Vingt trois, vlà les réacs !

Un titre aperçu tout à l'heure sur l'écran de l'ordi, resté allumé pendant que nous déjeunions : « Mariage homo : Monseigneur Vingt Trois critique le passage en force ». Un doute m'effleure tout à coup, et ça aurait dû faire tilt il y a longtemps, et pas que chez moi ...Serions-nous tous devenus, non des marathoniens de Boston comme l'a asséné tout à l'heure l'immense et inspiré Laurent Wauquiez, mais des Alsaciens et des Lorrains ? Pschittt, abracadabra, disparue, la séparation de l'Eglise et de l'Etat ?

Un titre aperçu tout à l'heure sur l'écran de l'ordi, resté allumé pendant que nous déjeunions : « Mariage homo : Monseigneur Vingt Trois critique le passage en force ». Un doute m'effleure tout à coup, et ça aurait dû faire tilt il y a longtemps, et pas que chez moi ...Serions-nous tous devenus, non des marathoniens de Boston comme l'a asséné tout à l'heure l'immense et inspiré Laurent Wauquiez, mais des Alsaciens et des Lorrains ? Pschittt, abracadabra, disparue, la séparation de l'Eglise et de l'Etat ? Un coup du chanoine de Latran avant sa défaite d'il y a un an, que Pépère 1er se serait empressé d'avaliser ? Qu'est-ce que ça peut bien leur faire, à tous ces cathos ? On parle bien d'un mariage civil ? Au nom de quoi ce bonhomme aux allures d'inquisiteur vient-il agiter les foudres de la pire des réactions au-dessus de cette réforme, qui, quoiqu'on pense de ce mariage, pur produit de l'institution bourgeoise, n'en est pas moins égalitaire et donc nécessaire ? Et d'en rajouter en parlant d'une «cristallisation de revendications catégorielles de petits groupes ou de sous-ensembles identitaires qui pensent ne pouvoir se faire reconnaître que par la violence». Comme disent les mômes, c'est « çui qui dit qui est » ! Tous les factieux, les réacs, les fafs de tout poil , qui se reconnaissent dans cette parole rance, haineuse, homophobe et antiféministe, se sentent ainsi légitimés à continuer leur travail de sape contre les fondements d'une république égalitaire, respectueuse de tou-tes et de chacun-e.

Je retourne à Voltaire, si cruellement d'actualité.

Et le 5 mai, nous serons dans la rue pour dire haut et clair la nécessité de passer à une Vième république. A la poubelle la réaction !

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