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Billet de blog 12 janv. 2022

Il faut considérer avec pragmatisme la candidature de Jean-Luc Mélenchon

Accepter que la candidature de Jean-Luc Mélenchon soit la mieux placée pour amener la gauche au second tour permettrait d'accélérer les funérailles du vieux monde. Les électeurs et les militants des partis de gauche peuvent aujourd'hui faire un choix pragmatique, que leurs représentants n'ont pas su (ou pas pu) faire, en vue de mieux se projeter collectivement dans l'avenir.

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Je préfère ici rester dans l’anonymat, en vue de m'éviter toute forme d’affiliation publique, que je fuis par timidité et crainte de la scène, et afin de laisser au lecteur/à la lectrice une plus amble latitude afin de s’identifier (ou non) à mon parcours et à mon raisonnement, sans volonté de personnaliser à outrance le débat. Je vous invite ici donc à me considérer comme un simple électeur. Bien sûr, pour être honnête, je tiens à préciser quelques éléments de ma trajectoire sociale et politique, qui n’est pas celle d’un français « lambda », si tant est que cela signifie quelque chose : homme de moins de 30 ans, héritier d’une famille « avec les moyens », comme on dit aujourd’hui, et membre d'une classe intellectuelle précaire. J’ai voté utile pour François Hollande au second tour de l’élection présidentielle de 2012, après avoir fait le choix de conviction de Jean-Luc Mélenchon. J’ai réitéré mon vote pour ce dernier au premier tour de 2017, avant de m’abstenir au second, par dégoût pour la politique néo-libérale proposée par Emmanuel Macron qui, on le pressentait, n’allait pas arranger les choses pour la gauche. 


Je suis cependant un simple électeur au sens où mon vote sera, au jour de l’élection, réduit à un bulletin, comme les autres. Ce dernier portera un vote, que je qualifie d’utile, pour Jean-Luc Mélenchon. Utile, ici, n’est pourtant pour moi pas synonyme du « vote utile » que j’ai accordé à François Hollande, en 2012. Je tiens dans cette lettre, écrite du point de vue d'un électeur de gauche ayant à choisir pour qui déposer son bulletin dans l'urne, à exposer les raisons de cette différence, et à proposer des arguments en faveur de la position suivante : au jour du premier tour, il n’y aura pas de meilleur choix pour les électeurs de gauche désireux de ne pas se condamner à vivre cinq ans de plus de néo-libéralisme/conservatisme autoritaire sans possibilité d'exister publiquement. Si l'on souhaite participer à enclencher une véritable transformation du champ politique à gauche, il nous faut voter pour le candidat de rupture le mieux placé dans les sondages. Pour l’instant, ce candidat est Jean-Luc Mélenchon, et il y a tout à parier qu’il le demeure, sauf accident. La survenue au second tour  -quitte à le perdre- d’une gauche de rupture avec le capitalisme néo-libéral, serait utile, en ceci qu’elle constituerait un évènement sans précédent qui, à coup sûr, marquerait l’histoire politique de la gauche et contribuerait à rebattre les cartes du jeu politique. 


Elle aurait tout d’abord peut-être l’effet, paradoxal, d’enfin dépolariser, à gauche, la référence à l’élection comme enjeu principal de la vie politique d’un citoyen. Nous sommes en effet, je crois, condamnés à échéances brèves, à perdre les élections au fait majoritaire. Le « peuple de gauche », prêt à voter pour un candidat en rupture avec le macronisme, est aujourd’hui réduit, selon les sondages, à environ 25-30% de l’électorat. L’enjeu aujourd’hui est de comprendre comment exister, politiquement, malgré la relégation de « la gauche » dans la représentation politique (municipale, départementale, régionale, nationale). Pour cela, il faut réinventer nos actions et notre présence politiques dans le monde « extra-parlementaire ». Ce saut est nécessaire à l’affirmation d’un mouvement unitaire à gauche fondé sur une dynamique complémentaire entre groupes sociaux engagés dans la « transition » (sociale, écologique, etc) et groupes sociaux engagés dans la « révolution ». Cette complémentarité n’est pas simplement la reproduction du pôle révolutionnaire/réformiste du début du XXe siècle, même si elle en emprunte certains traits. Le monde de la "transition" sociale et écologique doit, pour exister de façon autonome relativement aux solutions des faussaires de l'écologie et du social, affirmer le sérieux et la préséance dans le débat à gauche de l'éthique révolutionnaire. La "révolution", en effet, n'est pas le dernier recours, mais l'impulsion et l'horizon qui doit guider les acteurs de la transition.


Ce texte est donc notamment adressé aux électeurs de gauche qui n’ont pas encore fait le choix de rompre définitivement avec les groupes et les méthodes de la « société des socialistes » (pour reprendre un titre du politologue Frédéric Sawicki) qui ont, jusque-là, définit les paramètres de la participation du peuple de gauche au gouvernement du pays (au niveau, non seulement, des institutions, mais aussi en termes d’hégémonie dite culturelle : journaux, associations, édition, « culture », etc.). Il est temps, à mon avis, de clore enfin une parenthèse historique ouverte en 1982-1983 et d’affirmer, à gauche, la préséance politique d’un horizon révolutionnaire, nourri aux trois mamelles des révolutions républicaines des XVIIIe et XIXe siècle (affirmation des droits politiques), des révolutions socialistes, planificatrices et coopérativistes du XXe siècle (exploration des possibilités alternatives au capitalisme libéral), et des mouvements sociaux contemporains critiques de la mondialisation néo-libérale (féministes, antiracistes, altermondialistes, écologistes). La révolution s’affirme à nous aujourd’hui comme une référence du fait de la nécessité impérieuse qui nous est impartie : celle de « changer le cours de l’Histoire » face à la triple catastrophe politique (affirmation de formes de néo-fascismes), écologique (rupture de la promesse de l’abondance naturelle infinie portée par la modernité) et économique (inadéquation de nos modes de vie à nos capacités substantives réelles). S’il faut effectivement « tenter de vivre » dans ces temps difficiles, il ne faut pas se résoudre à survivre dans notre quotidien comme si, effectivement, changer l’histoire était désormais quelque chose qui ne pouvait se conjuguer qu’au passé. L’affirmation de la « fin de l’histoire » dans les années 1990 s'était accompagné de la réduction de la Révolution à un « mythe » et avait participé de la réduction des références révolutionnaires à un folklore divertissant participant de l'identité nationale, bonnes à faire la matière des concerts, des fêtes, et des livres pour enfants. Il faut changer la place accordée à cet imaginaire. Ces concerts, ces fêtes, ces lectures : c’était-là que se passaient les choses sérieuses. Il faut désormais apprendre à faire sortir ces imaginaires de leurs enclos, désormais corrompus ou détruits. Corrompus, parce que face à la catastrophe, nul ne peut croire que simplement "cultiver son jardin" puisse suffire. A dire vrai, la possibilité même de ces refuges face à la vague fasciste qui s'annonce ne saurait être tenue pour acquise. La révolution est aujourd’hui une place-forte à reconstruire et qui doit prendre sa place au quotidien dans le débat politique.


Ce processus est déjà engagé depuis plusieurs années, avec l’affirmation dans le champ électoral du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) et de la France Insoumise. La décomposition à venir du Parti Socialiste fut évidente dès les premières semaines de la présidence Hollande, avec l’abandon des positions tenues lors du discours du Bourget, le lâchage de la Grèce à ses tuteurs financiers, et l’ouverture, à partir de 2014-2015, de la séquence politique autoritaire que l’on connaît, avec les grandes répressions du mouvement social contre la Loi Travail et contre Nuit Debout, ou bien encore la séquence de la déchéance de nationalité. Un parti socialiste réellement au service de la transition et/ou de la révolution, aurait compris l’intérêt politique de se plier à ces mouvements sociaux, signes du renouvellement de l’engagement politique pour la jeunesse. En ce sens, ce fut un bon signe politique de voir que la répression organisée par l’aile droite dominante du Parti Socialiste et sa participation à la « résistible ascension » d’En Marche !, futur parti du « bloc bourgeois » décrit par les économistes Bruno Amable et Stefano Palombarini, produisit un phénomène mimétique à l’aile gauche du Parti Socialiste, avec la tentative de structurer autour de Générations ! un certain idéal moral de la gauche socialiste. « L’Economie Sociale et Solidaire » avait trouvé son candidat, avec pour fer de lance un programme fondé sur le revenu universel et l’appui à la « transition », ouvrant la possibilité d’une alliance avec EELV. On connaît le destin rencontré par cette candidature, torpillée de l’intérieur, avec un candidat à peine en mesure de rembourser les frais de campagne avancés, aujourd’hui reconverti dans l’entrepreneuriat social. 


Il faut peut-être s’attarder un instant sur l’émergence de ce pôle de gauche « alternatif » au gouvernement de François Hollande qui a suscité bien des quolibets. Je crois qu’il nourrit, encore aujourd’hui, les espoirs chez une frange des électeurs de gauche que les épisodes de la « loi travail », de la déchéance de nationalité, etc… ne furent que le fruit de calculs politiciens douteux et de mauvais choix idéologiques : en somme, une autre histoire de l’aréopage PS/EELV au pouvoir aurait été et serait encore possible. C’est de cela que les candidatures d’Anne Hidalgo, de Yannick Jadot et de Christiane Taubira, ainsi que l’existence de la « Primaire Populaire », sont aujourd’hui les symptômes. Contra cette vision du monde politique, je crois en revanche que les tentatives des socialistes de structurer un pôle de gauche face à l’affirmation politique du pôle de droite avaient échouées, faute d’avoir pris conscience de la profondeur de la rupture exigée. Il ne faut pas ici sous-estimer l’effet délétère de la persistance de l’affect populaire pour le socialisme au pouvoir, qui avait réussi à créer les conditions chez toute une frange de la population des classes moyennes (mes parents, par exemple), d'une adhésion douce-amère au capitalisme de marché. Aujourd’hui, les conditions sociales pour le maintien d’une telle vision du monde sont définitivement rompues : le délitement des classes moyennes, la paupérisation et la précarisation de toute une partie de la société, les effets incontrôlés de la désindustrialisation, la profondeur du problème écologique … sont autant de raisons du délitement du Parti Socialiste, qui a ici participé à creuser sa propre tombe. 


Plus que la fin du Parti Socialiste, c’est donc à un mode de vie particulier, à gauche, qu’il nous faut apprendre à dire adieu. Pour parvenir à faire du pragmatisme révolutionnaire l’ethos dominant à gauche, il faut rompre à la fois avec la douceur et avec l’amertume si caractéristiques de « ces années-là ». Je crois que c’est le mouvement incarné par Jean-Luc Mélenchon qui a jusqu’ici le mieux réussi à incarner cette trajectoire de « bifurcation », par la possibilité ouverte de la « révolution citoyenne ». Je ne vais pas ici entamer la litanie des mesures du programme de l’Avenir en Commun. Je préfère simplement exposer l’expérience affective que j’ai eu de ce mouvement, qui, depuis le Front de Gauche en 2012, a accompagné la formation de mon propre « esprit » (critique) du capitalisme et qui n’est, finalement, pas pour rien dans la construction de ma vie intellectuelle. Affirmer que la question politique -au sens constituant- était la seule qui valait face aux prétentions de la fin de l’Histoire et aux solipsismes identitaires est devenue une antienne répétée, telle une musique de fond, par plusieurs générations d’intellectuels critiques du néo-libéralisme. Le Front de Gauche et la France Insoumise ont fait, en quelque sorte, de ce retour du politique leur fonds de commerce électoral et idéologique. Les « frondeurs » n’ont, de ce point de vue, que dix ans ou quinze ans de retard dans leur emprunt du chemin (étroit) d’une telle réponse mimétique à l’affirmation du pôle « fin de l’histoire » au PS et à EELV. Ce n’est donc pas si étonnant que leurs solutions soient aujourd’hui les moins mûres de toutes. Il leur fallait prendre la mesure du fait que le rétrécissement de l’espace des possibles allait progressivement sonner le glas de la social-démocratie (et, aussi, de quelques carrières « toutes tracées »).


Aujourd’hui, les représentants du PS et de EELV doivent reconnaître que ce retard les condamne, pour le moment, à une position subalterne dans l’espace de la gauche en recomposition. Ils ont tout à prouver, et aucune posture d’arrogance ne leur sera autorisée. Les électeurs du PS et de EELV doivent de même comprendre l’impatience et l’exaspération que certains de leurs réflexes d’anciens dominants, fondé la plupart du temps sur le rejet intuitif des solutions dites « radicales » au nom du soi-disant "réalisme", suscitent. Les appels à « l’union » de la gauche sont symptomatiques de ce type de posture : comme si l’on pouvait décemment demander au représentant ayant, en toute vraisemblance, le plus de chance de passer le premier tour, de se démettre en toute sérénité… Pour donner envie à l’autre de donner de sa personne, encore faut-il que les conditions d’un « vrai » don, fondé sur un sacrifice de soi au moins équivalent, soient réunis. Personne, pourtant, parmi les représentants de cette vieille gauche, n’a envisagé qu’il s’agirait peut-être enfin de solder les comptes de la participation majoritaire des gouvernements socio-démocrates à la mondialisation néo-libérale. Vous n’imaginez pas toute la rancœur que vos défections, vos trahisons et, pour tout dire, votre médiocrité, ont suscité parmi ceux de ma génération. Des raisons électorales peuvent motiver ce choix du rejet de l’éthique révolutionnaire. Je crois, néanmoins, que vous voici désormais en retard d’une bataille. La crise des « gilets jaunes », la gestion autoritaire de la pandémie, le maccarthysme « soft » lancé par la droite en réaction aux mouvements d'émancipation actuels, ainsi que le soutien constant de son électorat à Emmanuel Macron lors de ces événements politiques majeurs, prouve qu’il y a, effectivement, toute une partie du « bloc bourgeois » qui ne sera plus jamais en mesure de voter, à courte échéance, "à gauche". Toute tentative de reconquête de cet électorat-là devra passer par une alliance avec les représentants du bloc bourgeois-barbarisé dont les termes sont devenus inacceptables pour environ 20% du corps électoral national. 


Peut-être êtes-vous nombreux, électeurs ou militants de ces partis, à attendre ou à chercher à porter un tel « droit d’inventaire » sur l’action de vos représentants et/ou de vos aînés. A cet égard, je pense que vous devriez considérer avec pragmatisme la candidature de Jean-Luc Mélenchon. La présence de la France Insoumise au second tour porterait mécaniquement les courants dissidents internes en position de force, puisqu’il sera désormais clair, aux yeux de toutes et tous, que seuls les mouvements favorables à une rupture avec le capitalisme néo-libéral seront désormais en mesure de participer à faire l’histoire électorale de la gauche. De même, les courants engagés dans la « transition » devraient accueillir avec faveur la dévaluation des faussaires de l’écologie et du social. Les courants révolutionnaires minoritaires devraient, quant à eux, voir favorablement la solidification d'un mouvement de masse perméable à leurs idées et à leurs pratiques. Il y a tout à investir dans la dynamique portée par la France Insoumise, bien au-delà d'elle-même (et y compris en la critiquant). Je dois dire avoir été notamment convaincu, cette année, par la présence d'Aurélie Trouvé dans le Parlement de l'Union Populaire. La représentante d'Attac incarne parfaitement, je crois, la façon dont les héritier.es des luttes altermondialistes doivent travailler aujourd'hui à trouver des positions de pouvoir en vue de polariser et de transformer les débats et les imaginaires. Loin de se "coucher", il faut affirmer sa différence.

Je crois que vous êtes nombreux parmi ces mouvements à nourrir de la méfiance envers la posture du leader charismatique que Jean-Luc Mélenchon s’est trouvé en mesure d’endosser à la France Insoumise. J’ai moi-même de nombreux doutes envers ce mouvement et ses représentants qui, à mes yeux, n’ont pas encore fait leur preuve au sein de leur parti, de leur capacité à réinventer l’action politique par le bas (à l’exception, peut-être, de la création du programme). La faiblesse du mandat du député Mélenchon à Marseille est un crève-cœur. J’ai aussi mes propres réactions urticaires en réaction aux sorties d’untel ou d’unetelle à la télévision ou en meeting. Je crois néanmoins que faire de ces doutes une raison pour leur refuser le vote serait, dans la situation historique actuelle, un mauvais choix. Un fait politique majeur aujourd’hui doit être de considérer avec sérieux l’éthique révolutionnaire. L’impératif de faire émerger de nouvelles manières de parler du monde et d'en débattre, nous commande, en effet, d’enterrer définitivement les solutions du passé devenues, somme toutes, irresponsables et inadéquates au monde actuel. 

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