Les effets de la guerre sur les hauteurs de Kaboul

Dimanche 12 juilletJ’ai passé toute la journée d’hier à rédiger et retravailler mes photos. Je décide en soirée d’appeler N..... afin d’aller faire un tour. Nous sortons vers 17H00. Celui ci m’amène sur les hauteurs de Kaboul où se trouve le mausolée de l’ancien roi Zahir Chah d’où l’on peut contempler une partie de la ville.

Dimanche 12 juillet

J’ai passé toute la journée d’hier à rédiger et retravailler mes photos. Je décide en soirée d’appeler N..... afin d’aller faire un tour. Nous sortons vers 17H00. Celui ci m’amène sur les hauteurs de Kaboul où se trouve le mausolée de l’ancien roi Zahir Chah d’où l’on peut contempler une partie de la ville.

Des hauteurs de Kaboul, on peut mieux mesurer les effets des guerres qui

ont dévasté ce pays ces trente dernières années.

Le mausolée surplombe une colline aride et un ancien cimetière à moitié

détruit.

Beaucoup d’enfants se retrouvent ici pour jouer au cerf- volant .

Une petite fille , ses sœurs et ses frères nous suivent sans rien dire. Les visages pleins de poussières de ces enfants vêtus de robes de princesse ou de costumes d’arlequin à moitié déchirées sont magnifiques

 

Au sommet de cette colline s’est installé un campement de déminage financé par une ONG allemande.

Vieille de 2000 ans, la capitale de l'Afghanistan aura connu l'occupation de l'armée soviétique, la guerre civile, le régime des talibans et les attaques aériennes des Américains. Avant que la paix ne revienne…

Mais elle est trompeuse. Car les Russes comme les Américains ont laissé

derrière eux des millions de charges explosives dont la déflagration peut se

produire à tout moment.

Ily a là des mines anti-personnel, des dispositifs anti-char et des objets

piégés. Certaines mines ressemblent même à des jouets. Effet redoutable puisqu'un tiers de leursvictimes sont des enfants

 

En redescendant vers la ville nous passons devant le stade olympique de Kaboul devenu le lieu d’exécution public sous le régime des talibans

Mon guide m’explique qu’une fois par semaine, à titre d’exemple, les Talibans coupaient la tête à deux ou trois détenus.

Tandis que nous dînons d’un kebab dans un restaurant situé à proximité de la guest-house, mon compagnon me livre enfin les raisons de ses craintes.

Il est menacé de mort par un membre de sa famille Taliban qui réprouve sa collaboration passée avec les forces spéciales .

La nuit tombe sur la ville et je ressens tout à coup de l’anxiété chez mon guide.

Comme d’habitude nous terminons le repas à la hâte.

Retour à la guest- house : il est 21H00

.

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