mon Amérique à moi

contraste entre un pays entraîné dans une dérive et sa grandeur passée

MON AMERIQUE A MOI                  25 avril 2020              n°39

« ..de nos jours aux Etats-Unis, les hommes les plus remarquables sont rarement appelés aux fonctions publiques. Il est évident que la race des hommes d’état américains s’est singulièrement rapetissée.. »

« Le peuple ne trouve jamais le temps et les moyens (…) de se faire une idée exacte du caractère d’un seul homme. Il lui faut toujours juger à la hâte et s’attacher au plus saillant des objets. De là vient que les charlatans de tous genre savent si bien le secret de lui plaire… »

Si vous vous demandez d’où sortent ces quelques lignes, ne cherchez pas ! ces phrases sont tirées du livre d’un français,  Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, et ont été écrites en 1835. Et malheureusement elles nous frappent par leur actualité.

 

Sorti d’un couloir de l’espace temps,

un couloir étrange sauvage et terrifiant,

un ogre roux entraîne son peuple à sa perte.

Sans respect pour personne ,  il disserte.

Amoureux de sa propre parole,

il émet les pensées les plus folles.

Inutile de rappeler ses bévues

Qu’il débite à tir de mitraillette.

Il est le président mal venu, incongru,

Se déballant devant toute la planète.

 

AMERICA GREAT AGAIN

Mais elle était grande avant lui

et le restera malgré ses âneries.

Il se disperse en paroles vaines

 cruelles et dangereuses.

 

Je me souviens de Mark Twain,

du rire de l’oiseau moqueur,

des aventures de Jack London,

des quatre filles du docteur,

 du magique et terrible Nicholson,

qui volait au dessus du nid de coucou.

Je me souviens des raisins de la colère,

De l’attrape cœur de Salinger,

Du vent dans les maisons du sud

Et des reflets dans un œil d’or

Je me souviens de la vie rude

Des marins de Melville,

Des lumières rouges dans les ports,

De la vie dans les bois, dans les villes,

Des plantations de coton,

D’où s’échappaient les esclaves,

Des poèmes, des chansons.

Je me souviens d’une Amérique rêvée,

Violente, de cowboys et d’indiens,

De bisons dans les plaines lavées

Par la pluie des grands chemins.

Je me souviens d’une Amérique

Intelligente et magnifique,

Pleine d’injustice et de drame,

Mais qui avait encore son âme.

 

7 titres de livres à lire, si ce n’est déjà fait ! Ma vision de l’Amérique USA est très subjective, je n’y suis jamais allée…que dans les livres.

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