Le séparatisme des financiers

LE PRINCIPAL SÉPARATISME N’EST PAS CELUI QUE DÉNONCE MACRON ! LE PRINCIPAL SÉPARATISME C’EST CELUI DES RICHES QUI ONT DÉSERTÉ LE CONTRAT SOCIA

Pour une fois je vais dire que Macron a raison et qu’il a nommé un vrai problème de la société française, le « séparatisme ».
Oui le séparatisme menace le contrat social français, le vivre ensemble et la démocratie.
Oui, le séparatisme doit être combattu avec la plus grande fermeté !
OUI MAIS LE PRINCIPAL SÉPARATISME N’EST PAS CELUI QUE DÉNONCE MACRON !
LE PRINCIPAL SÉPARATISME C’EST CELUI DES RICHES QUI ONT DÉSERTÉ LE CONTRAT SOCIAL comme je le démontrais déjà en 2017, chiffres à l’appui en montrant, qu’aux États-Unis l’imposition marginales des plus gros revenus était passés de 93% à moins de 28 %. Et en France de près de 70% à 30% sous Macron !
Macron en servant ses maîtres milliardaires est le premier acteur du séparatisme de France et Bernard Arnaud est le premier séparatiste de France en accaparant les milliards qui devraient bénéficier à tous !
Pour faire accepter ce séparatisme des riches, qui pénalise plus de 90% de la population, la discrimination envers les minorités ethniques ou culturelles est indispensable aux vrais séparatistes pour 2 raison au moins.
Tout d’abord, les séparatistes financiers insinuent de manière sournoise dans l’esprit des citoyens que ce sont ces plus pauvres, ces plus marginalisés, qui sont responsables de leurs difficultés à vivre dignement, ils en font des boucs émissaires pour détourner sur les victimes la colère populaire qui devrait se tourner contre les milliardaires.
En second lieu, en créant une barrière artificielle entre ces très exclus et la grande majorité des victimes du séparatisme réel des très riches, en fondant cette barrière sur des signes visibles, la couleur de la peau, le lieu de vie, la culture, la religion, ils laissent croire à cette majorité qu’ils font partie « du même monde » qu’ils ont « les mêmes intérêts ».
C’est ce que fait Macron en ce moment, comme Sarkozy avant lui, mais de manière beaucoup plus profonde, beaucoup plus radicale encore.
Mais que Macron se méfie !
En utilisant ces arguments de l’extrême droite, il réussit certes à limiter les revendications d’un retour à une fiscalité forte sur les plus riches mais il nourrit la colère du peuple. Faute de proposition crédible d’un nouveau contrat social de progrès humain, social, démocratique et écologique, par une gauche incapable de se rassembler, les citoyens risquent de tenter l’expérience de l’extrême droite qui ferait la même politique antisociale encore plus antihumaine.

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