En ces jours où l'extrême droite française est pour la seconde fois aux portes de la présidence de la République, il est nécessaire et urgent de déterminer tous les moyens pour empêcher son succès.
Mais que s'agit-il réellement de faire : chasser des personnes ou des idées ?
Est en vérité peu honnête la solution qu'on nous presse d'adopter, à savoir voter pour une personnalité entièrement issue de, formée par et dévouée à une organisation politique, l'Union européenne, et à un système d'alliances militaires et stratégiques, l'Otan, qu'elle n'entend en aucune manière remettre en question.
L'on écoute et comprend les peurs légitimes, mais si on nous propose par ce vote de sauver le respect de la dignité humaine, le moins que l'on puisse dire est qu'il s'agit d'une insistance quelque peu fallacieuse, à moins d'avouer que le but recherché est "le bonheur, le sauvetage entre-soi".
En effet, l'Union européenne et l'Otan mènent de concert des politiques impérialistes économiques et/ou militaires dont les contenus et conséquences relèvent assûrement du crime contre l'humanité, comme le champion qu'on nous somme d'élire l'a (malgré tout) précisément fort bien dit à propos d'une ces expériences, la colonisation de l'Algérie par la France.
Aujourd'hui, la Grèce est réduite, au sein d'un ensemble de "démocraties" souveraines, à un protectorat par désignation de ses fonctionnaires par une "troïka" politico-financière occidentale, notamment européenne. La paupérisation de sa population par l'imposition de mesures financières et économiques impraticables est croissante et aigüe. Ces contraintes scandaleuses ne relèvent certes pas de la condamnation d'une origine, d'une culture, mais aboutissent factuellement à la mise en place d'une catégorie de citoyens européens de seconde zone.....des gens qui ont moins le droit à la vie, à la survie, à la dignité que les autres qui concommitament s'enrichissent sur leur dos.
Les guerres menées par la France conjointement avec des alliés, en maints endroits du monde, sont motivées véritablement par la volonté inoubliée de recouvrer un empire colonial en grande partie perdu récemment, au XXe siècle.
Les innombrables victimes de ces conflits, qui se comptent encore aujourd'hui en milllions, ont les torts d'être présentes, d'occuper les terres convoitées à mort, de défendre leurs racines physiques et terres nourricières, états de fait dont elles ne sont en rien responsables ni fautives tout comme les proies des racismes fascistes ne décident ni d'être comme ceci ou comme cela, ni d'être là, au mauvais endroit et en une heure mal choisie.
En outre, les pays impérialistes procèdent toujours pour légitimer leur action, masquer leur essence et contenir les répercussions locales, par la dépréciation et le dénigrement des populations issues des contrées convoitées vivant sur leur sol. Le moyen le plus sûr est de construire une hostilité née de conjonctures opportunément et soi-disant apolitiques, "en vérité" frictions culturelles, religieuses, qui tôt ou tard dériveront vers une xénophobie. Le projet est d'élaborer par provocations réitérées un ennemi de l'intérieur tout en interprétant les ripostes à l'entreprise coloniale comme des agressions "de civilisation". Le but ultime est de se persuader et de convaincre autrui que la mort en masse de leurs congénères ou coreligionnaires est justifiée car ceux-ci relèvent davantage de la monstruoisité que de l'humanité. C'est ainsi, par exemple, que les attentats en France, qui s'inscrivent strictement à l'époque des guerres moyen-orientales mues par des intérêts économiques, qui sont en vérité plus actions politiques qu'autre chose, sont systématiquement annoncées comme le fait de "conquérant de la foi", d'amateurs de "grand remplacement" physique et culturel.