Suite aux passages dans l'émission de Laurent Ruquier, ONPC, des candidats Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou et Nathalie Arhaud, certains interprètent le refus d'Emmanuel Macron de s'y rendre comme une marque de mépris pour la "culture" populaire, voire prolétarienne :
"Ce refus viendait-il renforcer l'idée que Monsieur Macron a un souci vis-à-vis du prolétariat et qu'il ne saurait se commettre avec "ces gens" ? Idem pour Madame Le Pen qui "délégue" Florian Philoppot. Décidément, savoir cotoyer les pauvres sans ressentir de gêne, et leur parler de visu, autrement que juchés sur une estrade d'où l'on domine, apparaît comme un exercice difficile à tenir" (commentaire sur Médiapart, 12 mars 2017).
Les publics, certes populaires, de ces émissions, présents sur les plateaux, sont-ils prolétaires ? j'en doute fort....
Les invités sont-ils des ouvriers d'usine, conviés à évoquer leurs vies ? Pas vraiment. Cela mettrait la France en feu, tant les souffrances sont exacerbées. Non ! Ce sont celles et ceux, déjà nanti(e)s, que la médiacratie a choisi de promouvoir car pourvoyeurs de culture-produit de consommation.....
Serait-ce surtout dire que les prestations d'un niveau intellectuel aussi nul que les celles des animateurs, tout comme celles des journalistes de l'Emission politique, sont représentatives des aspirations populaires et de la classe prolétarienne, des pauvres ?
Attendez, rassurez-moi d'une telle gifle implicitement donnée à ces gens qui, plus ou moins argentés ou pauvres, ont un accès matériel à la connaissance plus difficile, mais ne sont pas moins intelligents, sensibles à la complétude des débats, demandeurs de qualité intellectuelle.
Macron, qui appartient au monde de ces gens de télévision qui nous servent la soupe tous les jours, a, lui, en revanche, une com' plus intelligente, et ne va pas se compromettre face à des questions cuites et recuites, vides de toute pensée......de suite identifiées comme telles par le premier prolétaire venu....