Elena Cihuatl

travailleuse engagée pour un monde vivable pour tous, humains et non-humains

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Billet de blog 21 juin 2025

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Comment je me suis engagée pour Gaza -3

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Une semaine écoulée depuis mon dernier billet. Je m'efforce d'atteindre mon objectif principal : diffuser le lien du financement participatif pour l'accueil et l'insertion provisoire des artistes gazaouis. Pour plus d'infos, voir mon billet "Quitter Gaza, sauver sa culture, financement participatif". 

https://www.helloasso.com/associations/association-circulaire-jeanne-barret/collectes/ensemble-pour-les-artistes-de-gaza-en-danger

Etapes envisagées :

- solliciter Mediapart pour que le journal mentionne ce lien à la suite des articles consacrés à ce thème. 

- contacter Annie Ernaux, via Gallimard. Intimidée par la renommée et le Prix Nobel, je persiste néanmoins dans cette idée, car c'est une grande dame, engagée pour la  Palestine depuis longtemps. 

Concernant Mediapart, la démarche est vite faite, mais se solde par un échec. J'ignore pourquoi. 

Pour oser écrire à Annie Ernaux, moi qui n'ai lu d'elle que La Femme gelée, je me sens manquer de légitimité. Cela me semble cavalier de m'adresser à une autrice aussi reconnue pour lui dire en substance : "Bonjour, pouvez-vous donner de l'argent pour cette cause ? Voici le lien sur Hello Asso." Cela me paraît peu susceptible de réussir. J'aime que mes projets aient une chance d'aboutir. Je pars donc emprunter Un jeune Homme, L'autre Fille, L'Occupation, et La Place, roman que je n'avais jamais voulu lire, je comprends maintenant pourquoi, le personnage du père me rappelant trop (quoiqu'en mieux) mon propre père. Je suis frappée par l'intensité de ces oeuvres, leur économie de moyens, leur manière forte et particulière de dérouler l'intime. Je laisse mûrir, achète une plume et de l'encre - vieux désir relié à l'enfance que les réminiscences d'Annie Ernaux ont ravivé. Puis des cartes postales, 4 pour pouvoir choisir à mon aise à la maison celle qui sera le plus susceptible de la toucher, de m'ouvrir une voie vers elle. Il y aura mes mots, bien sûr, mais l'image s'adresse à l'inconscient. 

Je doute maintenant de la voie que j'ai prévue pour arriver jusqu'à elle : envoyer le courrier à son éditeur, Gallimard. Dans la mesure où je parlerai de Gaza et solliciterai l'aide de l'autrice, je crains que ma lettre - calligraphiée à la plume Sergent Major - ne soit pas transmise, et adieu la carte méditée, les mots sortis du coeur, le timbre choisi. Je doute et ne sais quoi faire. Difficile d'appeler le standard de Gallimard  pour demander si certaines lettres sont censurées... 

J'en suis là de mes réflexions, quand au hasard de mes recherches de contact, je tombe sur une courte video d'Annie Ernaux (émission "La Grande Librairie" du 4 juin) dans laquelle elle exprime sa consternation pour Gaza. Voilà une nouvelle piste, car France 5 a un numéro de téléphone, accessible en semaine. Nous sommes samedi. Patience donc. 

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