîtres des salariés soumis, mal payés et précaires, corvéables à merci, obligés de se soumettre pour se nourrir et nourrir leur famille.

Aujourd’hui, son bras armé, Bruno Lemaire, annonce que, pour financer la crise, il va falloir faire des économies, dont la réforme des retraites. Macron prépare un « revenu universel d’activité » qui n’aurait rien d’universel. Bien au contraire, il priverait encore plus de gens du bénéfice de la solidarité, type RAS, en la conditionnant à un travail quand le chômage explose. Il prépare l'entrée des capitaux privés dans les hôpitaux. 

Macron et ses maitres financiers craignent les mouvements sociaux qui vont naître de la misère et de l’injustice grandissante. Ils craignent la révolte des pauvres, des quartiers, des jeunes réduits à la misère, des retraités pauvres, des chômeurs plus pauvres et plus nombreux et des salariés toujours plus exploités. Ils craignent un mouvement social rassemblé, la convergence des révoltes.

Là est le vrai but de la politique liberticide : rendre impossible tout mouvement social d’importance, capable de mettre en cause les fondements du macroniste, le service des milliardaires au détriment des droits fondamentaux de l’immense majorité du peuple.

Macron prépare la répression féroce de toute ébauche de mouvement social pour affaiblir encore plus les syndicats et les mouvements sociaux.  

Une casse sociale sans précédent se prépare.

Il est urgent que le mouvement social, les syndicats, les associations, les partis politiques, tous ceux qui croient que l’avenir est le progrès humain, social, démocratique et écologique constituent un front rassemblé, déterminé et puissant, capable de s’opposer à la politique de Macron et de proposer une alternative citoyenne, sociale, démocratique, économique et politique crédible, capable d’obtenir la confiance des citoyens pour accéder au pouvoir.

Si les politiciens ne proposent pas une politique qui redonnera confiance à ceux qui souffrent, s’ils ne refondent pas un contrat social garantissant à ceux qui souffrent que leur vie demain sera meilleure et que la vie de leurs enfants sera plus facile que la leur, alors la démocratie mourra, comme après la crise des années 30, avec le fascisme et le nazisme ... La France y avait échappé jusqu’à l’invasion nazie parce que le Front Populaire et le mouvement social avaient redonner foi en la démocratie par le progrès social.

L’histoire ne se répète pas mais il faut tirer les leçons de l’histoire.

Je disais à mes élèves : « connaître hier pour comprendre aujourd’hui et préparer demain ».

Jamais cela n’a été aussi indispensable alors que les sciences humaines sont privées de moyens suffisants.

Il n’y a pas de démocratie possible sans justice sociale, sans le droit pour chacun d’avoir les moyens de vivre dignement.  

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