Contradictions sanitaires

Pourquoi des mesures de durcissement imposées dans certaines villes quand le protocole en milieu scolaire est allégé ? Quelques exemples et de nombreuses questions...

36 élèves peuvent se côtoyer en classe avec leurs enseignants, de 8h à 18h, mais les rassemblements de plus de 10 personnes sont à éviter.

Les bars et restaurants devraient fermer, mais les cantines des écoles, collèges et lycées continuent à fonctionner comme « avant », dans des cantines où les distanciations ne peuvent être respectées. 

Les élèves continuent la piscine à l’école, ils y vont à deux classes par bus et se retrouvent au moins à trois classes dans les douches et sur le bassin.

Des salles de sport devraient fermer mais pas les cours de récréation, les classes ou les amphis.

La jauge des grands évènements devrait être limitée à 1000 personnes, mais pas les collèges, lycées et facultés.

Beaucoup d'injonctions contradictoires. La liste des exemples pourrait être bien plus longue. Que comprendre ?

Après un semblant de re-scolarisation à demi effectifs ou mi-temps du mois de juin, qui aurait pu évoquer une répétition générale de rentrée scolaire, le choix politique a finalement été pour septembre celui du « comme avant » : faire fonctionner l’école absolument, en allégeant toujours plus les protocoles successifs d’accueil... 

Préserver une partie de l’économie et faire en sorte que les salariés puissent aller travailler ; ou plutôt qu’ils ne puissent pas ne pas aller travailler à cause d’enfants non scolarisés...

Qui doit être protégé et pourquoi ? Quelle économie est privilégiée et pourquoi ? 

Plus jamais comme "avant" ? Vraiment ?

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