"Comment qualifier le colonialisme ?"

Rebond et poursuite de cette question ainsi formulée par François Bonnet dans son article : https://www.mediapart.fr/journal/international/101218/la-belgique-decolonise-tout-petits-pas-son-grand-musee-de-l-afrique , publié en commentaire dans le fil de discussion d'où j'en transfère copie.

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https://www.mediapart.fr/journal/international/101218/la-belgique-decolonise-tout-petits-pas-son-grand-musee-de-l-afrique?

 

  • "Comment qualifier le colonialisme ?"

 

Egide : ma forme assertive énonce un questionnement que je soumets.

C'est "colonialisme", qui est qualificatif.

Le phénomène que "colonialisme" qualifie est  simple : appropriation par la force armée d'un pouvoir de constituer en fait et en droit l'organisation de l'exploitation de la totalité du potentiel de productivité d'un bassin de ressources.

Dans ce sens "colonialisme", dont la ressource humaine est "esclave", est la première qualification de "capitalisme industriel lourd"*, comme la particule nobiliaire est une qualification de "féodalisme" où la ressource humaine est "serve". "Féodalisme" et "capitalisme" sont eux-même des qualifications de ce phénomène d'organisation de la grégarité au profit d'une minorité décroissante du troupeau par exclusion et prédation de sa majorité croissante. Je ne sais pas nommer ce processus en théorie en un seul concept ("capitalisme" ne serait évident que s'il ne référait pas par défaut aujourd'hui  à "industriel occidental du nord depuis le ~17° siècle" -tout comme comme "prolétariat"-), mais seulement, par métaphore ou par invariance de champ et d'échelle , "cannibalisme" ou "vampirisme".  Pour être au plus clair : je tiens à préciser que je n'investis aucune part de croyance dans ces métaphores, l'une anthropologique et l'autre mythologique. "Invariance de champ et d'échelle" désigne le processus logique identiquement construit dans les deux narration, processus qui est, lui, conforme, indépendamment des ojets linguistiques des champs dont il organise une cohérence narrative à des échelles diverses, au processus factuel observable dans la réalité ou tout au moins dans l'archivage archéologique interprétable, phénomène spécifiquement humain que je ne sais pas donc pas nommer plus synthétiquement en un seul concept qui comme et à la place de "capitalisme" pourrait faire consensus davantage que la substance signifiée de ces formules approximatives. Ubris?

Hors de toute épistémè de jugement moral, éthique, idéologique, d'outillage métaphysique, hors de toute prétention à définir (fantasmer) "une origine" en "un moment" où il se serait "passé quelque chose" opérant une "mutation" ou/et sa nécessité,  hors de toute préoccupation d'une téléologie posant sa cause finale en une "nature humaine" dont un "instinct" particulier parmi les formes de la grégarité, qui caractérise très majoritairement l'organisation adaptative de survie et de perpétuation de toutes les espèces biologiques, de la fourmi à l'éléphant en passant par le cafard et son cousin proche homo sapiens² qui l'a dans la tête, hors de ces axes donc, j'ai développé la narration de ce bref descriptif de telle sorte qu'on ne peut plus qu'y adapter le constat qui s'établit depuis le rapport Meaddows et s'affine au fil des observations du GIEC : le fonctionnement du phénomène biologique "humanité" est parasitaire, achevant de coloniser la quasi totalité de la ressource de son hôte incluant la totalité des espèces dans les cycles d'équilibre du vivant : le prédateur dominant sans limites tue l'hôte qui le nourrit. Ce n'est plus une métaphore en invariance de champ sémantique, il s'agit de dynamique systémique statistique de l'entropie et je vais commencer à dire de vraies conneries, si quelque astrophysicien ou spécialiste de la mécanique quantique ou météorologue souhaite poursuivre ou se moquer, merci à luille.

Le colonialisme est la première condition pragmatique de possibilité du productivisme générateur de croissance de capital centralisé : dévaluation de la personne vivante en "ressource humaine" brute génératrice de toutes les autres.  L'unique soucis entrant dans les comptes de son consommateur "capitaliste" [vampirisme anthropophagique], est la nécessité du rechargement de sa force de travail biologique, c'est à dire d'en réduire le coût. On a vu cette réduction de coût et cette productivité en "travail réel" accomplir la notion de "ressource" appliquée à l'humain vivant industriellement abattu et transformé, jusqu'à ses cheveux en matelas, ses vraies dents en remplacement prothétique d'autres, sa graisse en savon et sa peau en abat-jour. La ressource humaine est le seul consommable à flux tendu dont le renouvellement spontané nécessite plutôt limitation draconienne (extrêmement rentable en elle même mais c'est un autre plan du sujet), qu'entretien rationnel keynesien, sans parler davantage de "care" ["soin" ; cf "Obama-care"] humaniste déjà trop dé-conolial aux jugements des vertueux colonnisateurs épandant le Progrès et la Démoncratie comme Marianne le blé au soleil à la face des anciennes pièces argentées de 1 Franc (pas CFA, hein, le vrai Franc encore plus français d'être 100*+cher).

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Je n'avais encore jamais remarqué (projeté) combien les mains représentées peuvent ressembler à des serres d'oiseau prédateur.

L'espèrance de vie de la ressource humaine se mesure à l'utilité de son travail réel consommé en emploi, comme l'espérance de vie du charbon se mesure à la durée d'employabilité de sa combustion à un degré donné de température durant un temps donné. C'est rationnellement comptable, tout le monde le sait. Je ne comprends pas qu'une partie des électeurs français ne parviennent pas à admettre cette évidence qui fait d'Emmanuel Macron le candidat le plus objectivement capable de conduire la France aux réformes nécessaires à une optimale optimisation optimiste du joyeux processus vampirique anthropophage fondamental qui nous fait de si beaux ventres et de si jouissives érections du municipal au national. Voyez sur les photos dans P.M., comme même sa femme, professeure de philosophie l'accompagnant d'une sagesse dont la part de cumul d'expérience d'ainesse n'est pas à négliger, en a la banane à la bouche, comme un De Rugy rugit de jouir d'en être gâté, comme un Darmanin fait généreusement prendre leur pied aux filles, rhââah que c'est émouvant, toute cette jouissance! L'humanité disparaissant en une partouze globale dionysiaque suicidaire en masse dans le grand incendie purificateur global de ses millénaires de déjections accumulées!, ni Jean ni Patrick Süskind ni Allen Ginsberg ni les frères Cameron, ni même Médiapart pourtant fer de lance francophone d'une politologie de la Révélation, n'ont osé en réver, je veux une mention au Guinessbook ( et bon sang mais c'est bien sûûûr! : Greta en cauchemarde nuit et jour!, y a-t-il un médecin dans le web?!, contrôles DSM on, SOS Bayerman!  -et 2 mentions au Guiness-)

 * l' assertion ""colonialisme" est la première qualification de "capitalisme industriel lourd" " requiert fondement et précisions qui viendront en commentaire, que vous pouvez faire aussi.

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