Il ne fait aucun doute que la politique de Macron exacerbera le vote "front national" ou autre mouvance d'extrême-droite surgissant de l'opportunisme non seulement dans cinq ans, mais aussi à toutes les élections intermédiaires.
Les inégalités politique, économique et sociale, accrues au cours de la présidence Macron, la montée inéluctable de l'autorité étatique, de la violence policière, nécessaires à l'imposition d'une société foncièrement déséquilibrée et justifiées fallacieusement en partie par les politiques extérieures, méneront au pire, vues les frustrations existentielles qu'elles engendreront. D'autant plus que celles-ci se conjuguent déjà à la montée des xénophobies en ces temps post- et néo-coloniaux, de rejet des religions, de désappropriation de soi par les gouvernances locales, nationale et européenne.
S'il faut craindre absolument le manichéisme dangereusement simplificateur de Chantal Mouffe, il faut refuser le lissage, le déni des subjectivités que propose En Marche !, portes ouvertes aux pires explosions de violence.
La présidence Macron s'annonce comme l'une des dernières étapes, sinon l'ultime, avant l'établissement en France d'un régime autoritaire renvoyant dos-à-dos les partisans de la République, qu'elle soit Ve ou VIe.