On en peut dire que l'Espagne retienne son souffle avant l'échéance du 26 Juin
Peut-être la torpeur qui a régné sur le pays depuis quelques semaines, la lassitude des électeurs suite aux derniers 6 mois de tractations infructueuses entre les 4 partis en lice depuis les élections de Décembre 2015, toujours est-il que la campagne lancée depuis 1 semaine n'attire pas les foules malgré les enjeux de taille pour le pays:
Le seul et unique débat télévisé á 4 partenaires n'a attiré que 11% des spectateurs, Rajoy du Parti Populaire y a présenté une image d´homme d'expérience, en affirmant son objectif de création de 2 millions d'emplois pour la prochaine législature ;il est actuellement crédité de 28% des suffrages
Ribeira de Ciudadanos s'est efforcé d'apparaître comme une alternative pour la camp libéral en insistant sur les scandales liés á la corruption qui ont éclaboussé le gouvernement précedent et la personne même de Rajoy , puis en s'en n prenant directement á Iglésias sur le financement d'une fondation proche de Podemos qui aurait perçu des fonds vénézuéliens
Sanchez du PSOE (20%) , distancé de 6 points par Unidos Podemos(26%) selon les derniers sondages s'est montré offensif autant contre le PP que contre Podemos qui aurait de concert avec le PP empêché la formation d'un gouvernement de changement durant les 6 derniers mois,
Enfin Iglesias a fait profil bas devant les attaques de ses partenaire, étant un peu réservé sur les questions économiques et sociales ,se montrant plus offensif sur les questions sociétales en deuxième partie de débat (entrecoupé par un long couloir publicitaire)
Il semble avoir dévolu le front social á ses partenaires d´Ízquierda Unida, notamment en Andalousie où le PSOE est traditionellemet la force politique dominante
Il a pu néanmoins s´áfirmer ses qualités de debatteur lors de l'Interview de dimanche menée par la journaliste très incisive Ana Pastor sur La 6, en se coulant dans la posture de premier ministre potentiel, d'un futur gouvernement de gauche , renonçant au jean traditionel et arborant une cravate
Toujours est -il que dans les rues et quartiers de Madrid Les membres De Unidos Podemos et de ses déclinaisons régionales paraissent être les seuls présents , notamment IU et son leader charismatique Garzón