Le retour des forçats

Le retour des forçats

Dans le galimatias nauséeux du candidat-(p)résident sur France 2 l'autre soir, la coterie des médiacrates n'a naturellement pas parlé, ou alors en la lissant pour la rendre acceptable, de cette sinistre mesure, celle du travail forcé pour les allocataires du RSA.

J'emprunte ici à Jean Luc Mélenchon ce qu'il écrit à ce propos sur son blog :

"Sarkozy a aussi prévu de poursuivre sa thérapie de choc libérale en intensifiant sa chasse aux " assistés ". Il n'a évidemment pas parlé des fraudeurs du fisc que le gouvernement exonère régulièrement de poursuites pénales, surtout s'ils ont beaucoup fraudé. C'est un des constats inouïs du dernier rapport de la Cour des comptes : plus vous volez le fisc moins vous avez de chance d'être poursuivi pénalement ! D'ailleurs Sarkozy a bien rappelé qu' " il n'y a pas eu de cadeaux aux riches ". Ceux qu'il a désignés comme assistés sont les bénéficiaires du RSA dit " socle ". C'est-à-dire ceux qui ne travaillent pas. Pour une personne seule, c'est 475 euros par mois.  Deux fois moins que le seuil de pauvreté. Pour eux, Sarkozy propose de généraliser un travail forcé dit d'intérêt général de 7h hebdomadaires. Jusque là, le " travail d'intérêt général " désignait une sanction pénale. Personne ne sait d'ailleurs dans quels secteurs devra s'exercer ce travail forcé, et avec quel encadrement. Les gestionnaires du RSA, c'est-à-dire les départements vont ainsi devoir gérer le travail forcé d'un million et demi de personnes. Et le projet UMP précise que des pénalités de 100 euros par moi seront appliquées à ceux qui refuseront le travail forcé. Avec les suppressions postes prévues par Sarkozy dans les collectivités locales, cela promet ! A moins que le président candidat n'ait justement prévu de faire exercer certaines fonctions des collectivités par les bénéficiaires du RSA."


Pour lire l'intégralité de ce billet sur le blog de Mélenchon: http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/03/11/linsurrection-cest-maintenant/#more-11103

Pour que l'à-venir ne soit pas cet épouvantable retour en arrière, toutes et tous à la Bastille le 18 mars !

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.